Les Enfants de l\'Ô

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Souscription pour Reflets Inachevés

Un article de Vanessa du Frat1 janvier 2009 à 23:37

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Je profite de ce blog pour relayer une info qui me tient à coeur : la deuxième trilogie de l’écrivain Anna Galore est actuellement en soucription. Donc si vous avez aimé ses romans, n’hésitez pas !

Je relaie le message d’Anna Galore :

Zeno vient de créer le site http://souscrivons.free.fr pour permettre à ceux qui le souhaitent de participer à une souscription, afin de financer les coûts d’impression de ma deuxième trilogie “Reflets Inachevés” à 100 exemplaires.

Ma première trilogie, “L’éternel amoureux errant” a été auto-éditée par moi-même fin 2006, entièrement à mes frais. J’en ai offert tous les exemplaires imprimés à des amis, des proches ou des lecteurs avec qui j’ai sympathisé.

J’ai donné mon accord à Zeno pour qu’il organise une telle souscription à deux conditions:

- les livres seraient cédés aux souscripteurs à prix coûtant (imprimeur + frais de port), soit 24,30 € pour la trilogie.

- les souscripteurs auraient la possibilité de s’engager pour un montant supérieur à 24,30 € et la différence serait intégralement reversée à une association caritative comme le Secours Populaire ou les Restaus du Coeur.

Il s’agit en fait d’une proposition de souscription, une “promesse d’achat” en quelque sorte.

Aucun argent ne devra être versé tant qu’un nombre de souscripteurs suffisant n’aura pas été réuni pour financer 100 exemplaires minimum.

Les souscripteurs ne prennent donc aucun risque à s’inscrire, ils n’enverront leur chèque que si le montant suffisant pour réaliser le projet est réuni - ce dont ils seront prévenus par mail.

Le montant de 24,30 € est donné à titre indicatif et sera ajusté le cas échéant. Il devrait être très près de la réalité, étant basé sur ce que m’avait coûté la première trilogie qui totalise à peu de choses près le même nombre de pages que la deuxième.

Il se décompose comme suit:

- 6,3319 € par volume (prix pour 100 exemplaires chez Jouve), soit 19,00 € pour la trilogie

- 5,30 € de frais de port en colissimo.

Dès que possible, les devis de l’imprimeur seront rendus publics sur le site (ainsi que sur ce blog) afin que les souscripteurs puissent vérifier les montants réels. De plus, un justificatif de versement à l’association caritative sera également mis en ligne une fois le paiement du surplus éventuel réalisé.

D’avance, merci à toutes celles et tous ceux qui participeront à cette souscription.

Et un merci très particulier à Zeno pour son amicale initiative.

http://souscrivons.free.fr/



Coup de coeur à Anna Galore

Un article de Vanessa du Frat31 octobre 2008 à 14:39

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Mon amie Anna Galore vient de sortir son 7ème livre, intitulé… le 7ème livre :) Anna Galore est non seulement une écrivain de talent, elle est également une personne fantastique et une amie sincère. Donc n’hésitez pas, si vous ne connaissez pas encore Anna, à télécharger ses romans. Ils sont courts, prenants, et valent vraiment la peine d’être lus.

Les deux premières trilogies sont téléchargeables au complet, et Le Septième Livre ouvre la troisième trilogie. Il est disponible sur son site depuis hier.

Qu’est-ce que vous faites encore ici ? ^^



Les Editions Hydromel

Un article de Merlin30 septembre 2008 à 3:07

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Après deux ans de travail acharné sur le projet, le site des éditions Hydromel a été révélé au grand jour hier soir. Une bien longue gestation, certes, mais justifiable non seulement par le nombre impressionnant d’obstacles et d’imprévus survenus lors de sa création, mais aussi - et surtout - par l’ambition affichée.

En effet, la maison d’édition (à compte d’éditeur) affiche une ligne éditoriale vaste et innovante (au sens propre, Hydromel venant à créer des formats de publication nouveaux) au travers de ses neuf collections - Romans, Recueils, Anthologies, Novellas, Le Laboratoire, Bandes dessinées, Mangas, Albums, Artbooks - ouvertes à tous les genres, la consigne étant simple ; l’originalité. Dans les idées, dans leur traitement, dans les images ; dans les personnages, dans les logiques. Hydromel

Mais Hydromel ne se limite pas à ça ; dans l’optique de proposer de nouveaux services à la communauté littéraire/illustratrice de la websphère, la maison annonce également, outre un forum déjà dynamique, un service de mise en ligne de textes aux auteurs dans un cadre d’échange de critiques et de lectures, plusieurs numéros de son webzine - Encre Dansante, sur le passage du papier - et d’autres sections à venir. En bref, un véritable désir de faire avancer le milieu de la petite édition et de partager dans la bonne humeur avec son petit monde.

Au programme de ces prochains jours ? Déjà, l’ouverture sous peu des soumissions de textes pour la majorité des collections. Puis, nécessairement, plusieurs appels à textes de rigueur - pour une anthologie et pour Encre Dansante, version papier. Ensuite, le dernier opus du webzine, longuement travaillé ; puis… ah! conservons quelques surprises, tout de même !

En tout cas, soyez les bienvenus : au plaisir de vous lire !

http://editions-hydromel.com



Décalages technologiques et culturels

Un article de Emmanuel26 septembre 2008 à 16:33

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Ayant vécu entre 1996 et 2004 de ma plume en tant que journaliste (critique de jeux vidéo, pour être précis), puis étant devenu auteur par la suite, j’ai souvent à cœur de défendre le fait, pour un auteur, d’être rémunéré pour chaque œuvre qu’il rédige. Il est bien établi de nos jours que demander de l’argent en échange de l’autorisation d’accéder à un contenu textuel, n’est pas une pratique courante sur le net. En tout cas, c’est un modèle économique très largement minoritaire par rapport aux sites et aux blogs où on accède “gratuitement” (entre guillemets car les frais d’hébergement et d’équipement entrent en ligne de compte) au texte et à l’information. Il s’agit là de ce qu’on pourrait appeler un fait culturel. Cet idéal du tout gratuit a conduit dans les dernières années de nombreux auteurs à proposer des textes, nouvelles et parfois romans dans leur intégralité, gratuitement. Il peut s’agir d’un choix tout à fait respectable et raisonné, reposant sur l’élaboration d’une œuvre en ligne avec le concours et les suggestions des Internautes. Il peut s’agir d’offrir à ses proches son travail littéraire. Là encore, rien à redire. J’ai moi-même fait l’expérience de mettre en disponibilité gratuite, durant une période d’un an, un recueil de nouvelles de science-fiction. A l’exception d’un site dédié à la lecture en ligne du nom d’In Libro Veritas, où le recueil a été pas mal lu, j’ai pu constater que le nombre de téléchargements gratuits n’était supérieur aux ventes physiques que dans un rapport de 60/40, et donc ne boostait pas la notoriété du livre autant que je l’aurais cru initialement. En faisant cette expérience, j’avais conscience de participer à cet idéal finalement assez fallacieux du tout gratuit, ce qui me mettait mal à l’aise. C’est peut-être une mentalité d’arrière-garde, mais j’ai toujours pensé qu’offrir des objets - fut-ce des objets intellectuels - à n’importe quel passant en dépréciait la valeur. Dans mon esprit, la masse d’œuvres gratuites présentes sur le Net, leur profusion a tendance à faire germer l’idée inconsciente que les textes poussent dans les champs qui bordent les autoroutes de l’information aussi naturellement que le blé dans nos campagnes.

Le problème, c’est que même pour faire pousser du blé, il faut de la main-d’œuvre. Il y a là un décalage entre la gratuité des œuvres et le travail qu’elles occasionnent. Un décalage culturel.

La même tendance à la gratuité existait déjà pour les morceaux de musique en téléchargement… à une différence notable près : avec l’arrivée des lecteurs MP3, les artistes ont commencé à avoir la possibilité de requalifier leur musique. Un morceau ne servait plus uniquement de décoration auditive à un site, mais pouvait faire office de produit d’appel pour tout un album qui viendrait occuper les mémoires des lecteurs MP3. Evidemment, la musique demeurant numérique, le piratage reste très tentant. Mais les chiffres (+16 % de vente de morceaux téléchargés en 2007) prouvent qu’une économie numérique de la musique est possible. La grande leçon, c’est qu’il aura fallu que des objets technologiques (les lecteurs MP3) naissent pour qu’un contenu immatériel dévalorisé regagne de la valeur.

Quel rapport avec le livre ? Eh bien cela tient en un mot, l’électrophorétique. L’électrophorétique, c’est la technologie de l’encre numérique qui rend possible la fabrication de lecteurs d’e-book (on peut aussi dire e-reader ou livrel) à des résolutions au moins aussi bonnes que les imprimés papier. Dans le numéro d’automne de la revue Médias, on nous annonce une baisse possible des prix des lecteurs d’e-books pour la fin d’année. On se situerait alors entre 150 et 300 euros pour un lecteur d’e-book capable de lire du .doc, du PDF ou du PRC (une technologie propriétaire inventée par Mobipocket). Toujours selon Médias, en Chine, la production de masse des fameux e-readers a déjà commencé. Quatre-vingt pour cent des éditeurs y proposent leur catalogue en version numérique. Le gouvernement chinois souhaite remplacer tous les manuels scolaires par des supports numériques à partir de 2012, pour des raisons à la fois économiques et environnementales.

En Europe, à Dresde, non seulement la société Plastic Logic a investi 96 millions d’euros dans la construction d’une usine, mais elle propose déjà un nouveau modèle d’e-reader grand format . Et en France, une expérimentation de prêt de lecteurs d’e-book s’est déjà mise en place à la bibliothèque universitaire d’Angers.

On est donc à l’aube d’une nouvelle révolution, qui devrait réduire encore plus drastiquement le nombre de journaux et revues papier, et augmenter le volume de leur version numérique. En contrepartie, on peut penser qu’il apparaîtra plus logique aux gens de payer pour quelque chose qui va approvisionner leur lecteur d’e-book, que pour l’accès à un simple site sur Internet. Il faut savoir qu’aux Etats-Unis, il existe déjà des formules d’abonnement à des journaux téléchargés à distance sur le Kindle, un lecteur d’e-book.

Michaël Dahan, co-fondateur du Bookeen rencontré au salon du livre de Paris 2008, se plaignait de l’absence de contenu numérique (moins de 10 000 livres français sont accessibles actuellement dans leur version e-book) pour ses machines. Un véritable paradoxe à l’heure d’Internet… Eh bien la bonne nouvelle, c’est qu’à l’image d’initiatives telles Babelpocket (librairie en ligne de vente d’e-books de Science-Fiction, Fantasy et Fantastique sans DRM), les auteurs ont désormais la possibilité de se regrouper et de proposer du contenu. Et de se faire, enfin, rétribuer pour ce qu’ils écrivent…



Rentrée littéraire aux Buttes-Chaumont

Un article de Vanessa du Frat17 septembre 2008 à 19:46

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Et voilà la suite de la journée de samedi. Après notre fin de matinée / début d’après-midi à Compiègne, François, Carène, Jean-Christophe et moi nous rendons aux Buttes-Chaumont. Là aussi, il fait froid, mais au moins, il ne pleut pas (encore). Ambiance très sympa, je rencontre Eric Martini et la pétillante Rodica Pop, des éditions Glyphe. C’est l’occasion de discuter un peu avec un de leurs auteurs, Jean-Michel Calvez (STYx). Je retrouve avec plaisir Aurélia, des Editions des Mille Saisons, avec qui j’ai passé le mois d’août à échanger messages et MPs. La grande surprise de la journée, c’est Merlin, que je n’imaginais pas voir à Paris. Du coup, je le prends sadiquement en otage pour faire une photo sur ses genoux. Je fais de même avec Emmanuel Guillot, que je rencontre enfin et dont j’achète le recueil de nouvelles Espace et Spasmes.

Plein de gens sympas, à cette rentrée littéraire, et je regrette un peu d’avoir cédé à la tentation de me réfugier dans le café pour échapper à la nouvelle ère glaciaire qui sévissait dehors. A l’intérieur, c’est Disco et compagnie, une musique assourdissante qui empêche toute conversation normale et que les débiles de propriétaires refusent de baisser (et prennent un malin plaisir à monter à chaque remarque de notre part). Je dois donc hurler pour faire connaissance “en vrai” avec Anne-Laure Daviet, talentueuse écrivain et dessinatrice, dont j’avais déjà parlé il y a longtemps sur le site des Enfants de l’Ô. Elle est notamment l’écrivain derrière les aventures de Chloé Zinalla.

Nous partons ensuite manger en petit groupe, une soirée vraiment très très sympathique. Mais tout le monde est fatigué, et la soirée se finit relativement tôt. De superbes souvenirs, qui vont peut-être finir par me convaincre d’aller au festival d’Andrésy ou à celui de Sèvres… On verra l’état du portefeuille !



Salon des auteurs autoédités, Compiègne

Un article de Vanessa du Frat16 septembre 2008 à 15:55

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Samedi matin, François et moi passons prendre Jean-Christophe Heckers, puis Carène Wood, et direction Compiègne, où a lieu le salon des auteurs autoédités. Ma première constatation : c’est loin. Ma deuxième : il pleut et il fait froid. Mais nous arrivons enfin. L’endroit ne paie pas de mine, et si ce n’était l’affiche sur la porte, on aurait pu se demander s’il s’y passait vraiment quelque chose.

Nous entrons, je traînasse derrière (en fait, je me suis immédiatement précipitée aux toilettes, comme une vraie femme que je suis (un passager m’avait dit un jour “les femmes, c’est des pisseuses. Dans l’avion, dès que la lumière des ceintures de sécurité s’éteint, toutes les femmes se lèvent et se précipitent aux toilettes”. C’est pas faux ^^)). Avant même d’entrer dans la pièce principale, je croise Bernard Fauren, que j’avais rencontré il y a deux ans au Festival de Romans. Nous discutons quelques minutes, puis je vais rejoindre les trois autres dans la grande pièce. Là, je rencontre enfin Carine Geerts, qui est vraiment super sympa (mais je n’en doutais pas !). C’est l’occasion de quelques photos. Je discute avec quelques autres personnes, et comme toujours, je me colle dans un coin avec quelqu’un, vu que je suis timide (je sais, on ne dirait pas, mais je suis une grande timide qui a vaincu sa timidité).

Ils ont pensé à tout, il y a même un buffet avec de la charcuterie, du fromage, du raison, des macarons (jamais goûté jusqu’alors, mais cette fois, c’est fait : je déteste), etc. J’avais amené mes fameux muffins banane-nutella, qui ont eu leur petit succès. Mais l’heure tourne, et nous quittons tout le monde pour nous rendre aux Buttes-Chaumont.

Première rencontre avec d’autres auteurs autoédités (bon, pas tout à fait, vu que je connaissais déjà François ainsi que Bernard). Bilan : l’ambiance est vraiment chaleureuse. Dommage que l’autoédition ait si mauvaise presse, car les visiteurs n’ont pas été légion.

Un grand merci à François pour toutes les photos !

A voir aussi :



Salon des auto-édités

Un article de Vanessa du Frat6 septembre 2008 à 16:10

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Premier salon des auto-édités à Compiègne, à la Maison de la Famille, le 13 septembre de 10H à 18H.

 

Maison de la Famille,
1 Rue Normandie
60200 Compiègne

Compiègne se situe dans l’Oise, à 75km de Paris.

J’y serai aussi, mais en temps que visiteur. Je crois que certains auteurs de Brumerge y seront aussi, alors c’est l’occasion de leur rendre une petite visite !



Rentrée littéraire

Un article de Vanessa du Frat — à 15:57

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Le samedi 13 septembre, de 14 à 20h, huit petits éditeurs indépendants vous invitent à découvrir leurs nouveautés de septembre dans le parc des Buttes Chaumont dans le bar Rosa Bonheur !

Un moment convivial pour l’amour des livres, en présence des auteurs !

Laissez-vous tenter à la découverte d’ouvrages différents et passionnant !

Avec les éditions ActuSF, Griffe d’Encre, Mille Saisons, Argemmios, Galaxies, Altal, Glyphe et Malpertuis.

Samedi 13 septembre, 14h-20h
Bar Rosa Bonheur, Parc des Buttes Chaumont
Avenue de la Cascade 75019 Paris

Métro : Botzaris (la plus proche) ou métro Ourcq (ligne 5).
En bus : lignes 48 - 60

J’y serai, et je vous encourage à venir si vous vous trouvez à Paris ce jour-là !



Dans les pas de Roanne

Un article de Roanne17 août 2008 à 22:55

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Je me lance ? Je me lance…

J’ai été invitée par Ness à présenter « Dans les pas de Roanne » il y a de cela plusieurs semaines. Cependant, je ne suis pas rompue à l’exercice ce qui fait que je l’ai repoussé : je ne savais pas de quelle façon parler du projet qui m’occupe depuis des mois (presque trois ans, dans les faits) sans en dire trop, ou pas assez. La présentation n’est pas aisée. Je vais essayer de faire simple, sans vous promettre de faire court, alors prenez vos aises, installez-vous, n’hésitez pas à vous servir du café ou du thé. J’ai aussi du chocolat si vous voulez. Oui, je préfère vous prévenir : je suis chocolat-dépendante. Mais vous avez de la chance, je ne suis pas en période de manque !

Tout à commencé après l’ouverture du blog qui allait devenir mon support de prédilection : Plumes Sauvages. Il fallait bien le meubler et j’ai commencé à écrire un peu, avec un rythme presque quotidien. Très rapidement, j’ai voulu écrire en m’inspirant d’un fait réel : malgré mes précautions, mes affaires tendent toujours à s’étaler et ne pas se trouver à la place qui leur est attribuée. C’est ainsi que s’est dessiné le personnage de Niña, une lutine très particulière. J’ai commencé à imaginer l’exaspération d’une jeune femme dont la garde robe serait dérangée par l’apparition de cette Danthienne qui n’a pas son dé à coudre dans la poche.

Petit à petit, une histoire à commencé à se broder, elle a pris de l’ampleur, encouragée par les commentaires laissés sur le site par les personnes qui se sont piquées au jeu, suivant les épisodes au fur et à mesure de leur mise en ligne.

Puis est venu le temps des questions : vers quoi devait tendre l’histoire, à quel moment l’arrêter, les portes ouvertes seraient-elles toutes fermées ? Et surtout, entre temps, j’ai commencé à intervenir sur des forums et je me suis remise en cause : j’ai eu envie de progresser, d’améliorer la qualité de mon écriture en elle-même.

De ce fait, je n’ai jamais cessé de travailler l’ensemble du récit tout en terminant l’écriture du premier jet, même si le ton reste léger je me suis détachée de l’écriture spontanée, très « orale » du départ.

Actuellement j’ai entamé une nouvelle phase de corrections qui occupe mes soirées, quand je ne travaille pas sur mon autre projet, le fanzine Piments & Muscade, ou que je n’assure pas mon rôle de permanente et directrice pour le collectif CoCyclics. Je ne vais pas mentir : je ne m’ennuie pas et j’aimerais bien avoir un peu plus de temps !

Et alors, me direz-vous, il parle de quoi ce récit en ligne, pas uniquement d’une lutine qui fait de la broderie quand même ? Non, je vous rassure. Il laisse la parole à une narratrice qui se retrouve confrontée à une situation qui l’oblige à laisser son petit confort derrière elle et à faire des choix de vie, pas uniquement de garde-robe. Le tout dans un environnement fantasy très proche d’une certaine réalité mais qui m’a permis de m’affranchir des contraintes de celle-ci. J’ai essayé de donner un ton contemporain à ce récit, malgré le contexte un peu médiéval : les mœurs et dialogues des personnages sont modernes, ce que j’assume pleinement !



Comment devenir un écrivain célèbre (quand personne ne nous connaît).

Un article de Vanessa du Frat1 juin 2008 à 13:03

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Je viens de tomber sur une vidéo qui circule sur facebook, où un jeune écrivain se tranche le doigt pour protester contre le milieu sectaire de l’édition. Je ne vous mets pas le lien, désolée, mais vu que j’ai mis un quart d’heure à lutter contre la nausée et que je vais sûrement faire des cauchemars pendant une semaine (je suis super sensible aux doigts coupés. Ça doit être l’effet piano), je préfère vous épargner. Surtout que je ne sais pas si c’est un fake ou pas.

Bref. Une petite liste (sérieuse ou pas) des moyens infaillibles pour devenir un écrivain célèbre quand vous n’avez pas publié un seul bouquin :

  • apparemment, se couper un membre devant la caméra et diffuser la vidéo sur le net a l’air de fonctionner. Ouch.
  • être actrice ou chanteuse et publier sa bio à 20 ans.
  • coucher avec un(e) inconnu(e) dans un jacuzzi (pas sûre de l’orthographe, et le correcteur me propose “éjaculer” à la place, donc je vais m’en remettre à mon intuition plutôt qu’à la sienne) devant plusieurs millions de téléspectateurs. Accessoirement, si l’on découvre que vous avez abandonné votre enfant à sa naissance, ça peut créer le buzz. Moyen, quand même.
  • être le fils de ou la fille de. Notez que si vous êtes le fils de Jean Dupont, ça ne marchera pas. A moins que Jean Dupont soit un criminel pédophile violeur zoophile (barrez la mention inutile) et que vous racontiez vos souvenirs d’enfance dans votre premier roman.
  • être une femme musulmane transexuelle battue violée qui s’est enfuie avec son enfant pour monter ensuite sa multinationale et devenir riche à millions (je suis un peu cynique, je l’admets. Mais il y a des sujets plus à la mode que d’autres. Notez que je ne suis pas du tout en train de renier la misère des gens dans le monde, je ne fais que constater que certains sujets fonctionnent bien).
  • Poser nu(e) et mettre ses photos partout sur internet.
  • Faire un blog et critiquer tout le monde avec véhémence.
  • Faire un blog et y raconter ses frasques sexuelles (avec beaucoup de détails).
  • Etre le responsable d’un attentat ou d’un crime. Bon, après, vous êtes en prison, mais tout le monde s’arrache votre livre.
  • Coucher avec un éditeur / écrivain célèbre (ou à défaut, poser sur ses genoux pour une photo ultramédiatique que 3 personnes verront. Ouais. A la réflexion, c’est moyen.).
  • Faire couler la Société Générale (ou essayer).
  • Avoir du talent Non, ça, ça ne marche plus.
  • Avoir gagné une médaille olympique.
  • Publier à compte d’auteur un roman tellement pourri que les gens l’achèteront pour se foutre de vous. En attendant, votre roman, vous l’aurez vendu. Vous serez connu comme la plus grosse daube que la littérature française ait enfanté, mais ce n’est pas ça l’important, si ?
  • Devenir Miss Monde ou Mister Univers.
  • Se marier avec le Président de la République. Beurk. Il y a de sacrifices qu’on n’a pas envie de faire.
  • Jouer dans un film pornographique
  • Envoyer son manuscrit un peu partout, attendre les lettres de refus, se faire publier par un grand éditeur qui vous fera une pub d’enfer dans toutes les librairies, passer sur les plateaux télé, obtenir le Goncourt ou le Renaudot, bref, le rêve de tout écrivain (ou presque). Ça a marché pour certains, pourquoi pas vous ? Euh… A la réflexion, ça aussi, c’est moyen, et c’est comme les miracles ou la loterie : on en entend parler, mais ce n’est jamais à vous que ça arrive.

D’autres suggestions ? Moi je me propose pour coucher avec Michael Crichton ou Stephen King. Ensuite, je prendrai plein de photos compromettantes, je les posterai sur le net, j’ouvrirai un blog pour y raconter mes ébats, je ferai une vidéo qui se retrouvera mystérieusement sur YouTube, et je finirai par poser nue dans PlayBoy, avant de passer sur les plateaux TV pour promouvoir “Moi, Vanessa”, le livre autobiographique où je raconterai ma liaison avec Nicolas Sarkozy.

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