Les Enfants de l\'Ô

de l \'écriture à la publication

Catégorie Édition

Tout ce qui concerne l’édition

Comment devenir un écrivain célèbre (quand personne ne nous connaît).

Un article de Vanessa du Frat1 juin 2008 à 13:03

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Je viens de tomber sur une vidéo qui circule sur facebook, où un jeune écrivain se tranche le doigt pour protester contre le milieu sectaire de l’édition. Je ne vous mets pas le lien, désolée, mais vu que j’ai mis un quart d’heure à lutter contre la nausée et que je vais sûrement faire des cauchemars pendant une semaine (je suis super sensible aux doigts coupés. Ça doit être l’effet piano), je préfère vous épargner. Surtout que je ne sais pas si c’est un fake ou pas.

Bref. Une petite liste (sérieuse ou pas) des moyens infaillibles pour devenir un écrivain célèbre quand vous n’avez pas publié un seul bouquin :

  • apparemment, se couper un membre devant la caméra et diffuser la vidéo sur le net a l’air de fonctionner. Ouch.
  • être actrice ou chanteuse et publier sa bio à 20 ans.
  • coucher avec un(e) inconnu(e) dans un jacuzzi (pas sûre de l’orthographe, et le correcteur me propose “éjaculer” à la place, donc je vais m’en remettre à mon intuition plutôt qu’à la sienne) devant plusieurs millions de téléspectateurs. Accessoirement, si l’on découvre que vous avez abandonné votre enfant à sa naissance, ça peut créer le buzz. Moyen, quand même.
  • être le fils de ou la fille de. Notez que si vous êtes le fils de Jean Dupont, ça ne marchera pas. A moins que Jean Dupont soit un criminel pédophile violeur zoophile (barrez la mention inutile) et que vous racontiez vos souvenirs d’enfance dans votre premier roman.
  • être une femme musulmane transexuelle battue violée qui s’est enfuie avec son enfant pour monter ensuite sa multinationale et devenir riche à millions (je suis un peu cynique, je l’admets. Mais il y a des sujets plus à la mode que d’autres. Notez que je ne suis pas du tout en train de renier la misère des gens dans le monde, je ne fais que constater que certains sujets fonctionnent bien).
  • Poser nu(e) et mettre ses photos partout sur internet.
  • Faire un blog et critiquer tout le monde avec véhémence.
  • Faire un blog et y raconter ses frasques sexuelles (avec beaucoup de détails).
  • Etre le responsable d’un attentat ou d’un crime. Bon, après, vous êtes en prison, mais tout le monde s’arrache votre livre.
  • Coucher avec un éditeur / écrivain célèbre (ou à défaut, poser sur ses genoux pour une photo ultramédiatique que 3 personnes verront. Ouais. A la réflexion, c’est moyen.).
  • Faire couler la Société Générale (ou essayer).
  • Avoir du talent Non, ça, ça ne marche plus.
  • Avoir gagné une médaille olympique.
  • Publier à compte d’auteur un roman tellement pourri que les gens l’achèteront pour se foutre de vous. En attendant, votre roman, vous l’aurez vendu. Vous serez connu comme la plus grosse daube que la littérature française ait enfanté, mais ce n’est pas ça l’important, si ?
  • Devenir Miss Monde ou Mister Univers.
  • Se marier avec le Président de la République. Beurk. Il y a de sacrifices qu’on n’a pas envie de faire.
  • Jouer dans un film pornographique
  • Envoyer son manuscrit un peu partout, attendre les lettres de refus, se faire publier par un grand éditeur qui vous fera une pub d’enfer dans toutes les librairies, passer sur les plateaux télé, obtenir le Goncourt ou le Renaudot, bref, le rêve de tout écrivain (ou presque). Ça a marché pour certains, pourquoi pas vous ? Euh… A la réflexion, ça aussi, c’est moyen, et c’est comme les miracles ou la loterie : on en entend parler, mais ce n’est jamais à vous que ça arrive.

D’autres suggestions ? Moi je me propose pour coucher avec Michael Crichton ou Stephen King. Ensuite, je prendrai plein de photos compromettantes, je les posterai sur le net, j’ouvrirai un blog pour y raconter mes ébats, je ferai une vidéo qui se retrouvera mystérieusement sur YouTube, et je finirai par poser nue dans PlayBoy, avant de passer sur les plateaux TV pour promouvoir “Moi, Vanessa”, le livre autobiographique où je raconterai ma liaison avec Nicolas Sarkozy.

:sick:



Impression à la demande - Lulu.com

Un article de Vanessa du Frat17 mai 2008 à 11:16

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Table des matières pour Impression à la demande

  1. Impression à la demande - Manuscrit.com
  2. Impression à la demande - In Libro Veritas
  3. Impression à la demande - Lulu.com

La suite des articles de Remington Sloane, aujourd’hui avec le très célèbre Lulu.com.

Points positifs :

  • facilité de déposer son oeuvre (aucune sélection)
  • Belle présentation du site
  • Site très connu (80 pays !)
  • On sélectionne ses royalties
  • Livres pas trop chers (dans la normalité) si l’on n’exagère pas son revenu sélectionné

Points négatifs :

  • Aucune promo des oeuvres par le site
  • Trop de livres (nouveautés en permanence), chose qui éclipse les livres et les rend invisibles
  • Les frais de port sont chers, les livres mettent un temps fou pour arriver (entre 2 semaines au grand minimum et 2 mois !), chose qui dissuade le client de racheter une seconde fois.

Remarques de Vanessa : par curiosité, j’ai fait le test pour un livre de 400 pages au format A5 broché N&B, le coût de revient à l’unité est de 10.05€ (sans les royalties). Ce n’est pas comparable avec un prix “imprimerie”, mais je trouve que c’est assez raisonnable (ce qui me surprend un peu, c’est que j’avais fait ce test il y a quelques mois et que le prix était bien plus élevé. Lulu a-t-il baissé ses tarifs ?). Les frais de port sont de 4.99€ pour un livre, et certains pays bénéficient de tarifs réduits (la France en fait partie), ce qui fait que pour 2 livres, on ne paie que 5.99€, et pour 3, 6.99€. Lulu prend 20% du profit total (je n’ai pas vraiment compris leur calcul, mais soit). Quelqu’un m’a dit que les livres n’étaient pas d’une très bonne qualité, que les pages avaient tendance à se décoller.

Au niveau de l’ISBN, j’ai regardé sur le site, mais je n’ai pas vraiment compris s’il faut l’acheter à part ou s’il est compris dans le prix de fabrication du livre par Lulu.

Il y a également la possibilité de vendre le livre au format électronique, dans ce cas, il n’y a aucun coût de fabrication, mais Lulu prend 25% de vos profits. Le livre est au format pdf, donc peu pratique pour les liseuses électroniques. Une question : si vous optez pour le téléchargement gratuit de vos oeuvres au format pdf, est-ce que Lulu prend quand même une commission ?

Mon avis de webdesigner : le site est excellent, c’est sans doute le mieux conçu de tous (également des articles à venir). Il donne une immédiate sensation de confiance à l’utilisateur, ce qui n’est pas négligeable. Site bien fait et professionnel = bonne image du produit, service pro.

Somme toute, je pense que Lulu est une excellente solution (sans doute la meilleure) pour quiconque veut sortir un nombre réduit d’exemplaires de son livre. Lulu effectue des rabais à partir de 25 exemplaires, je pense qu’ils en effectuent d’autres encore à partir de 100 ou 200 exemplaires, il faudrait se renseigner.

Les connaisseurs Lulu (Emmanuel et JPJ) veulent-ils apporter quelques précision ?



Impression à la demande - In Libro Veritas

Un article de Vanessa du Frat14 mai 2008 à 16:21

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Table des matières pour Impression à la demande

  1. Impression à la demande - Manuscrit.com
  2. Impression à la demande - In Libro Veritas
  3. Impression à la demande - Lulu.com

Je continue avec les articles de Remington Sloane, du forum de France 2, qui m’a gentiment autorisée à les reprendre ici.

Aujourd’hui, In Libro Veritas :

Points positifs :

  • facilité de déposer ses oeuvres
  • pas de sélection à l’entrée (à condition bien sûr d’être en conformité avec la loi)

Point mi-positif / mi-négatif :

  • les oeuvres déposées sont obligatoirement en lecture libre sur le site

Points négatifs :

  • site peu connu des lecteurs.
  • Prix des livres (version papier) horriblement chers pour ce que c’est (un livre d’à peine 100 pages en format de poche à 17 euros, sans les frais de port !!)
  • Ventes très rares

Remarques de Vanessa : ILV-Edition, le site d’ILV pour l’impression à la demande (site différent de celui présenté ci-dessus), permet de publier un livre au format papier suivant différentes formules, somme toute assez chères (de 59 à 399€. Evidemment, ces prix ne comprennent pas les exemplaires des livres, même si certaines formules vous donnent droit à des exemplaires gratuits).

J’aimerais aussi que quelqu’un puisse confirmer, mais il me semble qu’ILV édite aussi à compte d’éditeur, dans certains cas. Quelqu’un en sait davantage ?



Impression à la demande - Manuscrit.com

Un article de Vanessa du Frat12 mai 2008 à 19:14

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Table des matières pour Impression à la demande

  1. Impression à la demande - Manuscrit.com
  2. Impression à la demande - In Libro Veritas
  3. Impression à la demande - Lulu.com

Remington Sloane, du forum de France 2, m’a autorisé à reprendre ici son excellent sujet sur les éditeurs du web. Le crédit lui revient entièrement. Je vais donc faire une petite série ici sur ce que je nommerais plutôt les “imprimeurs à la demande”. Je préfère développer le sujet sur plusieurs posts, cela permettra à chacun de donner son avis sur un imprimeur en particulier.

Aujourd’hui, Manuscrit.com

  • points positifs : fait de la publicité dans le journal Métro, ce qui lui assure une certaine notoriété. Il y aurait plusieurs ventes paraît-il.
  • points négatifs : On cède lamentablement ses droits avec un engagement anormal. Il ne s’agit même pas de cession mais de vol de droits puisque la procédure utilisée est illégale, selon l’annuaire “Audace” de Roger Gaillard (de l’ex-calcre). De plus, la publication se fait par une sorte de self-service navrant et difficilement compréhensible. Rajouté à cela, de nombreux auteurs se sont plaints de n’avoir jamais de réponses lors de contacts (par mail ou téléphone… surtaxé).

Petite remarque de Vanessa : j’ai dans ma bibliothèque un des premiers romans “manuscrit.com”, et un roman “manuscrit.com” plus récent. La différence est saisissante. Alors que le premier a un superbe feeling mate brossé, le second a une simple couverture glossy assez cheap. Si je me souviens bien, le premier était moins cher, les frais de ports n’étaient pas aussi élevés, et surtout, l’auteur avait de très nets rabais sur ses propres ouvrages. Pour le second, les frais de port étaient de 10€ par ouvrage !!! Actuellement, ils semblent avoir baissé leurs tarifs, passant à 6€… ce qui reste quand même élevé.
Je rajoute également aux points négatifs les promesses non tenues, l’enregistrement dans la base Dilicom qui se fait avec plusieurs mois de retard, l’absence de réelle communication sur les ventes de livres. Si Jean-Christophe a envie de compléter cette liste, ce serait génial.

N’étant pas auteur chez eux, je ne me souviens pas vraiment des termes du contrat, qui m’est un jour passé sous les yeux, mais il me semble qu’un auteur qui publie chez eux a un contrat d’exclusivité avec Manuscrit, qui l’oblige donc à y publier ses deux prochains ouvrages (à confirmer par JC, si possible).



iLiad Book Edition

Un article de Vanessa du Frat10 mai 2008 à 22:44

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iRex vient juste de sortir son “tout nouveau” eBook reader : l’iLiad Book Edition. A savoir, un iLiad v2 (comme le mien) mais sans le wifi, argenté au lieu de noir, en plastique dur au lieu du plastique tout doux et presque un peu mou du mien, et avec 50 livres pré-chargés dessus.

Tout ça pour 100$ de moins que l’iLiad v2. 100$, ça fait cher le wifi, je trouve… Mais honnêtement, je ne regrette pas mon achat (même si mon routeur et mon iLiad se détestent et que le wifi ne fonctionne que chez mes parents…). La version noire est quand même vachement plus classe que la version argentée, que je trouve un peu “cheap” au niveau du look final.

iLiad, Book Edition



Que du bonheur pour le collectif Babelpocket

Un article de Jean-Pierre9 mai 2008 à 22:41

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J’ai l’honneur de vous annoncer que, dès demain, toutes les “liseuses” Bookeen Cybook3 livrables en francophonie contiendront l’intégralité du premier Tome de la “Série du Portail” de JPJ, ainsi que 9 autres oeuvres dont la nouvelle “Brad 2051″ de Vanessa, sans oublier bien sûr une nouvelle d’Irène Delse ‘”Et si la faim venait..” et sept autres textes du collectif d’auteurs de SFFF Babelpocket.

Liste des auteurs Titre
Emmanuel Guillot Confrontation
Fabrice Chotin Le mot de la fin
Fred Vasseur Exquise angoisse
Irène Delse Et si la faim venait…
J-P Julhes Les Colombes du Portail
Jacques Paionni Lui, le prophète.
L-V Cervera Merino Myriol le magnifique
Macha Sener &
Stéphane Thomas Mission Zibeon
Sylvie Parthenay Luna
Vanessa du Frat Brad 2051

Journal Officiel
http://bookeenfr.blogspot.com/2008/05/un-plus-pour-les-francophones.html

http://www.babelpocket.fr/



iLiad - les softwares

Un article de Vanessa du Frat — à 16:35

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Table des matières pour iLiad

  1. iLiad
  2. iLiad, les nouvelles photos !
  3. iLiad - les softwares

Après vous avoir présenté deux séries de photos sur l’iLiad et ce qu’on pouvait faire avec, voici quelques photos montrant les applications que l’on peut installer dessus. Evidemment, on risque de tout planter, comme je l’ai fait, mais c’est toujours le problème quand on va bidouiller dans un système de type Linux. Et en plus, je suis une bidouilleuse, donc double risque :) (je n’ai jamais réussi à faire fonctionner un système Linux plus de 2 jours sur mon ordi)

Dans les applications que j’ai installées, Abiword, une version opensource de Word, et Mozilla Minimo, un navigateur internet. J’ai également installé FBReader, qui permet de lire toutes sortes de formats de fichiers, mais je n’ai pas encore pris de photos. Cela ne saurait tarder.

Je connais très mal Abiword, donc si vous avez des infos sur ce soft, n’hésitez pas !



iLiad, les nouvelles photos !

Un article de Vanessa du Frat4 mai 2008 à 23:21

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Table des matières pour iLiad

  1. iLiad
  2. iLiad, les nouvelles photos !
  3. iLiad - les softwares

Après un peu moins de dix jours d’utilisation, voici les nouvelles photos de l’iLiad, ma liseuse de livres électroniques. Ce “gadget” est génial. Contrairement aux autres liseuses, il est accompagné d’un stylet, qui permet de prendre des notes sur les documents pdf. Je l’ai choisie aussi pour son écran 8 pouces, beaucoup plus grands que les écrans 6 pouces des autres liseuses. En plus, il a un écran en 16 niveaux de gris, donc le rendu des photos et des images est meilleur.

On peut installer un terminal Unix dessus (si on sait s’en servir, ce qui n’est pas mon cas, mais mon copain sait) et plein de programmes. Pour l’instant, je ne l’ai pas fait, car la mémoire est malheureusement assez limitée. J’ai commandé une carte mémoire qui devrait arriver bientôt et me permettre d’installer Abiword, par exemple. Je vous en donnerai des nouvelles dès que ce sera fait.

Le stylet permet d’utiliser le clavier, mais également une reconnaissance des caractères, si l’on veut utiliser le bloc à la place du clavier. (je n’ai pas pris de photos, mais je le ferai bientôt) On peut s’en servir pour prendre des notes, lors d’une conférence, par exemple, ou quand on a une inspiration soudaine. Il existe différents “modèles” de blocs : blanc, ligné, à carreaux. On peut en rajouter d’autres, évidemment.

Pour continuer sur la lancée du stylet : il est possible de choisir la couleur du trait, ainsi que son épaisseur. La gomme permet ensuite d’effacer le tout. D’après le manuel, lorsque le stylet est sorti de son encoche, cela active l’écran tactile (technologie Wacom), et lorsqu’on le remet à sa place, l’écran est désactivé, ce qui permet d’économiser la batterie.

En parlant de la batterie, je n’ai pas encore pu vraiment la tester jusqu’à ses limites. Pour le moment, elle est encore à deux tiers chargée. Les autres liseuses tiennent plus longtemps en batterie, et la durée limitée de celle-ci est souvent citée dans les articles concernant l’iLiad. De mon côté, je préfère avoir toutes les super fonctionnalités de l’iLiad et une batterie que je dois recharger plus souvent qu’une liseuse qui tient trente jours sans recharge mais qui ne me permet pas la lecture de pdf ou la prise de notes.

La lecture des documents pdf est un rêve, même au format A4. Un format A5 serait encore mieux, mais pour le moment, je n’ai mis que des A4 sur l’iLiad. On peut zoomer, on peut passer en affichage horizontal, et surtout, on peut prendre des notes et mettre des commentaires ! Après, on peut fusionner les notes au document. Je n’ai pas encore essayé, mais ça ne saurait tarder.

Le format Mobipocket (prc) est très pratique : on peut agrandir ou réduire la taille de la police à volonté. Je pense qu’on peut également changer la police, mais je n’ai pas encore essayé. En revanche, le format Mobipocket ne permet pas la prise de notes. Donc, très utile pour simplement lire, mais pour l’annotation de documents, le pdf est le format idéal.

A part ça, j’ai testé aujourd’hui l’écran en plein soleil, la lisibilité est identique à celle d’un livre format papier. Contrairement à un écran rétroéclairé, il n’y a pas de changement de luminosité, que l’iLiad soit allumé ou éteint. La technologie e-paper est vraiment révolutionnaire. Pas de reflet, on peut l’incliner comme on veut, la lisibilité reste parfaite. Point négatif : comme pour les livres papier, il n’est pas possible dans lire dans l’obscurité.

Parlons maintenant de la connectivité : l’iLiad peut se connecter au réseau avec un câble, au moyen d’une adresse IP statique ou dynamique, et peut également se connecter en Wifi, cette fois-ci seulement au moyen d’une adresse IP dynamique (mais je pense que la prochaine version du programme interne remédiera à cela). Je n’ai pas essayé de naviguer sur internet, paraît que c’est possible. On le connecte au PC via un câble USB.

Niveau mémoire : la mémoire interne est limitée. 128Mo, si je ne me trompe pas. Mais on peut l’augmenter de plusieurs manières : un slot pour des cartes Compact Flash, un slot pour les cartes MMC, un slot pour une clé USB.

Il y a une prise audio, qui permet d’écouter des mp3. Je n’ai pas essayé, vu que j’ai un iPod, je ne pense pas que je mettrai de la musique sur mon iLiad, je ne vois pas trop l’intérêt, mais pour le test, je ferai peut-être l’essai.

Je crois que c’est tout pour cette petite “review” de l’iLiad. Si vous avez des questions, n’hésitez pas ! Evidemment, je mettrai d’autres articles au fur et à mesure de ma prise en main de cette liseuse électronique, ainsi que d’autres photos.

Une petite note exprès pour François : il existe apparemment une fourre étanche, qui permet de prendre l’iLiad sous l’eau jusqu’à 5m de profond et de s’en servir. Pour les gens qui aiment la plongée sous-marine, c’est sûrement très utile, mais pour les gens qui aiment lire dans leur bain (comme moi), c’est idéal. Donc, si tu fais tomber ta liseuse dans l’eau, elle fonctionnera encore.



extrait des liaisons presque dangereuses, de Luc Doyelle

Un article de lucius2 mai 2008 à 14:13

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Ses cuisses étaient moelleuses et tièdes comme deux petits pains sortis du four, et c’est tout naturellement que je pris sa main pour m’endormir comme un bébé. Elle ne l’entendait pas de cette oreille, et s’acharna à exercer des pressions sur ma paume pendant toute la durée du voyage. Pas moyen d’être tranquille dans cette voiture !

Le lendemain, sur la plage de l’Espiguette, alors que je demandais à la cantonade qui avait jeté des glaçons dans la mer, un drôle de poisson en maillot de bain se jeta sur moi pour me mordre les lèvres. Je ripostai avec courage. Le combat se termina par un match nul : soixante-douze points dans chaque camp. Une trêve fut négociée.

Élisabeth cachait fort habilement son jeu. Sous des dehors de jeune fille de bonne famille, grondait un tempérament de bohémienne. Elle vivait dans une caravane, à la lisière de Générac, et dansait tous les soirs le flamenco tandis que les Gipsy Kings jouaient Jobi, Joba à la guitare sèche. Tous les gars du village étaient là. Et Élisabeth, qui était simple et très sage, présumait que c’était pour voir les Gipsy Kings.

Un soir, je la rejoignis dans sa caravane. Après avoir essuyé deux coups de fusil du propriétaire des lieux[1], je m’engouffrai dans la roulotte moderne et repris mon souffle. Elle m’attendait, couchée, les bras ouverts. Je ressentis le besoin de prendre une douche.

(Le paragraphe suivant a été censuré par le Comité catholique des jeunes lecteurs de la paroisse de Jouy-sur-Yvonne. Veuillez nous excuser pour le désagrément.)

Nous nous promîmes monts et merveilles. Surtout des monts, car ma passion du ski était encore très forte. Je repartis pour le Jura, et il ne fallut pas longtemps pour que je décide de kidnapper mon employeur pour qu’il déchire le contrat de cinq ans qu’il m’avait fait signer le jour de mon embauche. Élisabeth avait empoché un diplôme d’ingénieuse, spécialité eaux, boues, sulfure d’hydrogène, rouille et autres sympathiques oxydations de tuyauteries. Elle était partie traîner ses sabots en Lorraine, et j’en profitai pour m’enrôler comme infirmier à Sarreguemines, en unité pour malades difficiles, catégorie Musclor, la prime de risque de 595 francs en témoignait sur mon bulletin de salaire. L’expression « malades difficiles » ne signifiait pas que les patients trouvaient la nourriture mauvaise, mais plutôt qu’ils auraient tué père et mère pour une cigarette. Certains, d’ailleurs, en étaient passés par là. Environ la moitié de la population hospitalisée, pour être précis. L’autre moitié était composée de psychotiques particulièrement imprévisibles, et tout l’arsenal thérapeutique était utilisé à seule fin de prévoir l’instant où l’un d’entre eux nous planterait un cure-dent entre les omoplates, les couteaux et fourchettes étant naturellement prohibés en ces lieux. Aussi, chaque fois que je croisais un patient se curant les dents, je me positionnais mentalement en garde, le poil hérissé, prêt à lancer mon uchi mata. Le patient le plus spontané, dans son genre, se prénommait Abdel et écrivait à ses parents, toutes les deux semaines, la même lettre :

Chers parents,

Je vous écris cette lettre pour vous demander si tout va bien et que moi aussi.

Envoyer moi au plus vite un radiocassette de marque AIWA.

Je vous embrasse,

Abdel

Les parents ne répondaient jamais, ce qui agaçait Abdel, qui passait alors le temps à fracasser des vitres de sécurité de dix centimètres de large, avec son front, puis à s’ouvrir les veines par l’ouverture pratiquée, histoire de vérifier s’il possédait, comme les autres, ses six litres de sang. S’il est vrai que la musique adoucit les mœurs, l’on pouvait observer que l’absence de musique provoquait l’effet inverse. Le cœur brisé par tant d’indifférence familiale, Abdel succomba à une crise cardiaque au cours de son ultime séance de casse frontale.


[1] Il est très difficile d’essuyer un coup de fusil. Cela demande une grande vivacité, ainsi qu’une précision hors norme.



Quelques infos sur les liaisons presque dangereuses.

Un article de lucius1 mai 2008 à 18:20

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A la demande générale (de Ness), voici le détail du parcours de ce premier roman

J’ai commencé l’écriture du roman à l’été 2006, ce qui m’a tenu en woody durant cinq mois (et en haleine aussi, par la même occasion).

Ensuite, j’ai pris Albin Michel en otage pour qu’il publie ce génial roman, mais la famille a refusé de négocier, ce qui m’a valu trois semaines de garde à vue et douze mois de séjour pénitentier à fleury Mérogis. Séjour durant lequel j’ai envoyé mon manuscrit à tous les grands éditeurs de la place de Paris. Mais le milieu étant une grande famille, j’étais grillé auprès des parrains de l’édition.

Je m’apprêtais à me faire Sepukku (ça sonne mieux que Hara Kiri, surtout depuis que le professeur Choron en a dévoyé le sens) dans une ruelle de Ste Colombe (Seine et Marne), lorsque le patron des Nouveaux Auteurs s’est penché vers moi et m’a posé la main sur le front. Outre que j’avais une fièvre fusillée (ou carabinée, rayez la mention inutile), il a senti un remarquable potentiel sous ma caboche. Il m’a accompagné chez lui, m’a fait couler un bain parfumé à la camomille, et m’a tendu une plume qu’il avait trempée dans mon propre sang, m’enjoignant à signer un contrat qui, disait-il, changerait ma vie pour toujours.

Et voilà… mon roman est paru en décembre dernier, il recueille tous les suffrages (d’où la déroute de l’UMP), à tel point qu’Amélie Nothomb a acheté une statuette à mon effigie, et tous les matins plante des aiguilles dans ce qui est censé représenter mon corps. Ça m’est parfaitement égal, car je crois aux bienfaits de l’acupuncture, et je me porte comme un charme depuis.

bon, me direz-vous, mais de quoi parle ce satané bouquin?

Bonne question, je vous remercie de l’avoir posée.

Imaginez un type quelconque. Il se prénomme Lucius. Infirmier. Mais aussi photographe. En outre, un ancien métier abandonné qu’il voudrait bien oublier. Mais voilà, sur un coup de tête que n’aurait pas renié Zinédine, il se lance à la recherche de Barbara. Son amour d’enfance. Bon, d’accord, Lucius a quarante-quatre ans, mais il n’est jamais trop tard pour faire une bêtise.

Et quelle bêtise! Son passé va lui exploser à la g.. figure comme un boomerang.

Je renonce à vous dévoiler la suite, car sinon vous n’achèterez pas ce roman révolutionnaire. Ce qui serait bien dommage.

bonne soirée à tous.

Lucius