Les Enfants de l\'Ô

de l \'écriture à la publication

Catégorie Écriture

Tout ce qui concerne l’écriture des Enfants de l’Ô

Ce roman aura ma peau

Un article de Vanessa du Frat22 mai 2008 à 0:43

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Je viens de terminer le chapitre IX-5, et j’ai bien cru que ce chapitre resterait éternellement inachevé, depuis le temps qu’il traînait sur mon ordi. Enfin, j’y ai mis le point final et il est tel que je l’espérais, même si je me suis évidemment laissé emporter par l’action et que mon mini-plan s’en est trouvé mis à mal. Du coup, je finirai ce pan de l’histoire avec le chapitre X-5, ce qui me convient bien aussi, parce que ça fait un chiffre rond.

Ce chapitre s’inscrit directement dans la lignée du chapitre charnière dont je parlais il y a quelques semaines : beaucoup de personnages à gérer, une action pas très présente car tout passe sous forme de sous-entendus et de rapports tendus, d’atmosphère malsaine, etc. J’ai évité le dialogue Line contre Line avec soin, mais je ne m’estime pas sauvée, loin de là…

Bientôt, je vais devoir affronter LE défi de cette cinquième partie : Alpha. Que ce soit sous forme de planète ou de supermégalopole, Alpha est bien plus évoluée technologiquement que Lambda, et je vais devoir me livrer à une activité que je n’aime guère : les descriptions. Je ne veux pas non plus tomber dans le cliché de la ville-technologie, avec ses architectures arrondies, ses voitures volantes, bref, l’an 2000 tel qu’imaginé dans les années soixante (un cookie à celui qui me trouve la référence !). Star Wars l’a fait, le 5ème élément l’a fait, et sans doute plein d’autres auxquels je ne pense pas maintenant, mais si je peux éviter de faire une ville qui ressemble à toutes les villes du futur et à tous les clichés populaires, ce serait pas mal. Cela dit, je vois mal comment procéder, vu qu’objectivement, c’est un peu à ça que ressembleront les villes dans 400 ans, si l’homme est toujours sur cette planète.

Le fait d’avoir décidé de faire d’Alpha une simple capitale sur un autre continent au lieu d’une planète-mère éloignée m’enlève déjà une sacrée épine du pied : je n’aurai pas besoin d’expliquer tout de suite la manière dont ils passent d’une planète à l’autre ^^

En tout cas, je ne pensais pas dire ça un jour, mais je serai drôlement contente lorsque j’aurai bouclé la cinquième partie, parce que ça me permettra d’avoir un regard d’ensemble sur le premier cycle. Peut-être que je prendrai même quelques mois pour écrire un autre roman, qui sait ?

Ecrire une longue saga, c’est difficile, et surtout, ça n’aide pas à se diversifier. Cela dit, heureusement que j’ai les Enfants de l’Ô, parce qu’avec ma maladie, je ne vois pas trop comment je pourrais me lancer dans d’autres écrits. Là, les personnages et l’histoire sont tellement bien définis dans ma tête que j’arrive quand même à avancer un peu, malgré mes problèmes de concentration.

Le seul problème que je vois, c’est que la cinquième partie est d’une grande complexité et j’ai un peu peur de la gâcher en ne parvenant pas à avoir l’esprit suffisamment concentré sur tous les petits trucs auxquels il faut absolument que je pense. Quand je vois que j’ai de la peine à écrire une phrase et que l’estimation de cette 5ème partie tourne autour de 150′000 mots (c’est une estimation par la négative, il est plus que probable que la 5ème partie fasse 200′000 mots), je me dis, waooo, encore un très très long chemin à parcourir pour boucler ce premier cycle !

Allez, on va croiser les doigts pour que je ne meure pas avant.



Méthode de travail - Vanessa

Un article de Vanessa du Frat11 mai 2008 à 22:54

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Après l’impressionnant article de Lily sur sa technique d’écriture, je vais vous parler de la mienne, très très différente. Les gens s’imaginent souvent que lorsque l’on écrit une longue saga comme les Enfants de l’Ô, on est très organisé, avec des listes partout, des fiches de personnages, une fresque chronologique très détaillée, des centaines de notes, etc. etc.

Ce qu’il faut savoir, c’est que je suis une personne extrêmement bordélique. Je me retrouve très bien dans mon désordre, mais il est vrai que j’aimerais parfois être plus organisée. Je travaille là-dessus, progressivement. J’ai même acheté un carnet spécial pour me faire des fiches de personnages et développer l’univers des Enfants de l’Ô. Pour l’instant, je n’y ai écrit qu’un truc, et qui n’est même pas important pour ce que j’écris actuellement.

L’histoire des Enfants de l’Ô a germé dans ma tête il y a de cela plus de dix ans (13, pour être exacte) et a tellement changé au fil du temps que seuls les personnages principaux (les jumeaux Tio et Tia Romavitch) sont restés, avec une minuscule partie de l’histoire. Il y a des avantages et des inconvénients à traîner une histoire sur si longtemps. On connaît parfaitement ses personnages, leur caractère, leur passé. Cela leur donne un certain réalisme. En revanche, on ne voit plus les défauts de son histoire (voir cet article), ce qui n’est pas bon du tout.

Je n’ai pas à proprement parler de méthode de travail. Je me mets devant mon écran ou devant ma feuille, et j’écris. J’ai, pour mon histoire, ce que j’appelle des “balises” : des passages obligés. Entre deux balises, je laisse l’histoire se développer toute seule. L’important, c’est d’arriver à la prochaine balise. Là encore, points positifs et points négatifs : l’histoire est dynamique, je ne m’ennuie pas en l’écrivant, mais elle a également tendance à prendre des proportions incroyables.

Certes, je pourrais cadrer mon histoire, écrire un plan détaillé, chapitre par chapitre, mais franchement, je préfère m’amuser un peu plus. Me retrouver à simplement lier des événements listés et parfaitement saucissonnés, cela ne me plaît pas. Pour moi, une grande partie de l’intérêt d’écrire réside dans le fait de découvrir l’histoire peu à peu.

Très souvent, lorsque je commence un chapitre, je ne sais qu’une partie de ce qui va s’y passer. L’autre partie arrive toute seule, quand je ne l’attends pas, et bien souvent, elle aboutit à de nouveaux développements de l’histoire, qui la rendent plus intéressante. Après un certain point, je suis obligée de faire des plans, par exemple lorsque l’histoire touche à sa fin. Mais je me connais : je prévois trois chapitres, je me retrouve avec trente.

Pour vous donner une petite idée, avant de réécrire ce qui est maintenant la première partie des Enfants de l’Ô, j’ai fait un plan détaillé, chapitre par chapitre. Actuellement, je me trouve, sur ce plan, au chapitre cinq… Les plans et moi, apparemment, ce n’est pas l’amour fou.

J’ai très souvent de nouvelles idées pour le roman quand je conduis, quand je suis dans la salle d’attente du médecin, juste avant de m’endormir, etc. etc. Du coup, je me balade toujours avec un petit calepin rempli de notes, que je ne relis jamais (d’où l’intérêt), puisque si l’idée est bonne, elle reste. J’ai également un dictaphone, parce que lorsqu’on se réveille à 3h du matin avec une idée géniale, on n’a pas forcément envie de remuer la pièce pour trouver une feuille et un stylo.

Cela dit, pour la correction en profondeur du roman, j’ai l’intention de poser quelques bases : une chronologie détaillée, des données bien étudiées sur le monde, son fonctionnement, des fiches pour les personnages secondaires (parce que j’ai l’air maligne quand je dois feuilleter mon bouquin pour retrouver comment s’appelle tel ou tel chercheur).

Mais bon, je vais quand même dévoiler quelques trucs, sinon cet article n’a pas tellement de sens. Avant de commencer un chapitre, je prends une feuille et j’y inscris les événements clés dudit chapitre, avec, à côté, une estimation du nombre de pages que prendra chaque événement. Le but étant d’arriver à garder des chapitres homogènes, pour éviter d’avoir un chapitre de 5 pages et un autre de 25. En général, mes chapitres font 6000 mots. J’avais commencé avec 5000, mais je me suis laissée dépasser. Les derniers chapitres d’une partie peuvent être plus longs. Cette contrainte m’aide à me cadrer, et vu le format que j’utilise (publication chapitre par chapitre sur internet), c’était presque indispensable.

Autre chose : je ne refuse rien aux personnages. Parfois, j’ai un développement bien arrêté pour un chapitre, et quand j’y place mes personnages, ils refusent tout net de suivre le chemin que j’ai créé pour eux. Alors je les laisse n’en faire qu’à leur tête, du moment que les balises sont respectées. L’histoire est plus intéressante à écrire pour moi, et surtout, je ne risque pas de tomber dans le OOC (out of character).

Voilà ! A vous !



<Ça y est !>

Un article de Emmanuel28 avril 2008 à 12:58

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En tant qu’auteur de Science-fiction et de Fantasy, j’ai déjà eu l’impression d’être un gourou, un messie voire un dieu en découvrant des univers souterrains, alternatifs, multidimensionnels ou que sais-je encore. Du coup évidemment, l’égo a tendance à gonfler, ce qui est très agréable pour moi et un peu moins pour mes proches. Me laissant bercer par cette impression, combien de fois me suis-je écrié: “Ça y est !” Ce qui veut dire, je l’ai, mon récit est parfait, il m’a été transmis par, disons, des voix venues d’ailleurs qui ont fait de moi leur chantre épique. Il ne faut plus y toucher, c’est sacré.

Evidemment, tout dépend de ce que l’on veut réaliser au travers de l’écriture. Pour ce qui me concerne, l’un des objectifs est tout de même de toucher un maximum de lecteurs et de leur faire plaisir, c’est pourquoi j’estime écrire de la littérature populaire. Je me dois de leur donner envie de lire la page suivante. Ce qui passe, bien sûr, par l’art du romanesque.

A mon sens, l’art du romanesque peut comprendre beaucoup de choses, art dramatique, art poétique, art de la comédie et j’en oublie. Une manière de toucher le lecteur et d’instaurer une certaine complicité, un jeu entre lui et moi, c’est de le surprendre. Créer de l’imprévu, pour lui donner envie d’aller plus loin. Si cet imprévu n’est pas au point, si la complicité n’est pas au rendez-vous, le fameux message stellaire peut aller se rhabiller. Le texte doit être retravaillé dans le sens qui conviendra le mieux, à la fois au lecteur et au récit. C’est ce qu’on pourrait appeler l’un des aspects ludiques de l’écriture, dont gagneraient d’ailleurs à s’inspirer nombre de manuels scolaires et enseignants rébarbatifs.

Il est bien évident que quand on écrit, on utilise plusieurs canaux, plusieurs facettes de sa personnalité, et on fait passer, consciemment ou non, pas mal de choses. Il n’empêche qu’en définitive, mes livres, mes romans doivent être des compromis. S’il y a bien une chose que m’a appris Ardalia, mon prochain roman, et de la meilleure manière qui soit c’est à dire de manière empirique, c’est bien cela.



Evolution

Un article de Vanessa du Frat21 avril 2008 à 22:48

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Aujourd’hui, j’ai pensé à mes pauvres lecteurs malheureux abandonnés dans leur coin, et au lieu de continuer mon chapitre 9-V, j’ai corrigé le chapitre 21-II pour publication sur le site. Comment dire… Je me suis arraché les cheveux ? Je me suis roulée par terre de désespoir ? J’ai hurlé à la mort pendant une demi-heure et mes voisins m’ont jeté des tomates ? Bref. Le temps passe vite, et je pense avoir pas mal évolué depuis l’écriture de ce chapitre. Je ne sais pas pourquoi il m’a marqué davantage que les chapitres précédents au niveau de la médiocrité du style, peut-être que j’étais particulièrement critique, ce soir, mais bon.

C’est incroyable les horreurs que j’ai retrouvées dans ce chapitre. La plus grosse : “Elle croisa les bras sur sa poitrine, une main sur l’épaule de Mikhail”. Oui, on ne le savait pas encore, mais Lyen, non contente d’avoir des yeux de chat, a également trois bras. La honte. Enfin, heureusement, je l’ai remarqué. Les phrases m’ont parues répétitives, toutes construites sur le même modèle, parfois construites de manière réellement biscornues. J’ai l’impression d’être une adepte de l’adage “pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?” Et en effet. Pourquoi écrire “une robe faite spécialement pour elle” quand on peut écrire “une robe faite sur mesure”, qui est exactement la même chose en plus simple ? Certaines phrases m’ont fait frémir d’horreur.

Je pense avoir rattrapé le coup pour la publication en ligne, mais il est clair que j’aurai un gros, un très très gros travail de correction à faire avant la publication papier.

C’est amusant de voir à quel point je fais attention maintenant à des lourdeurs de style que je n’aurais sans doute pas remarqué auparavant. C’est l’effet “une heure de relecture sur chaque chapitre de la première partie” qui se manifeste. Et j’ai bien écrit “relecture” et non “correction”. Car évidemment, j’envisage un peu plus (et c’est une euphémisme) d’une heure de correction par chapitre, vu le boulot…

Mais en même temps, ça me fait plaisir de voir que je remarque facilement mes erreurs et que je ne les commets plus dans mes écrits actuels. Je reste lucide, je suis sûre que dans deux ans, je serai horrifiée de mon niveau d’aujourd’hui et que je m’évanouirai de désespoir à la vue de ce que j’écrivais il y a quelques années.

L’écriture, c’est vraiment une évolution constante. On n’arrête jamais de s’améliorer, et on n’arrêtera jamais de s’arracher les cheveux en se relisant.



Ellipse

Un article de Vanessa du Frat18 avril 2008 à 22:25

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Actuellement, dans la rédaction du chapitre 9-V, je me trouve confrontée à un choix difficile : décrire une situation ou faire une ellipse. Les deux possibilités possèdent des avantages et des inconvénients. Du coup, je ne sais pas encore quoi choisir.
François m’a suggéré de faire une ellipse du procès du colonel Lewis, dans la première partie, car il pense, probablement à raison, que je n’arriverai pas à rendre celui-ci assez crédible. Je n’ai pas encore choisi ce que j’allais faire, il faudra que j’y réfléchisse plus amplement.
Cela dit, l’ellipse que j’envisage actuellement a des fondements différents. Je pense que je pourrais rendre la scène assez crédible, mais c’est une confrontation de plus, et j’en ai assez de décrire des confrontations. En outre, faire une ellipse peut faire planer le doute sur ce qui s’est réellement passé, et titiller l’imagination du lecteur.
Décrire la scène permet, en revanche, de mettre en relief les sentiments et les émotions des personnages lors d’une situation donnée, donc de renforcer le caractère et le réalisme des dits personnages.
Je vais forcément choisir une des deux possibilités, mais ça m’intéresserait de savoir comment vous gérez ce genre de situations, quand et pourquoi vous utilisez les ellipses, si vous êtes plutôt pour ou contre ce procédé littéraire (pour peu qu’on puisse être pour ou contre un procédé littéraire…).
A vous !

La semaine prochaine, dans notre nouvelle série géométrique, ne manquez pas le carré ! *j’ai honte, mais je n’ai pas pu résister…*



Grosse remise en question

Un article de Vanessa du Frat16 avril 2008 à 20:32

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Vous le savez, les Enfants de l’Ô, c’est un peu mon bébé et ça fait des années que le traîne : je l’abandonne, je le reprends, je l’abandonne de nouveau, j’écris la suite, je l’abandonne, je réécris tout… Bref, c’est un projet de longue haleine.

Or, j’ai remarqué quelques défauts persistants dans ce roman qui viennent clairement de l’attachement que j’ai au projet de base, à savoir le tout premier jet des Enfants de l’Ô, qui date de mes… quatorze ans. Quand on travaille pendant des années sur un roman, on finit par s’habituer si bien à l’ensemble de l’histoire qu’on ne voit plus ses failles.

Récemment, j’ai mis le doigt sur quelque chose qui me gênait depuis le début et que je contournais toujours comme je le pouvais : les planètes. Pour ceux qui ne connaissent pas le roman, il y a une planète-mère, Alpha, qui a réclamé son indépendance voilà environ 200 ans, et qui possède une panoplie des planètes-filles, tous moins habitées les unes que les autres. L’histoire se passe sur une de ces planètes, une des dernières à être colonisée : Lambda.

Pour contrebalancer ce qui s’appelle “l’Alliance Alpha”, nous avons “l’Alliance Toria”, à savoir la Terre sous sa nouvelle forme gentiment radioactive et à moitié rasée, et ses planètes-filles (moins que pour Alpha, parce que bon, ils ont quand même pas mal morflé pendant et après la guerre d’indépendance et ils n’avaient pas trop la tête à se balader dans l’espace pour ramasser des planètes).

Depuis le début, j’ai beaucoup de mal avec toutes ces planètes, parce que soyons honnêtes : elles ne servent strictement à rien, à part qu’à l’époque, c’était super “in” d’avoir plein de planètes, et surtout, l’histoire se passait dans un futur beaucoup, beaucoup plus lointain (dans une galaxie très très lointaine, blablabla, et non, je n’ai jamais été fan de Star Wars, bien au contraire, je n’aime pas vraiment (à part Harrison Ford, bien sûr, mais je m’écarte du sujet)). J’ai fait évoluer l’histoire, mais j’ai conservé le “setting” initial, à savoir les deux alliances qui se tapent sur la gueule, les planètes-mères, les planètes-filles, et les gens qui se promènent on ne sait trop comment entre les planètes distantes de beaucoup de millions d’années-lumière. Le dernier point était sûrement le plus embêtant, et évidemment, je me gardais bien de donner des explications.

A la suite de la visite du CERN (juste à côté de chez moi) avec le cousin de mon père, un passionné de physique, qui lit les Enfants de l’Ô, et surtout, à la suite de la discussion que nous avons eue à ce sujet, je me suis rendu compte que ça n’allait vraiment pas. En tant que scientifique qui se respecte (je suis biologiste, orientée génétique du développement, et j’ai fait mon master sur la polydactylie, pour la petite anecdote ^^), je déteste quand les choses sont illogiques. Je sais, je sais, il y a énormément de choses illogiques dans les Enfants de l’Ô, mais j’y travaille.

Donc, grosse réflexion sur ce problème de déplacement entre les planètes. Et réflexion plus générale sur les planètes elles-mêmes :

  1. Sont-elles nécessaires à l’histoire ?
  2. Sont-elles inévitables ?
  3. Représentent-elles un aspect particulier de l’histoire que je vais exploiter ?

Ayant répondu un non plus ou moins décidé à ces trois questions, je réfléchis un peu plus loin et fais une autre constatation : depuis le début, cette histoire de planètes me dérange. Et surtout, je n’arrive pas à le gérer. Mon roman se passe sur une planète, mais il pourrait aussi bien se dérouler dans le Pays de Gex ou dans le Canton de Genève. Je n’exploite absolument pas l’aspect “planète”, et il me dessert plus qu’il ne me sert. Depuis le début, je parle du système de planètes comme s’il s’agissait d’une sympathique petite union de minuscules pays, avec chacun maximum 200′000 habitants (sauf bien sûr la planète-mère) et la superficie du Luxembourg.

La technologie n’est clairement pas assez évoluée pour supporter des transports ultra-rapides entre lesdites planètes, et quand Alicha se rend sur Alpha pour une série de conférences, on dirait presque qu’elle prend l’avion pour aller à New York.

Il y a un autre point qui m’ennuyait beaucoup : la probabilité de trouver des planètes “habitables” (et je ne parle pas de planètes habitables avec un scaphandre de 50kg et une bouteille d’oxygène mais bien de planètes identiques à la Terre pour ce qui est de la température, de l’atmosphère, de la gravité, de la dimension, de la rotation, etc. etc.) dans l’univers proche est tellement faible qu’elle approche de zéro. Du coup, en avoir tout d’un coup une quinzaine, ça le faisait moyen. Surtout que ce n’est pas tout, mais les gens, il faut les transporter, sur ces planètes, avec des matériaux, de la nourriture, etc. On ne peut pas les parachuter genre “bon, démerdez-vous, on repasse dans 10 ans”.

Je n’ai pas l’intention de laisser tomber entièrement le système de planètes, mais pour l’instant, au stade où en est l’histoire, je pense qu’une seule planète suffit. Alpha est une planète de la taille de la Terre, et n’oublions pas qu’actuellement, il y a encore de nombreux coins non explorés. Moi, si j’étais un colon en train de coloniser une nouvelle planète et que je me battais pour mon indépendance, je n’irais probablement pas me balader dans l’espace pour trouver une autre planète alors que j’ai déjà du mal à peupler un dix-millième de la surface de la mienne. Trois cents ans plus tard, il ne me paraît pas étonnant que la “civilisation” soit centrée autour de la première ville, qui s’est bien développée (genre mégalopole américaine ou asiatique), et qu’une myriade d’autres petites villes voient le jour un peu partout. Certains endroits moins sympathiques restent vierges (qui a envie d’aller se les peler au pôle ou de crever de chaud au milieu du désert ?) et les coins les plus éloignés des grandes métropoles sont moins peuplés également.

Bref, c’est décidé, exit le système planétaire débile façon science-fiction bas de gamme et “j’ai commencé à écrire cette histoire quand j’avais 13 ans”, et place à un système plus logique. Evidemment, dans l’histoire publiée en ligne, rien ne change. Je ne veux pas commencer à perturber les lecteurs.

Qu’en pensez-vous ?



Quand vos personnages se rebellent.

Un article de Vanessa du Frat14 avril 2008 à 1:03

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J’écrirais bientôt un article sur ma propre méthode d’écriture, qui est radicalement différente de celle de Lily, mais pour le moment, je vais simplement vous parler de la rébellion des personnages.

Je suis sûre qu’il vous est déjà arrivé de créer un personnage, de définir son caractère, les gens qu’il devait aimer, ceux qu’il devait détester, et de vous rendre compte au milieu de l’histoire que votre personnage a pris vie et qu’il n’est absolument pas d’accord de se cantonner au rôle que vous aviez si bien préparé pour lui. Que ce soit un personnage secondaire qui fasse un “putsch politique” pour parvenir au premier plan, que ce soit l’héroïne un peu nigaude qui décide soudain de s’émanciper et de se la jouer Erin Brockovitch,
ou encore deux amants destinés l’un à l’autre qui préfèrent aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte et le ciel plus bleu, ils ont pris vie et vous ont “échappé”.

J’ai face à ce phénomène une attitude assez positive : mes personnages sont si “réels” qu’ils ont leur propre vie. S’ils refusent de faire ce que je leur dis, c’est mon erreur, pas la leur. Têtus, bornés, bien décidés à me casser les pieds, mes personnages me mènent à la baguette. S’ils ne sont pas contents d’une scène, ils savent bien se manifester pour me forcer à revenir dans le droit chemin : le leur.

(bon, je l’admets, j’ai l’air d’une parfaite petite schizophrène, dans cet article.)

Tout à l’heure, en pleine écriture du chapitre 9-V, je travaillais sur une scène que j’avais bien préparée, explorée, prévue sous tous les angles, etc. Même si je n’ai pas écrit pendant près d’une année, ça ne veut pas dire que je n’ai pas pensé à mon histoire, donc cette scène, je la connaissais bien, depuis longtemps. Seulement voilà, depuis le début de la matinée, je procrastine, je tourne en rond, je regarde des conneries à la télé, tout ça pour ne pas me mettre à l’écriture de “la scène fatidique”. Ça m’énerve, vu que je connais parfaitement cette scène et que je n’ai, finalement, qu’à la décrire en tant que bonne spectatrice. Je me mets enfin à l’écriture de la scène, et en plein milieu, boum !, changement de cap. Mon personnage a décidé de ne pas être la cruche débile qui se laisse faire (non, je ne parle pas de Ludméa, mauvaises langues !) et de montrer qu’elle aussi, elle a du caractère, et qu’elle ne va quand même pas se laisser marcher sur les pieds.

Résultat : une scène qui n’a rien à voir avec ce que j’avais prévu, mais qui est bien plus dans le style de mon personnage que celle que j’avais en tête au départ. Maintenant, une fois le point final écrit, je me dis qu’elle est beaucoup mieux comme ça, et je remercie mon personnage d’avoir tiré la sonnette d’alarme : “alerte, scène OOC !”

Le terme OOC est surtout utilisé dans les fanfictions et signifie “out of character”, mais j’aime l’employer aussi ailleurs. Mon but, dans les Enfants de l’Ô, c’est d’explorer les relations entre personnages (et aussi d’écrire une histoire, évidemment), et rien de tel que des scènes complètement OOC pour briser le réalisme.

Un compliment qui revient souvent sur mon roman, c’est : “Tes personnages sont tellement réalistes qu’on n’a pas l’impression qu’ils sont juste des héros de roman”. Et c’est peut-être justement en leur lâchant la bride que j’arrive à cultiver ce réalisme.

Et vous ? Des rébellions dans les rangs ? Une mutinerie en vue ? Vos personnages vous ont-ils, vous aussi, réduits en esclavage ?



Méthode de travail - Lily

Un article de Lily13 avril 2008 à 10:46

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*Un peu intidimidée* Bonjour à tous, je suis Lily, une amie de Ness depuis… quelques années maintenant et elle m’a demandé de faire un post sur ma méthode d’écriture. Il faut savoir que j’écris peu, difficilement et mal, mais que j’en ai vraiment besoin. C’est pour ça que j’ai une méthode très élaborée, vous allez vous en apercevoir.

Ness a toujours été très intriguée par ma méthode d’écriture. Probablement parce qu’elle est l’exacte inverse de la sienne. Je préfère raconter des histoires à écrire, j’aime faire vivre des personnages et je déteste passer du temps à chercher des mots. Donc je planifie. Il faut que tout soit parfaitement organisé pour que je me sente à l’aise dans l’écriture.

Je vais d’abord faire une liste des scènes que je veux voir. Suivant la taille du projet, ça va faire entre 2 et 4 feuilles doubles manuscrites. Voici le genre de choses que ça peut donner :

Une liste de scènes

(*petite note de Ness : pour voir les images en plus grand, clic droit et “ouvrir dans une nouvelle fenêtre”*)

Puis je les ordonne à peu près et je découpe mon histoire en parties.

Sur papier :

Coupure des tomes sur papier

Ou sur ordinateur :

Coupure des tomes sur ordinateur

Ensuite, je reprends intégralement ma liste et je répartis mes scènes dans les différentes parties. Ça me prend en général quelques semaines, et c’est en perpétuelle évolution. J’ai testé différentes techniques pour ordonner mes scènes : des post-it que je colle sur des pages différentes suivant les parties (je crois que c’est surtout ça qui avait étonné Ness), des feuilles où j’écris au stylo-plume et où j’efface, et plus récemment, directement dans un énorme fichier Excel.

Rangement des scènes avec des Post-It

Ensuite, je planifie mes personnages. Je fais des fiches, un peu comme en jeu de rôle, avec des informations diverses et variées (nom, surnoms, âge, apparence, caractère, aime/n’aime pas, pouvoir…), qui me font en général me demander comment tel ou tel personnage réagirait face à telle ou telle situation. Je vais ensuite généralement créer un Sim (dans les Sims 2, donc) pour finaliser l’apparence du personnage et pour mieux me l’imaginer. Je ne le fais pas toujours, mais assez souvent, surtout pour des personnages que j’ai du mal à cerner. Je vais aussi créer des schémas de relations entre les personnages. D’abord à la main, puis, quand ils sont assez aboutis, sur ordinateur.

Schéma de relations entre les personnages

Fiches (simplifiées) de personnages

Les noms de mes personnages sont aussi le sujet de moult recherches. Surtout dans À titre posthume, puisque rien que mes personnages principaux viennent de 3 pays différents (France, Irlande et Japon). Je peux passer des heures à m’arracher les cheveux sur un prénom, et il arrive que j’en change parce qu’ils me bloquent (Meg s’appelait avant Mei, et encore avant Annie, par exemple). Les prénoms que je choisis ont en général des significations correspondantes au personnage (je pense à un prénom en particulier qui, si on en cherche la signification, peut donner de très grands indices sur la suite de l’histoire), mais le plus souvent, c’est surtout une histoire d’origine et de sonorité.

Ensuite, je vais me créer une playlist qui corresponde à l’histoire, soit avec des chansons liées à des événements précis (Good enough d’Evanescence pour la fin de ma première partie par exemple), à des personnages (Love in Snow de Ueda Tatsuya pour Shin…) ou à l’histoire en général (Numb (piano version) de Linkin Park…). Ces chansons m’aident à me mettre dans l’ambiance pour écrire ou imaginer des scènes, et je vais les écouter en boucle. J’essaie aussi d’imaginer quelles musiques mes personnages écoutent, il me faut vraiment un fond sonore quand j’écris. Je vais parfois même jusqu’à écrire des chansons spécialement pour mes histoires.

Quelques chansons importantes dans À titre posthume

Je vais également beaucoup (et mal) dessiner : des bâtiments, des personnages, des scènes, des logos, des vêtements…

Le titre À titre posthume est le fruit d’un long brainstorming, qui a vu être refusés Baile Atha Cliath, Le secret du talisman, Manon… Je mentionne ça, parce que j’essayerai de faire un article sur la mise en place d’un brainstorming tel qu’elle se fait en agence de communication.

Dans cette entrée, j’ai souvent dit « ensuite », mais en fait, je fais tout en même temps : création des personnages, découpage des parties, playlist… J’espère que cette entrée a pu vous donner des idées et que vous ne me trouvez pas aussi bizarre que Ness !



Satané chapitre 8 (ou l’écriture d’un chapitre charnière)

Un article de Vanessa du Frat10 avril 2008 à 15:00

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Dans ma dernière entrée avant les deux sondages (d’ailleurs, c’est Alexandryane qui l’a emporté, désolée pour les fans d’Alexandrine et pour le fan unique d’Alexandrina), je disais avoir enfin repris l’écriture, après de très très longs mois sans la moindre ligne, à cause de mes problèmes de concentration. Il y avait également une autre raison : le chapitre dont j’avais commencé la rédaction n’était peut-être pas le chapitre le plus facile à écrire.

En effet, il s’agit de ce que j’appelle un chapitre charnière, c’est-à-dire un chapitre qui regroupe une bonne partie des personnages du roman et qui s’axe sur un événement pas forcément inattendu de l’histoire, mais qui marque clairement la fin de quelque chose et le début de quelque chose d’autre, pour plusieurs des personnages (dans mon cas : pour tous).

Ma première difficulté : quel point de vue privilégier, vu que mes personnages ont tous leur importance, et que je n’ai donc pas de raison d’en choisir un plutôt que l’autre ? Seconde difficulté : gérer tous ses personnages en même temps, sans que ça ne devienne un véritable fouillis. Troisième difficulté, et inhérente à mon roman en particulier : gérer des personnages qui ont le même prénom (bon, vous me direz, je n’avais qu’à être un peu plus imaginative)…
Comment faire ?

Lily me parlait avant-hier de son problème pour un dialogue qui impliquait deux hommes, et me demandait si je connaissais un autre moyen que “le blond” et “le brun” pour différencier les personnages (nous avons d’ailleurs déliré sur un texte qui mentionnait “le mordoré”, sans nous rappeler d’où nous sortions ça, mais ça illustre bien le ridicule de cette méthode, à mon avis). Il y a évidemment “l’homme”, mais quand ce sont deux hommes, ça le fait moyen. “le grand”, “le petit”, “le gros”, “le maigre”, “le bossu avec un oeil torve” ne sont pas terribles non plus pour faire comprendre au lecteur de qui il s’agit. Personnellement, si je lis un texte où l’auteur mentionne son personnage en l’appelant “le gros”, j’aurais tendance à tiquer. Dans les autres moyens, nous trouvons quelque chose que j’utilisais beaucoup il y a quelques années et que j’essaie d’éviter aujourd’hui : “l’autre”. Moi, ça ne me choquait pas, mais ça choquait les lecteurs. Et je me suis dit que la personne qui avait utilisé “le mordoré” dans son texte n’avait pas dû être choquée non plus. Ça m’a décidé à éviter d’utiliser cette méthode.

Alors que faire ? Bon, déjà, vos personnages ont un prénom, ça peut être utile de s’en servir (s’ils ont le même prénom, c’est râpé). Pas trop souvent non plus, et rappelez-vous qu’à part dans les séries américaines débiles genre “Top model” (désolée pour les fans, s’il y en a), les gens ne sont pas toujours en train de s’interpeler par leur prénom quand ils discutent à deux, l’un en face de l’autre, seuls dans une même pièce.

- Oh, Charles, je suis si heureux de te voir ! s’écria Marc-Henri.

-Moi aussi, Marc-Henri, si tu savais ! lui répondit Charles avec fougue.

Le mordoré se leva pour saluer le châtain-clair-avec-des-reflets-ocre-sombre, tandis que l’autre lui ouvrait ses bras.

Evidemment, c’est ridicule, mais ça illustre bien mes propos. Donc, les prénoms, oui, mais il ne faut pas en abuser.
Rien ne vous empêche également de différencier vos personnages par leur manière de parler (sans tomber dans la caricature, et puis, on n’est pas dans Bienvenue chez les Cht’is).
Et le lecteur n’est pas non plus une nouille, il peut aussi identifier les personnages d’après le contenu de leurs dialogues ou vos descriptions. Si vous avez un personnage marié et un autre qui ne l’est pas, celui qui triturera machinalement son alliance est forcément le premier (à moins que votre perso marié ne porte pas d’alliance et que l’autre, qui n’est pas marié, en porte une pour faire croire qu’il l’est, mais après, ça devient un peu trop compliqué…). Si un de vos deux persos est assis sur une chaise pendant que l’autre est debout, celui qui va croiser et décroiser les jambes est le premier. Pas la peine donc de repréciser de qui il s’agit.

Je ne vais pas me la jouer plus longtemps “grand maître sioux”, mais ça m’intéresserait d’avoir vos méthodes !

Après, si vous êtes suicidaire, vous pouvez écrire un chapitre avec deux personnages se ressemblant beaucoup physiquement, portant le même prénom, aimant le même autre personnage, étant habillés quasiment pareil, ayant plus ou moins le même âge, etc. etc. Oui, je sais, j’aime la complexité.

Pour le point de vue, j’ai résolu mon problème en choisissant un point de vue “tournant”. Perso 1, perso 2, perso 3, perso 4, perso 4, perso 3, perso 2, perso 1. Je trouvais ça plus original que de reprendre à “perso 1″ juste après “perso 4″. J’aurais aussi pu faire perso 1, perso 2, perso 3, perso 4, perso 5, perso 6, perso 7 et perso 8, mais je ne sais pas, j’ai eu pitié de mes lecteurs. C’était déjà assez compliqué avec quatre personnages. L’avantage, avec ce genre de point de vue, c’est qu’on peut utiliser deux méthodes :

  1. La méthode qui consiste à reprendre la même scène, vue de plusieurs points de vue différents, avec à chaque fois des éclairages nouveaux qui y sont apportés. D’ailleurs, on peut aussi se retrouver avec une même scène, qui aura l’air complètement différente à cause de l’interprétation du personnage dont on a pris le point de vue.
  2. La méthode qui consiste à faire avancer l’histoire, en profitant des points de vue tournant pour montrer ce qui se passe ailleurs. L’avantage, c’est qu’on a une vue d’ensemble, que l’histoire avance, et qu’on a également les interprétations des personnages.

Pour mon chapitre 8, j’ai utilisé la deuxième méthode, qui me plaisait plus, parce que mes personnages étaient séparés en petits groupes et que ça permettait au lecteur de voir davantage de choses.

Mais franchement, l’écriture d’un tel chapitre est difficile, parce qu’il faut veiller à ne pas perdre le lecteur dans les méandres des points de vue, des noms des personnages tous plus ou moins identiques, des relations entre les personnages, des liens entre les personnages (familiaux, par exemple), tout en faisant avancer l’histoire.

J’ai pratiquement terminé la rédaction de ce chapitre, mais je dois avouer qu’il m’a très longtemps fait peur. Je craignais vraiment de le rater, étant donné son importance pour l’ensemble du roman. Ce qui me bloquait, c’était clairement l’histoire des points de vue. A partir du moment où ce point a été résolu, je ne vais pas dire que le chapitre s’est écrit tout seul, mais ça a été beaucoup mieux.

Et vous ? Comment gérez-vous ce genre de choses ?



Encore des prénoms

Un article de Vanessa du Frat9 avril 2008 à 13:23

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Au vu du dernier sondage, le prénom Alexandrine remporte la bataille… MAIS : vu qu’une grande partie des gens trouvait les deux prénoms vraiment moches, je propose deux autres prénoms, et cette fois sans la possibilité de choisir “ces prénoms sont trop moches”.

Le sondage dure 24h, et cette fois, le choix sera définitif, que vous aimiez les choix ou pas :)

Comme toujours, vous pouvez vous lâcher et critiquer dans les commentaires. Je sais que les trois prénoms sont longs, c’est fait exprès. La personne qui va porter ce prénom est quelqu’un de très aristocratique, il est donc normal que son nom soit un peu snob.

Le prénom que vous préférez :

  • Alexandryane / Alexandriane (53%, 10 Votes)
  • Alexandrine (42%, 8 Votes)
  • Alexandrina (5%, 1 Votes)

Nombre de votants : 19

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