Les Enfants de l\'Ô

de l\'écriture à la publication

Catégorie Techniques


NaNoWriMo - Work in Progress

Un article de Vanessa du Frat21 novembre 2008 à 22:53

Et voilà, la première entrée NaNo WIP. Je ne pense pas tenir un compte jour après jour, mais j’updaterai cette page avec la petite barre de statistiques du site de NaNo.

Pour l’instant, je ne suis pas en retard, c’est déjà ça :)
Update : hier soir, j’ai bien bossé, et… 7000 mots totalisés au compteur pour l’instant.

Petite update au 21 novembre… J’ai abandonné le goal de 50k. Non, définitivement, je n’y arriverai pas. Donc, je fonce, et je tente le 75k. Ce qui me laisse 25k de plus pour approcher la fin de mon 5ème tome, qui prend des proportions effrayantes (bon, toute raison gardée, hein, je ne suis pas en train de vous faire le seigneur des anneaux). Par contre, ce qui a été effrayant, c’est que Word n’a pas pu m’afficher le nombre de signes, espaces comprises, en entier, et m’en a tronqué un bout… Bon, c’est mon écran qui devait être trop petit, j’imagine.

En tout cas, ma prévision originelle de 150k pour ce 5ème tome était clairement utopique. Je penche maintenant vers les 250k. J’en suis à 190k, j’espère (mais espoir vain, je sais) terminer autour des 220k, sachant qu’il me reste pas mal de trucs à dire et que le dernier chapitre fera à lui seul sans doute autour des 20k… Pfff…

Après ça, franchement, je crois que je me laisse mourir dans un coin.

Les paris sont ouverts. Il me reste 8 jours pour écrire 30k, qui pense que je peux le faire ? Qui pense que je vais me viander ? Qui s’en fout ?



NaNoWriMo

Un article de Vanessa du Frat23 octobre 2008 à 20:39

Késako ? Pour ceux qui ne connaissent pas encore, le NaNoWriMo est le National Novel Writing Month. Depuis 1998, chaque mois de novembre, les participants se réunissent pour affronter un défi commun : écrire 50′000 mots en 1 mois. Le but n’est pas de continuer un roman existant, mais d’écrire quelque chose de tout nouveau, sans revenir en arrière, sans se bloquer sur le style, et, en gros, d’écrire le premier jet d’un roman en 1 mois.

J’ai participé de manière non-officielle en 2005, lorsque j’ai écrit le premier tome des Enfants de l’Ô. Non-officielle, car j’avais déjà 10′000 mots avant de commencer (alors qu’on est censé commencer le 1er novembre et pas avant) et qu’il s’agissait d’une histoire “ancienne”. Cela dit, j’ai écrit 65′000 mots, et j’ai continué ensuite pendant le mois de décembre, ce qui m’a permis de terminer ce premier tome assez rapidement.

Le NaNoWriMo (abbrégé NaNo) est un vrai défi disciplinaire, pour ceux qui ont du mal à s’atreindre à un nombre de mots fixe chaque jour. 50′000 mots en 30 jours correspondent à un total quotidien de 1667 mots, si je me souviens bien (pas envie de refaire le calcul).

En ce moment, c’est l’effervescence sur les forums et dans les communautés d’écriture : Nano J-7 ! Cette année, je ne pensais pas participer, parce que je n’avais pas prévu d’être aussi en retard sur mon planning. J’ai fait une espèce de grosse rechute suite à l’arrêt de mes médicaments (demandé par mes médecins), donc depuis lundi, je passe mon temps à dormir et j’ai écrit… 1 ligne. Normalement, je teste un nouveau médoc mercredi (enfin, j’espère…), j’imagine qu’il y aura 10′000 effets secondaires, mais logiquement, j’aurai davantage d’heures de veille utilisables pour l’écriture. Car écriture il y aura, étant donné qu’il me reste… environ 50′000 mots pour terminer ce 5ème tome (évalué “à la Ness”, donc ça se trouve, ce sera plutôt 65′000, mais je vais tout faire pour limiter le nombre de mots). Du coup, je participe cette année encore, de manière inofficielle (même si je suis inscrite sur le site pour suivre les avancées de mes “writing buddies”), et je vais faire mon possible pour terminer ENFIN ce 5ème tome :)

A partir du 1er novembre, je mettrai la petite barre “compte de mots”. Un peu double-emploi avec mes barres “compte de mots” à moi, mais ça permettra de voir l’avancée sur le mois :)

Et vous ? Nano or not nano ?



1500 mots par jour - le bilan

Un article de Vanessa du Frat11 octobre 2008 à 22:00

Après l’essai plutôt concluant des mille mots par jour (que j’ai arrêté au mois d’août à cause de mon gros projet), je retente l’aventure avec 1500 mots par jour, cette fois-ci. L’idée étant de terminer mon tome 5 pour fin septembre (c’est plus une utopie qu’une idée, mais bon, l’espoir fait vivre).
Le 3, rien écrit pour raisons personnelles. Le 4 et le 5, j’étais au lit avec de la fièvre (très bonne excuse, s’il en est), j’ai donc commencé le 6. (j’ai tout de même écrit 900 mots le 5, je crois)

  • 06/09/08 : 1900 mots.
  • 07/09/08 : 1700 mots, et je commence à arriver au bout du chapitre maudit.
  • 08/09/08 et 09/09/08 : rien, ou en tout cas pas grand-chose. Probablement 1000 mots entre les deux jours.
  • 10/09/08 : 1200 mots, mais avec la grippe et de la fièvre, je pense que c’est raisonnable.
  • 11/09/08 : 1500 mots, et le chapitre maudit a été terrassé.
  • 12/09/08 au 27/09/08 : euh… comment dire… j’ai un peu perdu le compte. Je suis à nouveau tombée malade (c’est bien ma veine), je suis partie à Nancy, du coup, je ne sais pas trop où j’en suis dans les mots / jour. Tout ce que je sais, c’est que j’ai + 11′200 mots au compteur. Ça ne fait pas 1500 mots par jour, mais bon, c’est assez honorable quand même, je trouve ^^ Problème principal, mon chapitre 17 fait ces 11′200 mots, justement, et il n’est pas encore terminé… Et non, ce n’est pas du tout le dernier chapitre du roman, hein, c’est juste qu’il s’y passe plein de trucs…
  • 28/09/08 : 1800 mots, ou quelque chose comme ça.
  • 29/09/08 : gros blocage à cause d’une scène qui me posait problème. J’y ai réfléchi toute la journée sans trouver de solution… Là, je viens enfin de terminer le fameux chapitre 17 (c’est marrant, à part ça, mon gros blocage de la troisième partie, c’était aussi le chapitre 17… ça doit être un chiffre maudit), j’ai ajouté environ 1000 mots au compteur. Mais là, j’arrête, inutile de commencer le chapitre 18 juste pour les 500 mots. Surtout que je n’ai pas encore vraiment décidé ce que je faisais avec. Parce que le souci, c’est que là, j’ai 130′000 mots pour mon cinquième tome, et qu’en théorie, il me reste 20′000 mots pour le terminer. Genre. Le dernier chapitre de ce cinquième tome à lui seul doit faire ces 20′000 mots, à mon avis. Et il me reste encore 1/3 de l’histoire à caser… Donc, mesdames, mesdemoiselles, messieurs, je peux annoncer sans trop me mouiller que le cinquième tome sera le plus gros de ce premier cycle :) Et une petite private joke destinée à Ephy, si elle passe par-là : “Non, il n’y aura PAS de sixième tome” (en général, ce genre de phrase suffit à le faire venir, le sixième tome ^^).
  • 30/09/08 au 10/10/08 : plein de trucs, genre le salon de Mouans-Sartoux, et plein de fois où j’ai écrit et où j’ai oublié de marquer mes mots.
  • 10/10/08 : 2000 mots, rien que ça.
  • 11/10/08 : 6000 mots, rien que ça. Chapitre 17 terminé (je l’ai rallongé) et chapitre 18 terminé aussi. Et là, maintenant, je vais m’abrutir devant la télé, my brain is DEAD.


Back from the deads

Un article de Vanessa du Frat2 septembre 2008 à 22:22

Pas du tout bossé sur les Enfants de l’Ô ce mois-ci. Il faut dire que j’étais pas mal occupée vu que j’ai fait ceci. Ne vous méprenez pas, je n’ai pas créé une maison d’édition, j’ai simplement fait leur site :) Ils sont jeunes et sympas, pleins de motivation, alors allez leur rendre une petite visite et jetez un coup d’oeil à leurs ouvrages !

A part ça, il est plus que temps que je me remette à ma discipline de fer, et je ne veux même pas calculer le retard accumulé lors de ce mois à rien faire. Du coup, je fais table rase, et je décide de recommencer une série, cette fois à 1500 mots par jour.

Je commence donc dès demain. Evidemment, c’est aussi le retour du blog, et je vais m’efforcer d’être un peu plus présente. Les auteurs, si vous voulez vous lancer pour présenter un projet qui vous tient à coeur ou votre propre ouvrage, ne vous gênez pas, vous savez que vous avez quartier libre ici.

J’ai mis en ligne hier le prologue et le premier chapitre de la troisième partie des Enfants de l’Ô, si ça intéresse quelqu’un :)

Ah oui, et j’ai failli oublier : je vais bientôt entamer la phase de correction et de réécriture de certains passages. Je posterai sûrement un ou deux paragraphes avant et après correction ici, mais je pensais mettre le plus gros de mon travail de correction ici, dans une section protégée par mot de passe, à laquelle quelques-uns d’entre vous auraient accès (François, Chwip et Gyl de toute manière, et probablement Gaby, Gad et Lily également). Dites, les principaux intéressés… êtes-vous intéressés ?



Des avantages et des inconvénients du plan

Un article de Vanessa du Frat9 juillet 2008 à 22:22

Comme vous le savez tous, à présent (enfin, je pense), je me suis engagée à écrire 1000 mots par jour. Promesse tenue jusqu’à maintenant, à l’exception de mon voyage à Nice (il me reste encore 4800 mots à rattraper). En conséquence de quoi, j’avance plutôt bien dans le roman, puisque j’ai terminé hier soir le chapitre XIII-5.

Cependant, je me suis dit qu’il était plus que temps de faire un plan, histoire de ne pas partir dans tous les sens si près de la fin (enfin, près de la fin, il reste au moins la moitié, mais passons). Je me suis donc traînée jusqu’à la plage (ça, je le mets juste pour vous dégoûter), j’ai pris mon papier, mon stylo, et ma feuille d’éléments à placer avant la fin (oui, j’avais quand même un truc comme ça, malgré mon absence totale d’organisation. Notez bien que j’ai mis plusieurs heures à le retrouver, ce qui tend à prouver son utilisation fréquente et régulière…).

J’ai passé une petite demi-heure à faire le plan des trois prochains chapitres, avec, à côté de chaque scène, une approximation du nombre de pages, afin d’être sûre de ne pas avoir un chapitre de trente pages puis un autre de cinq…

J’en viens au sujet de cette entrée, à savoir les avantages et les inconvénients du plan. Là, beaucoup vont dire (enfin, les deux trois personnes qui viennent sur le blog) que le plan, c’est génial, que c’est indispensable, que c’est la clé de voûte du roman, la huitième merveille du monde, et que sans plan, un roman est forcément nul et déstructuré. Je pense qu’un plan est parfois nécessaire, mais que bien souvent, à vouloir trop détailler, on perd l’essentiel : la spontanéité du récit. Et pour moi, la création d’un plan hyper détaillé représenterait à coup sûr la mort du roman, car mon petit plaisir, c’est de me laisser porter par l’histoire et de la découvrir en même temps que je l’écris. Si je fais plusieurs semaines de préparation pour ne rien laisser au hasard, je ne deviens plus qu’une rédactrice, et ça m’ôte tout le plaisir de l’écriture. En plus, cela empêcherait mes personnages de prendre le contrôle et enlèverait leur réalisme.

Néanmoins, un plan présente évidemment de nombreux avantages, sinon, personne n’en ferait. Bien souvent, il nous permet de remarquer LA grosse incohérence que nous avions négligée, et surtout, il donne un cheminement logique à l’histoire, cheminement que j’ai parfois tendance à perdre de vue dans les Enfants de l’Ô à cause des nombreuses intrigues en parallèle, et surtout, de la longueur du roman (un peu plus de mille pages à ce jour. Et NON, François, je n’ai pas l’intention de couper pour en faire un bouquin de 150 pages, pas la peine de le proposer dans les commentaires ^^ Je te connais !). A chaque fois que j’arrive vers la fin d’une partie (enfin, d’un tome, vu que j’ai finalement opté pour ce terme), je fais un plan pour les cinq à six derniers chapitres, pour être sûre de ne rien oublier. Evidemment, je ne suis qu’à moitié ce plan, mais au moins, il me permet de me mettre les idées au clair.

Ici, comme il s’agit du tome final d’un cycle, beaucoup de réponses sont données (pas autant que vous ne le voudriez, je le crains…), et je clos plusieurs intrigues (on va savoir qui est la femme en noir :)). Donc je m’y prends un peu plus à l’avance que d’habitude.

Mes plans sont très succins, ils présentent les scènes (sans aucun détail, juste “Scène Lúka + Line à propos de machin truc”) avec une approximation du nombre de pages. C’est tout. Ce sont désormais mes nouvelles balises, que je décide de respecter, et entre lesquelles j’ai bien sûr le champ libre pour rajouter quelque chose. Ce qui fait qu’en règle générale, si je décide de faire un plan pour les chapitres 14, 15, 16 et 17, bien souvent, j’arrive au chapitre 17 tout en étant encore, au niveau des balises, à l’action du chapitre 15. Du coup, je refais un plan, avec les nouveaux éléments.

Et vous, avec ou sans plan ? J’ai déjà évoqué le problème du plan dans Méthode de travail, mais je voulais m’y attarder un peu plus.



Discipline

Un article de Vanessa du Frat8 juin 2008 à 22:51

Comme François l’a dit très justement dans un commentaire, je suis une grosse feignasse. Même si je suis crevée les trois quarts du temps, j’ai quand même dans la journée des moments où je pourrais écrire, et si je ne le fais pas, c’est clairement par fainéantise. Evidemment, je me trouve d’autres excuses : je n’arrive pas à me concentrer (ce qui est tout à fait vrai), je n’ai pas d’inspiration, ce que j’écris est nul, etc. etc.

Cela dit, mon roman ne va pas s’écrire tout seul, donc il va falloir que je trouve une solution. Apparemment, ma fatigue ne disparaîtra pas de sitôt, je vais devoir faire avec.

Dès demain, je m’impose une nouvelle discipline : écrire 1000 mots tous les jours. C’est un peu comme le NanoWriMo (1700 mots/jour pour le Nano si on veut atteindre le but de 50′000 mots en un mois en écrivant régulièrement, si ma mémoire est bonne), sauf que contrairement au Nano, je ne me fixe aucun but particulier, mais un nombre de mots à respecter chaque jour.

Même si j’écris 3000 mots un jour (on peut rêver, ceci dit, dans mes grands moments, j’étais capable de 15′000 mots par semaine), il faudra que j’écrive mes 1000 mots le jour suivant.

Je crois que c’est la seule solution pour avancer. Gaby, je te prends personnellement à témoin, et tu seras responsable de me botter les fesses à Nice si je n’ai pas respecté mon engagement. Lily, tu as la lourde tâche de me harceler si tu sens que je flanche.

Maintenant, il me faut une punition si je n’arrive pas à respecter cet engagement. Quelqu’un a une idée ? (bon, je vous préviens tout de suite, on va éviter les coups de fouet)



Méthode de travail - Vanessa

Un article de Vanessa du Frat11 mai 2008 à 22:54

Après l’impressionnant article de Lily sur sa technique d’écriture, je vais vous parler de la mienne, très très différente. Les gens s’imaginent souvent que lorsque l’on écrit une longue saga comme les Enfants de l’Ô, on est très organisé, avec des listes partout, des fiches de personnages, une fresque chronologique très détaillée, des centaines de notes, etc. etc.

Ce qu’il faut savoir, c’est que je suis une personne extrêmement bordélique. Je me retrouve très bien dans mon désordre, mais il est vrai que j’aimerais parfois être plus organisée. Je travaille là-dessus, progressivement. J’ai même acheté un carnet spécial pour me faire des fiches de personnages et développer l’univers des Enfants de l’Ô. Pour l’instant, je n’y ai écrit qu’un truc, et qui n’est même pas important pour ce que j’écris actuellement.

L’histoire des Enfants de l’Ô a germé dans ma tête il y a de cela plus de dix ans (13, pour être exacte) et a tellement changé au fil du temps que seuls les personnages principaux (les jumeaux Tio et Tia Romavitch) sont restés, avec une minuscule partie de l’histoire. Il y a des avantages et des inconvénients à traîner une histoire sur si longtemps. On connaît parfaitement ses personnages, leur caractère, leur passé. Cela leur donne un certain réalisme. En revanche, on ne voit plus les défauts de son histoire (voir cet article), ce qui n’est pas bon du tout.

Je n’ai pas à proprement parler de méthode de travail. Je me mets devant mon écran ou devant ma feuille, et j’écris. J’ai, pour mon histoire, ce que j’appelle des “balises” : des passages obligés. Entre deux balises, je laisse l’histoire se développer toute seule. L’important, c’est d’arriver à la prochaine balise. Là encore, points positifs et points négatifs : l’histoire est dynamique, je ne m’ennuie pas en l’écrivant, mais elle a également tendance à prendre des proportions incroyables.

Certes, je pourrais cadrer mon histoire, écrire un plan détaillé, chapitre par chapitre, mais franchement, je préfère m’amuser un peu plus. Me retrouver à simplement lier des événements listés et parfaitement saucissonnés, cela ne me plaît pas. Pour moi, une grande partie de l’intérêt d’écrire réside dans le fait de découvrir l’histoire peu à peu.

Très souvent, lorsque je commence un chapitre, je ne sais qu’une partie de ce qui va s’y passer. L’autre partie arrive toute seule, quand je ne l’attends pas, et bien souvent, elle aboutit à de nouveaux développements de l’histoire, qui la rendent plus intéressante. Après un certain point, je suis obligée de faire des plans, par exemple lorsque l’histoire touche à sa fin. Mais je me connais : je prévois trois chapitres, je me retrouve avec trente.

Pour vous donner une petite idée, avant de réécrire ce qui est maintenant la première partie des Enfants de l’Ô, j’ai fait un plan détaillé, chapitre par chapitre. Actuellement, je me trouve, sur ce plan, au chapitre cinq… Les plans et moi, apparemment, ce n’est pas l’amour fou.

J’ai très souvent de nouvelles idées pour le roman quand je conduis, quand je suis dans la salle d’attente du médecin, juste avant de m’endormir, etc. etc. Du coup, je me balade toujours avec un petit calepin rempli de notes, que je ne relis jamais (d’où l’intérêt), puisque si l’idée est bonne, elle reste. J’ai également un dictaphone, parce que lorsqu’on se réveille à 3h du matin avec une idée géniale, on n’a pas forcément envie de remuer la pièce pour trouver une feuille et un stylo.

Cela dit, pour la correction en profondeur du roman, j’ai l’intention de poser quelques bases : une chronologie détaillée, des données bien étudiées sur le monde, son fonctionnement, des fiches pour les personnages secondaires (parce que j’ai l’air maligne quand je dois feuilleter mon bouquin pour retrouver comment s’appelle tel ou tel chercheur).

Mais bon, je vais quand même dévoiler quelques trucs, sinon cet article n’a pas tellement de sens. Avant de commencer un chapitre, je prends une feuille et j’y inscris les événements clés dudit chapitre, avec, à côté, une estimation du nombre de pages que prendra chaque événement. Le but étant d’arriver à garder des chapitres homogènes, pour éviter d’avoir un chapitre de 5 pages et un autre de 25. En général, mes chapitres font 6000 mots. J’avais commencé avec 5000, mais je me suis laissée dépasser. Les derniers chapitres d’une partie peuvent être plus longs. Cette contrainte m’aide à me cadrer, et vu le format que j’utilise (publication chapitre par chapitre sur internet), c’était presque indispensable.

Autre chose : je ne refuse rien aux personnages. Parfois, j’ai un développement bien arrêté pour un chapitre, et quand j’y place mes personnages, ils refusent tout net de suivre le chemin que j’ai créé pour eux. Alors je les laisse n’en faire qu’à leur tête, du moment que les balises sont respectées. L’histoire est plus intéressante à écrire pour moi, et surtout, je ne risque pas de tomber dans le OOC (out of character).

Voilà ! A vous !



Evolution

Un article de Vanessa du Frat21 avril 2008 à 22:48

Aujourd’hui, j’ai pensé à mes pauvres lecteurs malheureux abandonnés dans leur coin, et au lieu de continuer mon chapitre 9-V, j’ai corrigé le chapitre 21-II pour publication sur le site. Comment dire… Je me suis arraché les cheveux ? Je me suis roulée par terre de désespoir ? J’ai hurlé à la mort pendant une demi-heure et mes voisins m’ont jeté des tomates ? Bref. Le temps passe vite, et je pense avoir pas mal évolué depuis l’écriture de ce chapitre. Je ne sais pas pourquoi il m’a marqué davantage que les chapitres précédents au niveau de la médiocrité du style, peut-être que j’étais particulièrement critique, ce soir, mais bon.

C’est incroyable les horreurs que j’ai retrouvées dans ce chapitre. La plus grosse : “Elle croisa les bras sur sa poitrine, une main sur l’épaule de Mikhail”. Oui, on ne le savait pas encore, mais Lyen, non contente d’avoir des yeux de chat, a également trois bras. La honte. Enfin, heureusement, je l’ai remarqué. Les phrases m’ont parues répétitives, toutes construites sur le même modèle, parfois construites de manière réellement biscornues. J’ai l’impression d’être une adepte de l’adage “pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?” Et en effet. Pourquoi écrire “une robe faite spécialement pour elle” quand on peut écrire “une robe faite sur mesure”, qui est exactement la même chose en plus simple ? Certaines phrases m’ont fait frémir d’horreur.

Je pense avoir rattrapé le coup pour la publication en ligne, mais il est clair que j’aurai un gros, un très très gros travail de correction à faire avant la publication papier.

C’est amusant de voir à quel point je fais attention maintenant à des lourdeurs de style que je n’aurais sans doute pas remarqué auparavant. C’est l’effet “une heure de relecture sur chaque chapitre de la première partie” qui se manifeste. Et j’ai bien écrit “relecture” et non “correction”. Car évidemment, j’envisage un peu plus (et c’est une euphémisme) d’une heure de correction par chapitre, vu le boulot…

Mais en même temps, ça me fait plaisir de voir que je remarque facilement mes erreurs et que je ne les commets plus dans mes écrits actuels. Je reste lucide, je suis sûre que dans deux ans, je serai horrifiée de mon niveau d’aujourd’hui et que je m’évanouirai de désespoir à la vue de ce que j’écrivais il y a quelques années.

L’écriture, c’est vraiment une évolution constante. On n’arrête jamais de s’améliorer, et on n’arrêtera jamais de s’arracher les cheveux en se relisant.



Ellipse

Un article de Vanessa du Frat18 avril 2008 à 22:25

Actuellement, dans la rédaction du chapitre 9-V, je me trouve confrontée à un choix difficile : décrire une situation ou faire une ellipse. Les deux possibilités possèdent des avantages et des inconvénients. Du coup, je ne sais pas encore quoi choisir.
François m’a suggéré de faire une ellipse du procès du colonel Lewis, dans la première partie, car il pense, probablement à raison, que je n’arriverai pas à rendre celui-ci assez crédible. Je n’ai pas encore choisi ce que j’allais faire, il faudra que j’y réfléchisse plus amplement.
Cela dit, l’ellipse que j’envisage actuellement a des fondements différents. Je pense que je pourrais rendre la scène assez crédible, mais c’est une confrontation de plus, et j’en ai assez de décrire des confrontations. En outre, faire une ellipse peut faire planer le doute sur ce qui s’est réellement passé, et titiller l’imagination du lecteur.
Décrire la scène permet, en revanche, de mettre en relief les sentiments et les émotions des personnages lors d’une situation donnée, donc de renforcer le caractère et le réalisme des dits personnages.
Je vais forcément choisir une des deux possibilités, mais ça m’intéresserait de savoir comment vous gérez ce genre de situations, quand et pourquoi vous utilisez les ellipses, si vous êtes plutôt pour ou contre ce procédé littéraire (pour peu qu’on puisse être pour ou contre un procédé littéraire…).
A vous !

La semaine prochaine, dans notre nouvelle série géométrique, ne manquez pas le carré ! *j’ai honte, mais je n’ai pas pu résister…*



Quand vos personnages se rebellent.

Un article de Vanessa du Frat14 avril 2008 à 1:03

J’écrirais bientôt un article sur ma propre méthode d’écriture, qui est radicalement différente de celle de Lily, mais pour le moment, je vais simplement vous parler de la rébellion des personnages.

Je suis sûre qu’il vous est déjà arrivé de créer un personnage, de définir son caractère, les gens qu’il devait aimer, ceux qu’il devait détester, et de vous rendre compte au milieu de l’histoire que votre personnage a pris vie et qu’il n’est absolument pas d’accord de se cantonner au rôle que vous aviez si bien préparé pour lui. Que ce soit un personnage secondaire qui fasse un “putsch politique” pour parvenir au premier plan, que ce soit l’héroïne un peu nigaude qui décide soudain de s’émanciper et de se la jouer Erin Brockovitch,
ou encore deux amants destinés l’un à l’autre qui préfèrent aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte et le ciel plus bleu, ils ont pris vie et vous ont “échappé”.

J’ai face à ce phénomène une attitude assez positive : mes personnages sont si “réels” qu’ils ont leur propre vie. S’ils refusent de faire ce que je leur dis, c’est mon erreur, pas la leur. Têtus, bornés, bien décidés à me casser les pieds, mes personnages me mènent à la baguette. S’ils ne sont pas contents d’une scène, ils savent bien se manifester pour me forcer à revenir dans le droit chemin : le leur.

(bon, je l’admets, j’ai l’air d’une parfaite petite schizophrène, dans cet article.)

Tout à l’heure, en pleine écriture du chapitre 9-V, je travaillais sur une scène que j’avais bien préparée, explorée, prévue sous tous les angles, etc. Même si je n’ai pas écrit pendant près d’une année, ça ne veut pas dire que je n’ai pas pensé à mon histoire, donc cette scène, je la connaissais bien, depuis longtemps. Seulement voilà, depuis le début de la matinée, je procrastine, je tourne en rond, je regarde des conneries à la télé, tout ça pour ne pas me mettre à l’écriture de “la scène fatidique”. Ça m’énerve, vu que je connais parfaitement cette scène et que je n’ai, finalement, qu’à la décrire en tant que bonne spectatrice. Je me mets enfin à l’écriture de la scène, et en plein milieu, boum !, changement de cap. Mon personnage a décidé de ne pas être la cruche débile qui se laisse faire (non, je ne parle pas de Ludméa, mauvaises langues !) et de montrer qu’elle aussi, elle a du caractère, et qu’elle ne va quand même pas se laisser marcher sur les pieds.

Résultat : une scène qui n’a rien à voir avec ce que j’avais prévu, mais qui est bien plus dans le style de mon personnage que celle que j’avais en tête au départ. Maintenant, une fois le point final écrit, je me dis qu’elle est beaucoup mieux comme ça, et je remercie mon personnage d’avoir tiré la sonnette d’alarme : “alerte, scène OOC !”

Le terme OOC est surtout utilisé dans les fanfictions et signifie “out of character”, mais j’aime l’employer aussi ailleurs. Mon but, dans les Enfants de l’Ô, c’est d’explorer les relations entre personnages (et aussi d’écrire une histoire, évidemment), et rien de tel que des scènes complètement OOC pour briser le réalisme.

Un compliment qui revient souvent sur mon roman, c’est : “Tes personnages sont tellement réalistes qu’on n’a pas l’impression qu’ils sont juste des héros de roman”. Et c’est peut-être justement en leur lâchant la bride que j’arrive à cultiver ce réalisme.

Et vous ? Des rébellions dans les rangs ? Une mutinerie en vue ? Vos personnages vous ont-ils, vous aussi, réduits en esclavage ?