Les Enfants de l\'Ô

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Le Livre sur la Place, Nancy

Un article de Vanessa du Frat24 septembre 2008 à 1:34

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Ce week-end, direction Nancy pour le Livre sur la Place. Nancy, c’est la porte à côté, mais c’est tellement mal desservi que c’est quand même 6h de train à l’aller, 7h au retour (le train de l’aller, qui passait par la Suisse, ne circulait plus la semaine de mon retour…). Bref. J’ai trouvé une prise de courant à l’aller pendant tout le trajet sur Suisse, ce qui fait que j’ai passé… 6h à écrire. 3700 mots le vendredi, j’étais plutôt fière de moi. Mais là n’est pas le propos. Arrivée à Nancy à 18h, Thierry est venu me chercher, nous mettons sacs et valise dans sa voiture et nous partons nous balader en ville, où je découvre enfin LA fameuse place Stanislas (là où se déroulait, à l’époque, le Livre sur la Place, donc, mais maintenant, le salon se passe à côté) et ses portails en fer forgé recouverts de véritables feuilles d’or (et la bécasse que je suis a quand même insisté plusieurs fois pour savoir si personne n’était jamais venu gratter les feuilles pendant la nuit pour récupérer l’or. Bref, passons ^^). Une première prise de repères dans le chapiteau, que je trouve déjà bien rempli, et même si Thierry me dit que ce sera beaucoup plus peuplé le lendemain, j’ai du mal à réaliser. Nous tombons par hasard sur deux jeunes femmes à la voix extraordinaire, le Duo Dithyrambe, qui interprètent de manière lyrique des tubes de pop, de métal, de rock… Génialissime. Le vendredi soir très tard, sms de François, qui m’annonce être lui aussi à Nancy !

Le lendemain, nous sommes sur le salon en fin de matinée, un couple d’amis de Thierry nous rejoint, ainsi que sa meilleure amie Séverine, une fille super et pleine d’humour. Visite du salon, où l’affluence est déjà beaucoup plus importante, rencontre avec quelques auteurs, et surtout, avec la très très sympathique Agnès Abécassis. Je croise François par hasard, qui est sur le salon avec son fils. Je revois Thierry Serfaty, que j’avais rencontré à St Paul de Vence, et qui semble avoir passé ses vacances dans un pays ensoleillé, au vu de son teint et de sa mine radieuse. La rencontre qui me tient le plus à coeur, et curieusement, celle qui me stresse le plus, c’est celle avec Bernard Simonay, que j’aborde direct en lui disant que je l’ai détesté pendant des années. Il le prend très bien :)

Que je vous explique un peu la chose… Il y a des années de cela, alors que j’étais en 2nde, une amie qui connaissait l’ancienne version des Enfants de l’Ô me dit un jour “écoute, je suis en train de lire un livre, franchement, ça ressemble énormément aux Enfants de l’Ô, mais en mieux”. Moi, incrédule et persuadée que personne ne pouvait ne serait-ce qu’imaginer le début d’une histoire qui ressemblerait à la mienne (oui, j’étais naïve et persuadée d’avoir tapé dans l’originalité avec mon roman… ne vous inquiétez pas, j’ai grandi), je décide d’acheter lesdits bouquins et de les lire. Et là, catastrophe : en effet, l’amie n’avait pas menti… Non seulement ça ressemble énormément, voire même plus (personnages principaux à l’apparence identique, à l’histoire identique, au caractère très similaire… Histoire et monde similaires…), mais évidemment, c’est bien mieux. Cette histoire, je vous la conseille, c’est Phénix. Bernard Simonay l’a écrite avant ma naissance, et bien entendu, je ne l’avais pas lue et n’en avait pas entendu parler avant ce jour maudit ^^ Donc, voilà, j’ai détesté ce pauvre auteur qui n’avait rien fait et qui avait (et a toujours), il faut l’avouer, énormément de talent. Au fil des années, j’ai complètement transformé mon histoire, à l’exception des trucs inchangeables, et je pense que la ressemblance a été bien atténuée.

Je lui raconte cette petite histoire, il est très étonné, mais comme nous avons le même auteur adoré, à savoir Barjavel, je me dis qu’il n’est pas si bizarre de traiter les mêmes thèmes en ayant eu les mêmes influences. D’ailleurs, cela m’amuse beaucoup d’apprendre que lui aussi fait de petits clins d’oeil à Barjavel dans ses romans. Je prends une photo avec lui, mais déjà, il y a de plus en plus de monde, et il devient difficile de circuler ou de discuter avec un auteur ou l’autre.

Je me décide enfin à aller voir Mélanie Fazi, que je connais par certains forums et que j’ai vue déjà à deux salons sans avoir osé l’aborder. Elle est très sympathique (mais je n’en doutais pas) et j’hésite longuement avant de lui acheter un livre, car je ne savais pas lequel prendre. Sans se concerter, Thierry, Séverine et moi avons pris le même…

L’affluence devient intenable, les entrées sont “gardées” et les gens ne peuvent entrer que par petits groupes. Comme nous ne sommes pas idiots, nous entrons par les sorties latérales, que personne ne surveille, ce qui nous permet de faire de temps à autre un petit break, parce que franchement, c’est super sympa, ce salon, mais se faire bousculer de tous côtés et se perdre toutes les cinq minutes, c’est vite lassant.

Le soir, dîner dans un chouette resto cubain avec Agnès Abécassis, une fille formidable et très drôle que je suis heureuse de rencontrer enfin, vu qu’on m’avait beaucoup parlé d’elle (en bien, évidemment). Nous sommes tous un peu claqués, nous filons ensuite direction Place Stanislas pour voir l’étrange spectacle son et lumières, et à la réflexion, je me demande si ça valait la peine de rester dans le froid pour voir ça, et surtout, d’attraper une angine pour ça… Puis, nous partons, Thierry, Séverine et moi, au café des Artistes, où nous avons rendez-vous avec Henri Loevenbruck et quelques autres, sauf qu’on se loupe comme des bleus, et qu’ils sont en haut alors que nous sommes en bas… Bref, tout le monde est fatigué, on rentre au bercail.

Le dimanche, c’est la dernière journée du salon, et je pense, un peu naïvement, qu’il y aura moins de monde, que les gens vont préférer rester en famille, etc. etc. Que dalle. Il y a autant de gens que le samedi, voire même davantage. Je rencontre Tatiana de Rosnay et son collègue Eric Genetet, tous deux très sympathiques, puis nous retrouvons Marina Dédeyan, que j’avais déjà vue à St Paul et avec qui nous avions bu un verre la veille. Marina est vraiment géniale, nous parlons édition, autoédition, etc. C’est ce qu’il y a de fantastique dans ces salons : on découvre des auteurs qu’on ne connaissait pas et qui sont des personnes absolument fascinantes.

Une petite pose photo avec Henri Loevenbruck avant que tous les auteurs ne partent pour leurs trains respectifs, et hop, on suit le mouvement de foule hors du chapiteau. Gaufre, puis retour maison. Le voyage du lendemain est très, très, très long, mais je ne regrette pas d’avoir fait trois fois le tour de l’Europe pour me rendre à 400km de chez moi : Nancy, c’était vraiment génial, et j’y ai rencontré des gens fantastiques. Un spécial “big up” à Thierry, Séverine, Agnès et Marina !

Et maintenant, les photos :)