Ça fait un petit bout de temps que je voulais faire un article sur la recherche d’informations, et je me suis enfin décidée… Donc que faire si vous avez une question aussi bizarre que “comment redémarrer le système électrique d’une usine” ou “comment se passent les marées dans le cas d’une planète avec trois lunes” ? Premier réflexe, si vous n’avez pas une demande ultra-précise : google. Que tout le monde connaît, évidemment. Google, la plupart du temps, vous proposera les articles de Wikipédia, qui sont une véritable mine d’informations.
Si vous avez la chance d’avoir un électricien ou un astrophysicien dans vos connaissances, vous pouvez leur poser la question directement, cela vous épargnera des heures de recherche à mettre bout à bout les informations dénichées sur le net. Et si vous avez, comme moi, la chance d’avoir de très nombreux contacts facebook, un petit appel à l’aide vous amènera pas mal de réponses (testé avec : “comment redémarrer le système électrique d’une usine”).
Mais voilà, je n’allais pas faire ce petit article pour vous expliquer comment chercher des infos sur Google ou regarder dans Wikipédia… Maintenant, cette partie s’adresse aux anglophones, ou du moins aux personnes qui parlent suffisamment bien l’anglais pour le lire et comprendre des explications parfois assez complexes. Il existe, sur le site Livejournal, une communauté extraordinaire appelée “Little details“. Cette communauté, spécialement destinée aux écrivains et à leurs questions ultra-précises parfois très particulières, compte près de 10 000 membres. Chacun contribue selon ses compétences. Et, pour avoir posé plusieurs fois des questions, les réponses sont de qualité, et vous donnent parfois même de nouvelles pistes d’écriture.
Maintenant, peut-être avez-vous besoin de traduire une phrase du genre “casse-toi de là, espèce de petit con” en russe, et là, vous allez bien vous amuser à chercher dans un dictionnaire. Surtout si vous ne lisez pas le cyrillique. Certes, vous avez peut-être un ami russe prêt à vous aider (en passant, un grand merci à mes amis russes ^^), mais si ce n’est pas le cas, une autre communauté Livejournal s’en occupera : Mutlilingual. Là encore, par contre, il faut être anglophone. Il y a des membres de tous pays, et la langue de communication est évidemment l’anglais. Vous aurez ainsi des traductions efficaces et éviterez les bourdes du genre la Française qui sort à ses élève : “Et maintenant nous allons apprender le français”, comme on trouve souvent dans les romans américains (pas cette situation exactement, mais je me suis déjà bien marrée en lisant le français des prétendus Français dans ce genre de romans).
Voilà, maintenant vous avez quelques outils pour peaufiner vos recherches et donner des informations efficaces à vos lecteurs. Après, il y a toujours la solution, bien meilleure, de demander directement à des spécialistes. Si vous êtes sympa et que vous expliquez bien votre problème, beaucoup seront tout heureux de vous consacrer un peu de temps pour vous aider, probablement très contents que des écrivains cherchent à véhiculer des informations véridiques dans leurs romans. J’ai eu la chance de pouvoir poser plein de questions à des généticiens et médecins, dans le cadre de mon travail, et mon voisin policier m’a également donné un gros coup de pouce. Cette méthode aura un énorme avantage : si vous ne comprenez pas bien un point, vous pouvez vous le faire expliquer directement, et comme vous maîtriserez mieux votre situation, le rendu dans votre roman n’en sera que meilleur.
Un dernier petit conseil : même si vous avez passé huit heures sur une recherche et que vous n’utilisez pas ce que vous avez appris, que vous vous êtes, en gros, contenté de vérifier que votre situation était réaliste, ne cédez pas à l’impulsion de pondre un petit laïus explicatif à vos lecteurs. Rien de tel qu’un “bon, et maintenant, je vais couper l’action pour vous expliquer le fonctionnement de ce réacteur nucléaire dont vous n’avez strictement rien à battre, mais quand même, je tiens à vous montrer que j’ai fait mes recherches et que je connais mon sujet” pour gâcher l’ambiance et donner au lecteur l’impression qu’on le prend pour un con / qu’on lui donne un cours. Certains écrivains français que je ne citerai pas mais dont vous pourrez facilement retrouver les photos en ma compagnie dans mes comptes-rendus de salon abusent de ce procédé, et souvent sans grande finesse. Tout le monde n’a pas la classe d’un Arthur C. Clarke ou d’un Michael Crichton. Maintenant, si vous vous sentez de taille à vous lancer là-dedans, allez-y 

