Les Enfants de l\'Ô

de l\'écriture à la publication

Catégorie Making of


Nouvelles

Un article de Vanessa du Frat3 janvier 2012 à 1:19

Non, je ne suis pas morte ! Du moins, pas encore… En ce moment, c’est un peu la galère. J’ai terminé les corrections de mon tome 1, qui est maintenant parti se faire jeter tenter sa chance auprès des éditeurs (enfin, de trois d’entre eux pour l’instant, et normalement je dois l’envoyer à un quatrième bientôt). Mais voilà, je n’ai pas trop de motivation pour m’attaquer aux corrections du tome 2, et encore moins de motivation pour écrire la suite de mon tome 8…

Je ne sais pas vraiment quel est le problème, peut-être la complexité de l’histoire au niveau de ce tome. Il y a plus de personnages, les histoires se recoupent moins, les personnages ne se rencontrent pas forcément, du coup, c’est un truc que je pourrais (ou devrais) traiter comme plusieurs fils narratifs séparés. J’hésite. Au début, j’ai commencé en écrivant tout dans l’ordre, donc un bout de l’histoire du perso 1, suivi d’un bout de l’histoire du perso 2, etc., la suite du bout de l’histoire du perso 1, la suite du bout de l’histoire du perso 2, … Et je me rends compte que ça me mélange complètement les idées. Je ne sais plus où je m’en suis arrêtée, ce qui s’est passé, ce que savent les persos…

J’ai ensuite décidé de poursuivre un fil narratif en particulier, celui qui m’inspirait le plus, et au final ça tombait un peu dans le soap (moi ça ne me gêne pas, j’aime bien, mais je ne voudrais pas que les lecteurs aient l’impression de lire un Barbara Cartland). J’ai donc switché pour un autre fil narratif, et… pas moyen. Ça. Ne. Veut. Pas. Avancer. Pas d’inspiration, rien. Autant dire qu’ayant épuisé mes deux fils narratifs préférés, j’ai pas super envie d’essayer les autres.

J’ai même fait un plan. Vous vous rendez compte ?! Un plan. Le truc que je ne fais jamais. Il est bien détaillé et tout et tout, et objectivement, l’histoire est vachement plus intéressante que dans les autres tomes, mais… Ça ne passe pas.

Et donc je ne sais plus quoi faire. Et avant que vous ne le suggériez, non, je ne peux pas écrire une autre histoire et laisser celle-là de côté, vous pensez bien que si c’était le cas je l’aurais fait depuis longtemps, pour avoir autre chose à présenter à un éditeur que mon énorme machin.

Snifff… Des suggestions ? :/

Et, au fait, bonne année :)

PS : pour ceux qui suivent les Enfants de l’Ô et qui auraient zappé l’info, le tome 4 est disponible en entier en versions pdf, prc et epub.



Mémoire de poisson rouge…

Un article de Vanessa du Frat21 juillet 2011 à 1:06

La mémoire de poisson rouge, c’est LE truc à ne pas avoir quand on écrit une grande saga familiale super compliquée qui se déroule sur plusieurs générations. Vous vous rappelez mon post précédent, celui dans lequel je désespérais de trouver une bonne solution pour mes settings temporels ? Figurez-vous qu’en faisant du rangement dans mon appartement, je suis tombée sur une vieille version des Enfants de l’Ô. Un truc qui faisait bien pitié (et non, je ne mettrai pas d’extrait. Cette version, heureusement, n’a jamais été diffusée nulle part !). Sauf que, dans le truc en question, j’avais nommé mes mois. Et là, je me suis souvenue qu’il y a au moins dix ans, j’avais eu le même problème, les mêmes questionnements, et que j’avais créé un calendrier.

Des fois, je me mettrais des baffes. Bref, reste encore le problème des années. Et puis je ne sais pas si je vais garder mon “ancien” calendrier (qui est plutôt simple et pas des masses original vu que j’avais calqué l’année sur l’année astrale, avec les mois qui portaient les noms de signes du zodiaque), ou en faire un nouveau. De toute manière, pour ne pas m’embêter, les mois n’auront pas de noms dans les petits settings temporels en début de chapitre, et je n’utiliserai mon calendrier que de manière purement anecdotique de temps à autre dans le bouquin.

Ah, et j’avais aussi fait une carte de ma planète, avec les continents, la population, le climat, et toute une chronologie. A cette époque, j’étais partie passer 10 mois en Autriche pour un séjour linguistique et je m’ennuyais grave ^^ Maintenant, faudrait m’attacher à une table pendant deux jours avec juste un bloc-note et un crayon pour que je refasse quelque chose du genre…



THE Dilemme

Un article de Vanessa du Frat26 juin 2011 à 1:27

Avec un grand THE et un grand D parce que ça fait déjà plusieurs années que je le traîne, celui-là… Bon, comme vous le savez sûrement, je suis en grande “correction / réécriture partielle” de mon premier tome, et j’ai donc pris en compte les remarques (multiples) de mes lecteurs. Une remarque qui revenait très fréquemment, c’était celle sur la confusion entre les deux époques différentes dans lesquelles le bouquin se déroulait. Évidemment, moi je n’ai jamais trouvé ça confus car au final c’était très simple de s’y retrouver quand on avait compris que le seul perso qui se “déplaçait” entre les deux époques était Lúka, et que les autres restaient gentiment plantés toujours dans la même époque. Bref, je ne suis sans doute pas le bon exemple de lecteur lambda.

J’en viens aux faits… Ma solution à ce problème : donner au début de chaque changement d’époque une date et un lieu, comme ça, plus de confusion possible. Cette solution a été approuvée par plusieurs personnes. Oui, mais…

Mais maintenant se pose THE Dilemme : pour la faire brève (et caricaturer à gros traits car mon bouquin ne parle pas du tout de ça) il y a des gens qui vivent sur la Terre dans mettons une cinquantaine d’années, et d’autres qui vivent sur une autre planète, dans environ 300 ans (ou peut-être 400, ou 500, j’ai pas encore décidé, mais on s’en tape, ça ne change rien au problème). Comme bien souvent dans les grands clichés de la SF (dont je me sers à tour de bras car je préfère me concentrer sur les persos et que le background historique / politique / économique / … , soyons sérieux, j’en ai rien à braire), la nouvelle planète s’est frittée avec la Terre, résultat, les deux sont en guerre, et blablabla et blablabla. Pas original, je sais, mais je cherchais pas à faire original. Avec une histoire aussi compliquée que celle des Enfants de l’Ô, la dernière chose dont j’avais besoin, c’était un monde complexe, un environnement difficile à comprendre, et toutes sortes de choses qui ne servent à rien mais qui rendent l’histoire plus réaliste. Mais comme je ne suis pas Frank Herbert et que je n’ai pas son talent, j’ai un peu zappé tout ça pour me concentrer sur ce qui m’intéressait moi : les personnages.
Alors ces deux planètes se mettent sur la gueule depuis des années, et évidemment, la nouvelle planète a réclamé son indépendance (”and today is our Independence Dayyyyy!!!!” quelqu’un a saisi la référence ? ^^). Et par souci de “tout ce qu’il y avait avant c’était de la merde, créons notre propre monde où tout est mieux que chez les autres”, les habitants ont, sans doute, décidé de le customiser un peu (”et là, on va… dégager les angles !!!”).

J’en arrive au coeur du problème (après avoir perdu sans doute une dizaine de lecteurs potentiels qui ont dû se dire “mais c’est qui cette débile ???”) : au début de chacune de mes époques, donc, je vais mettre une date. Bon, c’est vrai, je pourrais me la jouer grand cliché de la SF, avec un truc à la “0600 ST (standard time) 04/17/2482″, mais je ne sais pas pourquoi, ça me tente moyen. C’est comme les trucs qui se passent dans cinq cents ans avec leurs 350 planètes-colonies peuplées chacune de plusieurs millions d’habitants (”Chers écrivains de SF… Les humains, c’est pas comme les souris, ça vous pond pas 12 bébés toutes les trois semaines”). (oui, je sais, j’ai fait ça moi aussi, mais j’étais jeune)

Donc la date, je la vois plus comme un truc du genre 24 février 2059, qui fait moins “cheap science-fiction” que ce que j’ai mentionné plus haut (là, je vais me faire haïr par les écrivains de SF qui ont fait ça… en même temps, je ne vise personne, je n’ai jamais lu de SF française. J’aurais peut-être dû, du coup). Mais voilà où le bât blesse : pour ma nouvelle planète et ses chers habitants qui étaient si contents de rejeter tout ce qu’il y avait avant, est-il plausible qu’ils gardent les mêmes noms de mois, de jours ? (là vous allez sans doute me faire la réflexion qu’il n’y a pas le même nombre de jours sur ma nouvelle planète, que ce n’est pas possible, etc. Mais en fait, si, à peu de choses près, il y a le même nombre de jours, et même que c’est pas possible et que c’est pour ça que c’est fait exprès, merci aux gens qui ont pensé (et il y en a eu) que c’était juste n’importe quoi et que je n’avais pas réalisé que la probabilité était infime pour qu’un truc comme ça arrive)

J’avoue, je l’ai dit plus haut, je ne lis pas de SF française (c’est sans doute un tort, mais c’est juste que, ben… allez-y, en fait, proposez-moi des bouquins, je serais ravie d’en lire, juste qu’à maintenant je me suis concentrée sur les grands auteurs américains, mais il y a sans doute des auteurs français tout aussi géniaux). Je ne sais donc pas comment ça se passe dans la littérature francophone. Je sais juste que je n’ai pas envie d’un 0600 ST (standard time) 04/17/2482. Par contre, je lis de la fantasy (précision : je corrige de la fantasy, c’est d’ailleurs la seule occasion dans ma vie où je lis de la fantasy car je n’aime pas ça (grosse contradiction, car j’ai beaucoup aimé tous les romans que j’ai corrigés / relus), ce n’est pas trop mon truc. En fait, mon truc, c’est la littérature générale. On dirait pas, comme ça, mais si). Et en fantasy, il y a toujours des super calendriers inventés qui déchirent tout, avec des noms de jours, des noms de mois, des trucs tout le temps très sympas (et souvent aussi des petites notes façon “extrait de bouquin d’histoire du mage Bidule”. J’aime bien, mais ça fait très fantasy. Cela dit c’est un excellent moyen de placer son univers sans saouler le lecteur pendant le récit).

Bon, pour ceux qui ont lu jusque-là (merci !!! Je vous assure que mon bouquin ne ressemble pas à mes notes de blog), THE Dilemme va enfin être dévoilé. Sachant que mon bouquin n’est pas de la fantasy mais de la SF, serait-il plausible que les gens aient inventé un nouveau calendrier pour se détacher de l’ancien régime (toute référence à Napoléon et à ses Brumaire & Co est purement fortuite, évidemment) ? Auquel cas, c’est bon, j’ai un calendrier très cool (merci Lily !!!), j’ai même potentiellement des jours de la semaine très sympas aussi (tomate, pomme de terre, topinambour, fenouil, basilic, chou-fleur… là encore, toute référence au calendrier républicain ne peut-être que fortuite. Bon, je déconne, hein, faut pas charrier. Je vois bien mon perso dire “je viendrai te chercher tomate prochain, mets une belle robe”). Maintenant, le truc, c’est que mon bouquin, justement est : 1. de la SF  2. assez compliqué comme ça  3. une belle déception pour tous les gens qui l’ont lu en pensant que j’avais développé tout un monde, un peu comme Dune.

Mon problème est le suivant : les avis divergent. Certains me disent qu’en effet il serait illogique que les colons aient gardé les noms d’avant, car avec la guerre et tout, on ne peut pas dire que la nostalgie était au rendez-vous et que pour se détacher de cette période sombre, il paraîtrait assez sensé de trouver de nouveaux noms. D’autres me disent (certainement à raison, je suis d’ailleurs assez d’accord) que ce n’est pas utile à l’histoire, et que ça ne sert à rien de compliquer davantage. Je sais, je ne pourrai jamais avoir un truc 100% réaliste ou même logique, mais là, ce truc me pose un problème. Depuis des années. Il m’a fallu 14 ans pour trouver un nom à ma planète (c’est fait !!!), et depuis à peu près 10 ans, j’ai fait mumuse avec des calendriers, des écritures différentes, des conversions pour obtenir l’âge des persos sur différentes planètes qui n’avaient pas le même temps de rotation autour de leur soleil (je ne vous dis qu’une chose : c’est chiant pour l’auteur et incompréhensible pour le lecteur).

Donc voilà, qu’en pensez-vous ? Plutôt 0600 ST (standard time) 04/17/2482, plutôt 17 avril 2482 6h du matin, plutôt 17 Nivôse LXXXII (soyons fous ^^) ? Sachant que si j’invente un calendrier, ça n’aidera pas des masses le lecteur à comprendre le temps qui passe, car qui va lui dire que le mois de la tomate se passe trois mois avant le mois du fenouil ? Et comme je n’ai pas le luxe des extraits de l’autobiographie du Mage Bidule et que je ne me vois pas faire un “attention, voilà la minute science où je prends le lecteur pour un débile et lui montre que j’ai bien fait mon travail de recherche” à la manière d’un écrivain français de SF que nous ne citerons pas, je ne sais pas trop comment m’en sortir… L’ambiance n’est pas trop propice au perso qui va soudain se souvenir que le calendrier de cette planète commence par tel mois, est suivi de tel et tel mois, etc. en plein milieu de l’action.

Conclusion : je fais quoi ?

(et merci d’avoir suivi, il est tard et des fois, le soir, je pète un peu un câble et je fais ma fofolle, ce qui donne des articles de blog un peu… bizarres et allumés)



Quand on est obsessionnellement organisé…

Un article de joannsvh23 juin 2011 à 23:13

Vanessa m’a gentiment proposé de partager ma méthode de travail il y a quelques mois, alors me voici. :-) J’écris en moyenne 1,5 roman par an et j’alterne littérature générale et fantasy. Je me plais et m’épanouis dans les deux genres. Est-ce qu’on peut trouver mes romans en librairie ? Pas encore. ;-) Je me suis éloignée du milieu éditorial pendant plusieurs années et pendant ce temps, j’ai continué d’écrire (c’est en forgeant, etc.). Beaucoup de choses ont changé depuis cette pause que je me suis imposée pour pouvoir me recentrer. Si je n’ai pas changé de genres d’histoire (mes romans, qu’ils soient contemporains ou fantasy, sont des romans psychologiques : j’exploite à fond les traumatismes et leurs conséquences : de l’agoraphobie à l’amnésie en passant par les troubles alimentaires ou du sommeil), ma plume s’est métamorphosée. Mais une chose n’a pas changé : je continue obsessionellement organisée. Je ne fais pas de plans ou de synopsis avant d’écrire une histoire mais elle ne partira pas dans tous les sens.

Je pars d’une intrigue simple et dès la première page d’un roman, mon héroïne est traumatisée. Mais avant de commencer à écrire, cette héroïne a déjà une vie. Je connais sa personnalité, comment elle réagit, ce qu’elle aime (ou pas), la musique qu’elle écoute. Je connais mes personnages quasiment par cœur. Même Clara (héroïne de mon roman Pour un jour volé au temps), amnésique, dont les réactions ne sont pas liées à sa personnalité mais à sa situation, a un historique précis.
Ensuite, lorsque j’écris, je note absolument tout. Au fur et à mesure que je développe mon histoire, je marque les moments importants et construis ma frise chronologique. De cette façon, je n’ai pas des incohérences qui apparaissent en cours de route. Rien que pour cette raison, je vénère Excel et bénis son inventeur jusqu’à la millième génération.
Pour Pour un jour volé au temps, la chronologie est au jour et à la semaine près. C’est pour cette raison que vous pouvez lire un mercredi 36 février ou vendredi 49 mai (non, ce n’est pas une erreur). Mais c’est le jour de la semaine avec le nombre de semaines passées depuis le « réveil (amnésique) » de Clara. La partie floue (tous les mots-clés) est une sorte de synopsis a posteriori. Si jamais j’ai besoin de présenter un synopsis à un éditeur, il est là, organisé, détaillé.


Ensuite, il y a le feuillet qui concerne les chapitres. J’ai besoin de savoir ce qui se passe dans chaque, qui sont les personnages (absolument tous, du principal à celui qui n’apparaît que dans une ligne).

En 1) le titre de chaque chapitre. Il faut savoir que mes chapitres n’ont jamais de titres sauf pour Clara.
2) Les sous-titres sont en réalité des extraits de mes propres poèmes, traduits pour l’occasion. Oui, la mégalomanie a fait un tour sur elle-même pour le coup. ;-)
3) Ce qu’on sait/découvre à propos de Carla. Elle est amnésique, elle est donc une toile totalement vierge. Le lecteur découvre qui elle est en même temps qu’elle. Ça va de son état, capacités intellectuelles, goûts alimentaires, la musique qu’elle écoute, les livres qu’elle lit…
4) Ce sont les personnages avec nom + âge + profession + lieu de naissance + lieu de résidence + description physique. Parce qu’il faut savoir, un personnage dont on ne connaît pas la couleur des yeux ou des cheveux, ça me frustre (dans mes lectures). Surtout quand je me fais une idée (genre brun aux yeux bleus) et en cours de route, l’auteur décide de dire qu’il est blond aux yeux marron. Ça me bloque, limite, je dois relire le livre pour mieux visualiser (et je déteste relire). Je ne veux pas provoquer cette même frustration chez mes lecteurs.
Le fichier Excel de Clara est un des plus simplifiés et réduits de tous mes documents. Là, tout de suite, je n’oserais pas montrer celui d’Au-delà des Océans. Ce sont deux cousines, l’une a vécu DEUX expériences traumatisantes, souffre de troubles du sommeil (insomnie, cauchemars) et est limite autiste ; l’autre, ce n’est pas tant un traumatisme, mais elle est bloquée dans le temps, devient boulimique et vit la vie comme si c’était un calvaire. Sans compter les 40 membres de la famille que je dois réduire.
Ça va être drôle, je le sens…
(Mais j’adore.)


Under pressure

Un article de Vanessa du Frat24 avril 2011 à 21:24

(oui, je suis fan des Queen)

Bon, pourquoi cette entrée ? Ceux qui me connaissent savent que je suis une fan inconditionnelle de la saga de Jean Auel Earth’s Children (en français : les Enfants de la Terre… oui). Le premier tome de la série est sorti en 1980. Le deuxième en 1982. Le troisième en 1985. Le quatrième en 1990. Je découvre la série en 1995, je n’ai donc *que* sept ans à attendre pour lire le cinquième tome, paru en 2002. Et en 2011, enfin, 31 ans après le début de la saga, Jean Auel publie le sixième (et apparemment dernier) tome de cette série.

J’ai évidemment lu ce roman tant attendu… Déjà, le cinquième m’avait un peu déçue, il ne collait pas vraiment aux quatre premiers, et franchement, le quatrième se terminait d’une manière tout bonnement magnifique qui aurait été parfaite pour clore la saga. J’ai essayé de me tenir éloignée des différentes critiques, mais j’ai fini par céder, pour remarquer que le roman avait été très mal reçu. Déterminée à me faire ma propre opinion, j’ai continué ma lecteur. Et oui, la déception est grande, très très grande… Outre l’attente incroyable pour lire ce bouquin, il y avait le sentiment que ce livre-là était le dernier, que, par conséquent, il devait être aussi bien sinon mieux que les 5 premiers. Et devait, évidemment, terminer cette saga. Je pense qu’il termine aussi bien cette saga que je pourrais terminer les Enfants de l’Ô en arrêtant ma publication, par exemple maintenant, au chapitre 11 du tome 4. Rien de spectaculaire, l’héroïne est laissée en plan et le lecteur a une vague idée de ce qui pourra lui arriver dans un futur proche. J’aurais, à la limite, préféré qu’elle la tue, ou alors qu’elle nous fasse un épilogue à la Harry Potter, genre “vingt ans après…”. Mais non.

Du coup, je suis retournée voir les critiques, et elles sont très très dures. Le sixième tome a 2 étoiles sur Amazon (405 votants) contre 4 et demie pour le premier tome (500 votants). Les lecteurs pètent leur câble un peu partout sur les forums, et je peux les comprendre. Bon, moi je m’étais déjà fait une raison sur les questions que je me posais depuis longtemps car il était évident, au vu de la trame de l’histoire, qu’elles ne pouvaient pas avoir de réponse, et ce n’était pas si dérangeant que ça, mais beaucoup ont été déçus. Ce que je reproche surtout au roman, ce sont les interminables descriptions de peintures des cavernes, l’utilisation trop fréquente (vraiment trop fréquente) des paroles d’un chant (je ne veux pas spoiler, mais le machin fait plusieurs pages, il est donné 3 fois dans son entièreté au cours du roman, et au moins 10 fois en petits bouts, et c’était la même chose dans le tome 5), d’une intrigue peu fournie (bon, là je ne peux pas trop gueuler car l’intrigue de mon bouquin n’est pas très fournie non plus), et surtout, surtout… mais qui a édité ce livre ?!! Les innombrables répétitions, la ponctuation désastreuses, les fautes, les incohérences… Honnêtement, on dirait le premier jet de mon premier tome (et vous savez comment je considère celui-ci).

J’en viens aux faits… Tout ceci m’a fait réfléchir, et m’a mis une pression pas possible. J’ai essayé de me mettre à la place de l’auteur, d’imaginer ce qu’elle avait pu ressentir au vu de l’accueil du tome final (honnêtement, à mon avis et celui d’autres lecteurs, elle ne l’a pas écrit, ni le précédent, en tout cas pas en entier). 31 ans de sa vie passés à écrire, et une dernière impression amère sur le tome final, donc le plus important. J’ai recommandé cette saga à des dizaines et des dizaines de personnes, je ne sais pas si je la recommanderai encore : même si les trois premiers tomes sont excellents, le quatrième commence à battre de l’aile et les deux derniers sont mauvais pour l’un, catastrophique pour l’autre. Je crois que si j’étais Jean Auel, j’irais me pendre (non, mais là je ne plaisante pas, après un accueil pareil pour mon bouquin, vraiment, je me jetterais du haut d’un pont ou je choisirais une autre mort, mais je n’aurais plus trop envie de vivre) à la lecture des critiques.

Du coup, je ressens vraiment la pression, là… je me dis : et si je finis par décevoir les lecteurs ? Et si, un jour, les gens m’insultent sur le net parce que mon bouquin les a déçus ? J’avais déjà la pression après avoir vu le dernier épisode de la série Lost (série que j’avais appréciée pendant les trois premières années et que j’avais regardée ensuite sans grand intérêt juste pour savoir comment les scénaristes allaient se tirer du pétrin où ils s’étaient fourrés, tant il était évident qu’ils fonçaient tête baissée et balançaient des trucs “parce que c’est cool”. J’attendais donc les explications). Ce dernier épisode a été vraiment marquant, dans le sens où la moitié des gens l’ont adoré, et l’autre moitié l’ont détesté. Ceux qui l’ont adoré étaient du genre “oui, c’est vrai, on n’a pas les réponses à la plupart des questions qu’on se posait et il y a plein de trucs illogiques, mais on s’en fout, c’était BEAU !!!”. Moi je faisais partie des autres, évidemment. Je me suis sentie trahie. A ce moment-là, j’avais décidé que je ne ferai pas la même chose à mes lecteurs et que tout serait expliqué en temps voulu (c’était déjà ce que je pensais faire, mais là j’ai été confortée dans cette idée).

Alors voilà, j’ai vraiment la pression… Quand on écrit un one-shot, voire un diptyque ou même une trilogie, j’ai l’impression que ce n’est pas pareil. Moi, si je lis un livre qui me déçoit, ben voilà, tant pis. Si je lis le deuxième tome d’un diptyque et que je ne suis pas satisfaite, je ne suis pas vraiment contente, mais ça passe encore. Avec une trilogie, la pilule est plus dure à passer… Au final, plus il y a de livres avant, plus l’énervement est conséquent si le dernier tome n’est pas à la hauteur. Dans le cas des Enfants de la Terre, je ne sais pas combien ces six tomes représentent de millions de mots (oui, j’ai bien dit millions. Je penche pour 5, je chercherai, ça doit être trouvable quelque part), mais je peux vous dire qu’il y a des centaines d’heures de lecture derrière tout ça (surtout que j’ai lu la saga plusieurs fois, en attendant désespérément la suite). J’ai l’impression amère d’avoir “perdu mon temps”, tout comme quand j’ai regardé Lost (6 saisons, quand même…).

Je sais (je me connais) que la saga des Enfants de l’Ô sera plus longue que celle des Enfants de la Terre. Déjà parce que, selon mes prévisions, il y aura au minimum trois cycles. Et que je me connais. (vous vous souvenez quand je disais “non non, mais il n’y aura qu’un seul tome… (3 mois après) Oui, ok, il y en aura deux, mais c’est tout, hein !!! (etc. etc. les années passent…) Bon, j’admets, il y en aura un septième, mais après c’est fini !!!” ?) Donc imaginez la pression que j’aurai avec le dernier tome ? Genre je porterai sur mes épaules les milliers d’heures que les lecteurs auront passés sur les précédents bouquins ! Leurs attentes seront évidemment très très hautes !

Bref… la pression, quoi. Et vous, ça vous fait ça aussi ? (je sais, personne n’a une espèce de saga-fleuve comme la mienne, mais vous pouvez répondre même si vous n’avez écrit qu’un seul tome, hein !) J’avoue que ça me fait vraiment flipper…



ME : 31. Qu’écrivez-vous en ce moment ? (c’est la même question que la 01, mais votre réponse est peut-être différente…)

Un article de Vanessa du Frat31 décembre 2010 à 21:19


Table des matières pour meme écriture

  1. Meme de l’écriture
  2. ME : 1. Qu’écrivez-vous en ce moment ?
  3. ME : 2. Quel est le registre d’écriture (comique, tragique, horreur, humour, etc.) dans lequel vous êtes le plus à l’aise ?
  4. ME : 3. Thé, café, jus d’orange, de carotte, chocolat chaud… buvez-vous quand vous écrivez ?
  5. ME : 4. Vers quel genre de récit (imaginaire, polar, épistolaire) vous tournez-vous le plus naturellement, lorsqu’une idée vous vient ?
  6. ME : 5. Avez-vous un moment privilégié pour écrire dans la journée ?
  7. ME : 6. À quelle vitesse écrivez-vous ?
  8. ME : 7. Qu’est-ce que vous ne pouvez vous empêcher de mettre dans vos textes ?
  9. ME : 8. Papier-stylo ou Word-clavier ?
  10. ME : 9. Quel thème ressort de l’ensemble de votre production écrite ?
  11. ME : 10. Que corrigez-vous en ce moment ?
  12. ME : 11. En tant qu’auteur (et non lecteur), préférez-vous écrire des nouvelles ou bien des romans ?
  13. ME : 12. Avez-vous des épiphanies créatives ?
  14. ME : 13. La question maudite : et vos tics d’écriture, pouvez-vous nous en parler ?
  15. ME : 14. Êtes-vous auteur de fanfictions ? Si oui, quels fandoms ? Si non, pourquoi ?
  16. ME : 15. Si l’un de vos textes venait à être publié, et à avoir un succès fou, verriez-vous les fanfictions inspirées de votre récit d’un bon œil ?
  17. ME : 16. Pouvez-vous écrire plusieurs textes à la fois ?
  18. ME : 17. Avez-vous des bêta-lecteurs “attitrés” ?
  19. ME : 18. Lorsque vous écrivez, écoutez-vous de la musique ?
  20. ME : 19. Pouvez-vous écrire partout ?
  21. ME : 20. Est-ce que vos lectures influencent votre manière d’écrire ?
  22. ME : 21. Êtes-vous du genre à partir d’une idée, écrire, et prévoir le scénario en chemin, ou à tout planifier avant de commencer l’écriture, même si par la suite vous devez dévier de votre synopsis ?
  23. ME : 22. L’endroit le plus insolite où vous avez eu une idée géniale qu’il vous était impossible de noter ?
  24. ME : 23. Lorsque vous écrivez, revenez-vous sur vos phrases pour les corriger au fur et à mesure, ou êtes-vous plutôt du genre à ne pas revenir en arrière tant que l’inspiration est là ?
  25. ME : 24. Écrivez vous “porte ouverte” (en montrant tout au fur et à mesure à vos lecteurs), ou “porte fermée” (en ne montrant rien tant que le point final n’a pas été posé, et la relecture effectuée) ?
  26. ME : 25. Avez-vous un planning d’écriture où vous échelonnez votre production à venir ?
  27. ME : 26. En moyenne, combien de fois revenez-vous sur un texte pour le corriger ?
  28. ME : 27. Avez-vous déjà participé à un NaNoWriMo (www.nanowrimo.org) ?
  29. ME : 28. Parlez-vous de ce que vous écrivez à vos proches et amis non écrivant ?
  30. ME : 29. Bêta-lisez-vous ? Si oui, cela influence-t-il votre manière d’écrire ? Si non, pourquoi ?
  31. ME : 30. Quel a été votre premier texte abouti ?
  32. ME : 31. Qu’écrivez-vous en ce moment ? (c’est la même question que la 01, mais votre réponse est peut-être différente…)

31. Qu’écrivez-vous en ce moment ? (c’est la même question que la 01, mais votre réponse est peut-être différente…)

Ah ben non, ça n’a pas changé. En même temps, heureusement. Faut que j’avance dans cette histoire, si je veux la finir un jour.



ME : 30. Quel a été votre premier texte abouti ?

Un article de Vanessa du Frat30 décembre 2010 à 18:13


Table des matières pour meme écriture

  1. Meme de l’écriture
  2. ME : 1. Qu’écrivez-vous en ce moment ?
  3. ME : 2. Quel est le registre d’écriture (comique, tragique, horreur, humour, etc.) dans lequel vous êtes le plus à l’aise ?
  4. ME : 3. Thé, café, jus d’orange, de carotte, chocolat chaud… buvez-vous quand vous écrivez ?
  5. ME : 4. Vers quel genre de récit (imaginaire, polar, épistolaire) vous tournez-vous le plus naturellement, lorsqu’une idée vous vient ?
  6. ME : 5. Avez-vous un moment privilégié pour écrire dans la journée ?
  7. ME : 6. À quelle vitesse écrivez-vous ?
  8. ME : 7. Qu’est-ce que vous ne pouvez vous empêcher de mettre dans vos textes ?
  9. ME : 8. Papier-stylo ou Word-clavier ?
  10. ME : 9. Quel thème ressort de l’ensemble de votre production écrite ?
  11. ME : 10. Que corrigez-vous en ce moment ?
  12. ME : 11. En tant qu’auteur (et non lecteur), préférez-vous écrire des nouvelles ou bien des romans ?
  13. ME : 12. Avez-vous des épiphanies créatives ?
  14. ME : 13. La question maudite : et vos tics d’écriture, pouvez-vous nous en parler ?
  15. ME : 14. Êtes-vous auteur de fanfictions ? Si oui, quels fandoms ? Si non, pourquoi ?
  16. ME : 15. Si l’un de vos textes venait à être publié, et à avoir un succès fou, verriez-vous les fanfictions inspirées de votre récit d’un bon œil ?
  17. ME : 16. Pouvez-vous écrire plusieurs textes à la fois ?
  18. ME : 17. Avez-vous des bêta-lecteurs “attitrés” ?
  19. ME : 18. Lorsque vous écrivez, écoutez-vous de la musique ?
  20. ME : 19. Pouvez-vous écrire partout ?
  21. ME : 20. Est-ce que vos lectures influencent votre manière d’écrire ?
  22. ME : 21. Êtes-vous du genre à partir d’une idée, écrire, et prévoir le scénario en chemin, ou à tout planifier avant de commencer l’écriture, même si par la suite vous devez dévier de votre synopsis ?
  23. ME : 22. L’endroit le plus insolite où vous avez eu une idée géniale qu’il vous était impossible de noter ?
  24. ME : 23. Lorsque vous écrivez, revenez-vous sur vos phrases pour les corriger au fur et à mesure, ou êtes-vous plutôt du genre à ne pas revenir en arrière tant que l’inspiration est là ?
  25. ME : 24. Écrivez vous “porte ouverte” (en montrant tout au fur et à mesure à vos lecteurs), ou “porte fermée” (en ne montrant rien tant que le point final n’a pas été posé, et la relecture effectuée) ?
  26. ME : 25. Avez-vous un planning d’écriture où vous échelonnez votre production à venir ?
  27. ME : 26. En moyenne, combien de fois revenez-vous sur un texte pour le corriger ?
  28. ME : 27. Avez-vous déjà participé à un NaNoWriMo (www.nanowrimo.org) ?
  29. ME : 28. Parlez-vous de ce que vous écrivez à vos proches et amis non écrivant ?
  30. ME : 29. Bêta-lisez-vous ? Si oui, cela influence-t-il votre manière d’écrire ? Si non, pourquoi ?
  31. ME : 30. Quel a été votre premier texte abouti ?
  32. ME : 31. Qu’écrivez-vous en ce moment ? (c’est la même question que la 01, mais votre réponse est peut-être différente…)

30. Quel a été votre premier texte abouti ?

Euh… abouti… donc terminé ? Le Sang des Miroirs. C’est un roman de littérature générale que j’ai écrit l’année de mes 18 ans (ça date). De temps à autre, genre une fois par an, je me dis qu’il faudrait que je le remanie, car il a pas mal de potentiel (plus que les Enfants de l’Ô, si on pense à une publication). Le problème principal, c’est qu’il est tellement mauvais au niveau du style qu’il faudrait quasiment tout réécrire, et j’ai peur que le texte perde de sa “saveur” : c’est l’histoire d’une fille de 14 ans, et je pense que j’avais à l’époque la capacité d’être proche de mon héroïne, capacité que je n’aurais plus actuellement.

Puis, évidemment, il y a eu les Enfants de l’Ô. Toutes les différentes versions du tome 1, toutes aussi pourries les unes que les autres, jusqu’à la version actuelle, qui me satisfait presque.



ME : 29. Bêta-lisez-vous ? Si oui, cela influence-t-il votre manière d’écrire ? Si non, pourquoi ?

Un article de Vanessa du Frat29 décembre 2010 à 16:07


Table des matières pour meme écriture

  1. Meme de l’écriture
  2. ME : 1. Qu’écrivez-vous en ce moment ?
  3. ME : 2. Quel est le registre d’écriture (comique, tragique, horreur, humour, etc.) dans lequel vous êtes le plus à l’aise ?
  4. ME : 3. Thé, café, jus d’orange, de carotte, chocolat chaud… buvez-vous quand vous écrivez ?
  5. ME : 4. Vers quel genre de récit (imaginaire, polar, épistolaire) vous tournez-vous le plus naturellement, lorsqu’une idée vous vient ?
  6. ME : 5. Avez-vous un moment privilégié pour écrire dans la journée ?
  7. ME : 6. À quelle vitesse écrivez-vous ?
  8. ME : 7. Qu’est-ce que vous ne pouvez vous empêcher de mettre dans vos textes ?
  9. ME : 8. Papier-stylo ou Word-clavier ?
  10. ME : 9. Quel thème ressort de l’ensemble de votre production écrite ?
  11. ME : 10. Que corrigez-vous en ce moment ?
  12. ME : 11. En tant qu’auteur (et non lecteur), préférez-vous écrire des nouvelles ou bien des romans ?
  13. ME : 12. Avez-vous des épiphanies créatives ?
  14. ME : 13. La question maudite : et vos tics d’écriture, pouvez-vous nous en parler ?
  15. ME : 14. Êtes-vous auteur de fanfictions ? Si oui, quels fandoms ? Si non, pourquoi ?
  16. ME : 15. Si l’un de vos textes venait à être publié, et à avoir un succès fou, verriez-vous les fanfictions inspirées de votre récit d’un bon œil ?
  17. ME : 16. Pouvez-vous écrire plusieurs textes à la fois ?
  18. ME : 17. Avez-vous des bêta-lecteurs “attitrés” ?
  19. ME : 18. Lorsque vous écrivez, écoutez-vous de la musique ?
  20. ME : 19. Pouvez-vous écrire partout ?
  21. ME : 20. Est-ce que vos lectures influencent votre manière d’écrire ?
  22. ME : 21. Êtes-vous du genre à partir d’une idée, écrire, et prévoir le scénario en chemin, ou à tout planifier avant de commencer l’écriture, même si par la suite vous devez dévier de votre synopsis ?
  23. ME : 22. L’endroit le plus insolite où vous avez eu une idée géniale qu’il vous était impossible de noter ?
  24. ME : 23. Lorsque vous écrivez, revenez-vous sur vos phrases pour les corriger au fur et à mesure, ou êtes-vous plutôt du genre à ne pas revenir en arrière tant que l’inspiration est là ?
  25. ME : 24. Écrivez vous “porte ouverte” (en montrant tout au fur et à mesure à vos lecteurs), ou “porte fermée” (en ne montrant rien tant que le point final n’a pas été posé, et la relecture effectuée) ?
  26. ME : 25. Avez-vous un planning d’écriture où vous échelonnez votre production à venir ?
  27. ME : 26. En moyenne, combien de fois revenez-vous sur un texte pour le corriger ?
  28. ME : 27. Avez-vous déjà participé à un NaNoWriMo (www.nanowrimo.org) ?
  29. ME : 28. Parlez-vous de ce que vous écrivez à vos proches et amis non écrivant ?
  30. ME : 29. Bêta-lisez-vous ? Si oui, cela influence-t-il votre manière d’écrire ? Si non, pourquoi ?
  31. ME : 30. Quel a été votre premier texte abouti ?
  32. ME : 31. Qu’écrivez-vous en ce moment ? (c’est la même question que la 01, mais votre réponse est peut-être différente…)

29. Bêta-lisez-vous ? Si oui, cela influence-t-il votre manière d’écrire ? Si non, pourquoi ?

Oui, je suis bêta-lectrice pour plusieurs amies. Après, je suis également correctrice, je pense que je peux compter ça aussi dans les bêta-lectures. J’aime beaucoup faire des bêta-lectures, déjà parce que quand je lis un texte je ne peux pas m’empêcher d’avoir envie de faire des commentaires et de corriger les fautes et que la bêta-lecture rend tout ça possible, et surtout parce que relever les erreurs, les tics d’écriture, les lourdeurs de phrases chez les autres me rend plus consciente de mes propres défauts d’écriture. J’ai besoin aussi de lire avec attention autre chose que mon propre roman, histoire de me dégourdir un peu l’esprit.

Je pense que les bêta-lectures influencent ma manière d’écrire autant que mes lectures, sinon davantage.



ME : 28. Parlez-vous de ce que vous écrivez à vos proches et amis non écrivant ?

Un article de Vanessa du Frat28 décembre 2010 à 21:00


Table des matières pour meme écriture

  1. Meme de l’écriture
  2. ME : 1. Qu’écrivez-vous en ce moment ?
  3. ME : 2. Quel est le registre d’écriture (comique, tragique, horreur, humour, etc.) dans lequel vous êtes le plus à l’aise ?
  4. ME : 3. Thé, café, jus d’orange, de carotte, chocolat chaud… buvez-vous quand vous écrivez ?
  5. ME : 4. Vers quel genre de récit (imaginaire, polar, épistolaire) vous tournez-vous le plus naturellement, lorsqu’une idée vous vient ?
  6. ME : 5. Avez-vous un moment privilégié pour écrire dans la journée ?
  7. ME : 6. À quelle vitesse écrivez-vous ?
  8. ME : 7. Qu’est-ce que vous ne pouvez vous empêcher de mettre dans vos textes ?
  9. ME : 8. Papier-stylo ou Word-clavier ?
  10. ME : 9. Quel thème ressort de l’ensemble de votre production écrite ?
  11. ME : 10. Que corrigez-vous en ce moment ?
  12. ME : 11. En tant qu’auteur (et non lecteur), préférez-vous écrire des nouvelles ou bien des romans ?
  13. ME : 12. Avez-vous des épiphanies créatives ?
  14. ME : 13. La question maudite : et vos tics d’écriture, pouvez-vous nous en parler ?
  15. ME : 14. Êtes-vous auteur de fanfictions ? Si oui, quels fandoms ? Si non, pourquoi ?
  16. ME : 15. Si l’un de vos textes venait à être publié, et à avoir un succès fou, verriez-vous les fanfictions inspirées de votre récit d’un bon œil ?
  17. ME : 16. Pouvez-vous écrire plusieurs textes à la fois ?
  18. ME : 17. Avez-vous des bêta-lecteurs “attitrés” ?
  19. ME : 18. Lorsque vous écrivez, écoutez-vous de la musique ?
  20. ME : 19. Pouvez-vous écrire partout ?
  21. ME : 20. Est-ce que vos lectures influencent votre manière d’écrire ?
  22. ME : 21. Êtes-vous du genre à partir d’une idée, écrire, et prévoir le scénario en chemin, ou à tout planifier avant de commencer l’écriture, même si par la suite vous devez dévier de votre synopsis ?
  23. ME : 22. L’endroit le plus insolite où vous avez eu une idée géniale qu’il vous était impossible de noter ?
  24. ME : 23. Lorsque vous écrivez, revenez-vous sur vos phrases pour les corriger au fur et à mesure, ou êtes-vous plutôt du genre à ne pas revenir en arrière tant que l’inspiration est là ?
  25. ME : 24. Écrivez vous “porte ouverte” (en montrant tout au fur et à mesure à vos lecteurs), ou “porte fermée” (en ne montrant rien tant que le point final n’a pas été posé, et la relecture effectuée) ?
  26. ME : 25. Avez-vous un planning d’écriture où vous échelonnez votre production à venir ?
  27. ME : 26. En moyenne, combien de fois revenez-vous sur un texte pour le corriger ?
  28. ME : 27. Avez-vous déjà participé à un NaNoWriMo (www.nanowrimo.org) ?
  29. ME : 28. Parlez-vous de ce que vous écrivez à vos proches et amis non écrivant ?
  30. ME : 29. Bêta-lisez-vous ? Si oui, cela influence-t-il votre manière d’écrire ? Si non, pourquoi ?
  31. ME : 30. Quel a été votre premier texte abouti ?
  32. ME : 31. Qu’écrivez-vous en ce moment ? (c’est la même question que la 01, mais votre réponse est peut-être différente…)

28. Parlez-vous de ce que vous écrivez à vos proches et amis non écrivant ?

Oui, parfois. En général, ça les gonfle, car ils ne lisent pas ce que j’écris et ne comprennent évidemment rien du tout. Mais il y a quelques personnes avec qui je peux parler de mon roman, j’essaie de ne pas trop abuser ! Cela dit, presque tous mes amis écrivent, donc c’est plus simple (mais je ne parle de mon roman qu’à quelques-uns d’entre eux). Mes proches (famille, donc) ne lisent pas ce que j’écris et c’est tant mieux. Je n’ai pas envie de les traumatiser à vie. En plus, ça ne les intéresse pas des masses.



ME : 27. Avez-vous déjà participé à un NaNoWriMo (www.nanowrimo.org) ?

Un article de Vanessa du Frat27 décembre 2010 à 14:53


Table des matières pour meme écriture

  1. Meme de l’écriture
  2. ME : 1. Qu’écrivez-vous en ce moment ?
  3. ME : 2. Quel est le registre d’écriture (comique, tragique, horreur, humour, etc.) dans lequel vous êtes le plus à l’aise ?
  4. ME : 3. Thé, café, jus d’orange, de carotte, chocolat chaud… buvez-vous quand vous écrivez ?
  5. ME : 4. Vers quel genre de récit (imaginaire, polar, épistolaire) vous tournez-vous le plus naturellement, lorsqu’une idée vous vient ?
  6. ME : 5. Avez-vous un moment privilégié pour écrire dans la journée ?
  7. ME : 6. À quelle vitesse écrivez-vous ?
  8. ME : 7. Qu’est-ce que vous ne pouvez vous empêcher de mettre dans vos textes ?
  9. ME : 8. Papier-stylo ou Word-clavier ?
  10. ME : 9. Quel thème ressort de l’ensemble de votre production écrite ?
  11. ME : 10. Que corrigez-vous en ce moment ?
  12. ME : 11. En tant qu’auteur (et non lecteur), préférez-vous écrire des nouvelles ou bien des romans ?
  13. ME : 12. Avez-vous des épiphanies créatives ?
  14. ME : 13. La question maudite : et vos tics d’écriture, pouvez-vous nous en parler ?
  15. ME : 14. Êtes-vous auteur de fanfictions ? Si oui, quels fandoms ? Si non, pourquoi ?
  16. ME : 15. Si l’un de vos textes venait à être publié, et à avoir un succès fou, verriez-vous les fanfictions inspirées de votre récit d’un bon œil ?
  17. ME : 16. Pouvez-vous écrire plusieurs textes à la fois ?
  18. ME : 17. Avez-vous des bêta-lecteurs “attitrés” ?
  19. ME : 18. Lorsque vous écrivez, écoutez-vous de la musique ?
  20. ME : 19. Pouvez-vous écrire partout ?
  21. ME : 20. Est-ce que vos lectures influencent votre manière d’écrire ?
  22. ME : 21. Êtes-vous du genre à partir d’une idée, écrire, et prévoir le scénario en chemin, ou à tout planifier avant de commencer l’écriture, même si par la suite vous devez dévier de votre synopsis ?
  23. ME : 22. L’endroit le plus insolite où vous avez eu une idée géniale qu’il vous était impossible de noter ?
  24. ME : 23. Lorsque vous écrivez, revenez-vous sur vos phrases pour les corriger au fur et à mesure, ou êtes-vous plutôt du genre à ne pas revenir en arrière tant que l’inspiration est là ?
  25. ME : 24. Écrivez vous “porte ouverte” (en montrant tout au fur et à mesure à vos lecteurs), ou “porte fermée” (en ne montrant rien tant que le point final n’a pas été posé, et la relecture effectuée) ?
  26. ME : 25. Avez-vous un planning d’écriture où vous échelonnez votre production à venir ?
  27. ME : 26. En moyenne, combien de fois revenez-vous sur un texte pour le corriger ?
  28. ME : 27. Avez-vous déjà participé à un NaNoWriMo (www.nanowrimo.org) ?
  29. ME : 28. Parlez-vous de ce que vous écrivez à vos proches et amis non écrivant ?
  30. ME : 29. Bêta-lisez-vous ? Si oui, cela influence-t-il votre manière d’écrire ? Si non, pourquoi ?
  31. ME : 30. Quel a été votre premier texte abouti ?
  32. ME : 31. Qu’écrivez-vous en ce moment ? (c’est la même question que la 01, mais votre réponse est peut-être différente…)

27. Avez-vous déjà participé à un NaNoWriMo (www.nanowrimo.org) ?

Oui. Plusieurs fois. En 2005, 2008 et 2009. J’ai réussi à chaque fois (bon, je ne me suis pas trop mouillée, les fois où je pensais ne pas pouvoir réussir, je n’ai simplement pas participé). Cette année, j’ai failli le faire, mais je n’avais tellement pas d’idées pour mon tome 8 (ça s’est débloqué depuis) que je me voyais mal avancer dans mon histoire.

J’aime vraiment beaucoup le Nano. C’est une véritable discipline (pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’écrire 50 000 mots en 30 jours, ce qui fait environ 1 670 mots par jour) et pour quelqu’un comme moi, c’est parfait. Je suis le genre de personne qui fait tout à la dernière minute, et si je ne me sens pas obligée d’une manière ou d’une autre de faire quelque chose, la plupart du temps, je ne le fais pas.

Lors de mon premier Nano, j’ai écrit le premier tome des Enfants de l’Ô (pas en entier, bien sûr. Je crois que j’avais écrit 65 000 mots, ou quelque chose comme ça, et j’ai terminé mi-décembre). Et les deux Nanos suivants m’ont bien aidée à avancer.

Je sais qu’il y a toute une communauté autour du Nano, des rassemblements, des défis, etc. Mais je suis plutôt solitaire, donc je reste dans mon coin, mais voir les autres tout enthousiastes autour de moi me motive beaucoup.

J’ai toujours fait plus que les 50 000 mots, pour me lancer un défi. Parce que les 1 670 mots, je gérais, et j’avais à chaque fois une bonne avance, donc je me mettais un wordcount plus élevé histoire de ne pas me reposer sur mes lauriers et perdre ensuite toute cette avance. L’an dernier, il y a deux ou trois psychopathes qui ont écrit un million de mots (c’est presque l’intégralité du cycle 1 des Enfants de l’Ô), mon maximum était 90 000 mots, si je me souviens bien, et j’avais vraiment, vraiment bossé dur.