Les Enfants de l\'Ô

de l \'écriture à la publication

Catégorie Making of


Silence radio

Un article de Vanessa du Frat7 août 2008 à 23:59

Je suis toujours en vie ^^

En fait, pas écrit depuis des jours, en partie parce que mes journées ont été chargées (arrivée d’un nouveau petit chat, soldes, ménage, trucs administratifs et médicaux), en partie aussi parce que j’ai une absence totale de motivation à l’idée de recopier à peu près 9000 mots faits sur feuilles libres. Certes, je pourrais reprendre l’histoire direct sur ordi là où je l’ai arrêtée sur papier et recopier le tout plus tard, mais je déteste rompre la continuité, et comme je corrige également lorsque je recopie, j’ai peur de perdre l’ambiance de départ si je recopie tout ça dans un ou deux mois…

Mais j’ai en tête une future entrée sur des romans en ligne, que j’ai envie d’écrire depuis le début de ce blog, en fait, donc d’ici demain soir normalement, il y aura du neuf ici au moins !



1000 mots par jour - le bilan

Un article de Vanessa du Frat4 août 2008 à 11:45

Parce que je ne vais quand même pas faire une entrée par jour simplement pour relater mes progrès, voici un petit bilan que j’éditerai au fur et à mesure.

  • 9/06/08 : 1200 mots
  • 10/06/08 : 1450 mots
  • 11/06/08 : 1100 mots
  • 12/06/08 : 1500 mots
  • 13/06/08 : crevée, déprimée, mal à la tête, rien foutu
  • 14/06/08 : 1100 mots, et j’en prévois encore au moins mille pour ce soir, histoire de rattraper la journée d’hier.
  • 15/06/08 : 1100 mots, et finalement, hier soir, j’ai réfléchi à l’histoire au lieu d’écrire. Ce n’est pas plus mal. EDIT : 2000 mots ! Eh bien, on dirait que j’ai rattrapé mon retard de vendredi ! A présent, dodo !
  • 16/06/08 : 1000 mots. Peut-être que je continuerai un peu tout à l’heure, d’ailleurs. Pour l’instant, je suis crevée. EDIT : 1600 mots. J’adore Line Paso ! :) Et le chapitre progresse bien…
  • 17/06/08 : 1020 mots. Chapitre 11 écrit aux deux tiers.
  • 18/06/08 : rien foutu, trop crevée.
  • 19/06/08 : après avoir passé la journée à dormir, j’ai planté mon copain dans un coin pour écrire mes 1000 mots. Chapitre 11 presque terminé.
  • 20/06/08 : 1400 mots. Chapitre 11 bouclé, et j’ai rattrapé 400 mots sur mon retard de 1000. Encore 600 à rattraper pour tenir mes engagements… pffff…
  • 21/06/08 : pas là de la journée, rien foutu, 1600 mots de retard…
  • 22/06/08 : je me suis bougée, et j’ai écrit 2700 mots. J’ai donc rattrapé mes 1600 mots de retard ^^ Yes !!! Chapitre 12 bien entamé.
  • 23/06/08 : les 1000 mots sont faits. J’ai eu du mal, ce soir. Pas motivée, pas concentrée.
  • 24/06/08 : 1000 mots. ça avance, ça avance… si je n’avais pas un rdv de médecin super tôt demain matin, j’aurais continué un moment, mais là, je sens que le réveil sera difficile si je ne vais pas au dodo rapidement. A part ça, promis, je vous fais bientôt une “vraie” entrée :)
  • 25/06/08 : euh… je me rappelle plus trop, mais je sais que j’ai fait mes mille mots ce jour-là.
  • 26/06/08 : journée en bateau sur le lac, rentrée à 23h00, bagages à préparer pour Nice, rien fichu.
  • 27/06/08 : Nice avec Gaby, rien fichu (enfin, si, justement, on a fait plein de trucs, mais rien qui s’apparente de près ou de loin à 1000 mots par jour !)
  • 28/06/08 : Nice…
  • 29/06/08 : Encore Nice.
  • 30/06/08 : Toujours Nice… Retour en fin d’aprem, mais trop crevée.
  • 1/07/08 : journée avec ma cousine à mettre en page son master. Après, trop crevée…
  • 2/07/08 : 1000 mots !!! Du coup, je n’ai plus que… euh… 6000 mots de retard… ouais… c’est pas gagné pour les rattraper… EDIT : 800 mots de plus, chapitre 12 terminé, ce qui porte le retard à 5200 mots. On y croit.
  • 3/07/08 : 1000 mots, péniblement écrits (pas facile quand on doit en même temps créer une ville de toutes pièces !). Retard toujours à 5200 mots.
  • 4/07/08 : 1000 mots, à nouveau. Trop fatiguée pour tenter de monter à 2000, comme je voulais le faire en début de journée. Retard : 5200 mots.
  • 5/07/08 : 1000 mots.
  • 6/07/08 : 1200 mots. Retard : 5000 mots. Je m’accroche !
  • 7/07/08 : 800 mots, interrompue par l’arrivée du chéri, et je n’allais quand même pas le laisser tout seul pour terminer mes mille mots.
  • 8/07/08 : 1400 mots, ce qui rattrape mon retard d’hier soir et amène mon retard total à 4800 mots. J’y crois toujours, mais là, je vais devoir très sérieusement faire un plan, car j’ai l’impression de partir complètement à l’aveuglette, et je ne peux pas me permettre ça dans le dernier tome.
  • 9/07/08 : rien foutu, discuté sur Facebook avec François super tard, et en plus, j’avais la migraine…
  • 10/07/08 : 1000 mots le matin, et 1000 mots le soir, revenue exprès plus tôt d’une soirée chez des amis de mes parents (mais bon, j’étais super fatiguée aussi) pour terminer mon devoir quotidien !
  • 11/07/08 : 1000 mots, et j’ai passé le premier tiers du chapitre 14. C’est fou comme on avance vite quand on se met une bonne discipline aux fesses !
  • 12/07/08 : rien du tout :( Levée trop tard pour mon propre bien, et j’ai encore dû ranger l’appart avant l’arrivée de mon cousin et de sa copine. Soirée chez les parents, terminée à 1h30, du coup, pas trop de possibilité d’écrire…
  • 13/07/08 : 2000 mots ! Et ça a été laborieux… Déjà, parce que j’ai passé toute la journée à dormir (après un premier réveil à 12h30, je me suis recouchée à 14h, puis re-réveillée à 19h, puis recouchée à 19h30, puis finalement re-réveillée à 21h, et ensuite, écriture !), mais aussi parce que j’ai une saleté de migraine… Mais bon, fallait que je m’y mette, vu que demain, ben… je ne sais pas si je vais pouvoir écrire, pour cause d’anniversaire (le mien)
  • 14 au 16 : rien du tout, évidemment. Entre la fatigue et les soirées d’anniversaire, je n’ai rien fichu.
  • 17/07/08 : 1900 mots ! Ce qui porte mon retard à… euh… 7900 mots ? grrrr… Mais bon, plutôt contente de moi, j’ai fini mon chapitre XIV-5, et je pense que mes 1900 mots sont pas mal du tout.
  • 18/07/08 : rien du tout, vu que je n’étais pas seule.
  • 19/07/08 : 1300 mots, j’ai donc rattrapé 300 mots sur le retard de la veille, mais il me reste toujours un retard considérable.
  • 20/07/08 : 1800 mots, ce qui porte le retard général à 7800 mots, mais ce retard va de nouveau prendre de l’ampleur, car je rentre demain à l’hôpital jusqu’à mercredi soir et ils ne me laissent pas mon ordi à cause des interférences, puis, je pars jeudi matin jusqu’à lundi après-midi… Pas facile… pfff… la tâche me semble presque insurmontable.
  • 21/07/08 : rien foutu, vu que j’ai passé une partie de la nuit à discuter avec François et Maxine sur Facebook (pas moyen de dormir) et qu’évidemment, le matin, je n’arrivais pas à me lever. Et puis le fait de devoir partir pour l’hôpital à 14h15 n’a pas aidé.
  • 22/07/08 et 23/07/08 : j’ai écrit à peu près 6000 mots, selon mes estimations sur papier libre. Ce qui élimine le retard de la veille et porte le retard général à 4800 mots. Ça baisse, ça baisse !!! Mais bon, vu que je pars cinq jours en vacances, le retard va remonter en flèche…
  • 24/07/08 au 04/08/08 : environ 3000 mots écrits, donc gros gros retard. J’arrête de compter, ça va me déprimer ^^


De la difficulté de créer une ville, et par extension, un monde.

Un article de Vanessa du Frat5 juillet 2008 à 0:12

Jusqu’à maintenant, j’ai toujours choisi la facilité : descriptions pauvres, points de vue de personnages connaissant la ville, donc parti pris de ne pas la décrire (vous vous arrêtez souvent, vous, en admiration devant votre ville natale, pour passer en revue l’histoire de sa construction et son architecture ? En tout cas, moi, ça ne m’est jamais arrivé). Mais là, mon couple de personnages arrive dans une nouvelle ville, qu’ils ne connaissent ni l’un ni l’autre, et qui est suffisamment différente de tout ce qu’ils ont vu jusqu’à présent pour qu’ils en soient étonnés et la décrivent.

Sauf que voilà, du coup, il faut que je l’invente, cette ville… Et vu comme j’étais partie, je décrivais une ville en plein désert sortie de nulle part. Heureusement, Lily est plus experte que moi dans ce domaine et m’a rappelé quelques règles de base :

  • construire près d’un point d’eau conséquent
  • utiliser les matériaux présents sur place
  • réfléchir au nombre d’habitants de la ville et l’adapter en conséquence
  • prendre exemple sur des villes construites récemment

Elle a aussi proposé des trucs sympas, genre les quartiers à thèmes. Mais étant une habituée de New York et d’autres grandes villes, c’était probablement le seul truc auquel j’avais pensé toute seule. Je me suis dit que des colons risquaient d’être nostalgiques de leur patrie d’origine et de reprendre certains de ses symboles. On le voit bien, d’ailleurs, avec les Etats Unis. Combien de villes portent le nom de villes européennes ?

Alors voilà, je me sens bien de mettre l’Opera de Sydney ou un autre bâtiment marrant en plein milieu de la ville. Grâce à Lily, ma ville est construite au bord de l’océan, et la vieille ville, conservée comme souvent, est composée de bâtiments de brique rouge :)

J’ai choisi des métros aériens et souterrains pour les transports, ainsi que quelques bus. (Et là, vous vous dites, ok, on a compris, ta ville, c’est New York) Et comme ils avaient plein de place, il y a beaucoup de jardins et de grands espaces. Et ils profitent aussi de la présence du port et de l’océan pour avoir de sympathiques petits ékranoplanes qui font les plus longs trajets (un grand merci à mon chéri pour l’histoire des ékranoplanes, d’ailleurs !).

Bref, ça commence à prendre forme, mais ce n’était pas facile. Et, chose très marrante, je viens de trouver sur mon ordinateur une image qui est à peu de choses près ce que je veux pour ma ville. C’est drôle, la personne qui a créé cette ville a aussi pensé à remettre des monuments symboliques importants. (clic droit sur l’image pour l’avoir en plus grand, afficher l’image)

Après, du coup, je me suis posé toutes sortes de questions sur le monde où se déroule l’action des Enfants de l’Ô. J’ai décidé de laisser tomber le nom Lambda pour la planète, car maintenant, Alpha, Lambda, Epsilon, tous ces charmants endroits aux noms d’une époustouflante originalité se trouvent sur une seule et même planète, et j’espère bien que vous allez m’aider à trouver un nom génial, parce que vous avez pu constater que ce n’était pas mon point fort ^^

Et là… Mon copain, comme toujours, pose le doigt sur les problèmes… Quel pourcentage de terres émergées ? Combien d’heures pour la rotation de la planète sur elle-même ? Quel diamètre ? Et moi, ben… “Euh, comme la Terre !” Oui, je sais, la probabilité de trouver une exoplanète de la même taille que la Terre, qui a la même durée de rotation sur elle-même, qui a la même durée de rotation autour de son soleil (à noter que leur soleil est de la même classe que le nôtre), qui a la même atmosphère, un climat similaire, etc. etc., approche le zéro absolu. Mais bon. Du coup, j’ai décidé de faire de cette faiblesse une force ! Je n’en dis pas plus pour le moment (surtout que je n’ai pas encore vraiment déterminé comment j’allais faire ça).

Dites, les écrivains de fantasy parmi vous, les créateurs de monde, tout ça, est-ce que vous connaissez un bon logiciel pour dessiner la carte d’une planète ? Mon copain en a besoin pour dessiner la planète.
D’autre part, est-ce que vous auriez des conseils ou des trucs à ne pas négliger ? Merci d’avance !

Et n’hésitez pas à partager ici vos expériences — désastreuses ou non — de création de villes ou de planètes !



En faire trop ou ne pas en faire assez ?

Un article de Vanessa du Frat16 juin 2008 à 18:16

Certaines personnes (ou plutôt, une certaine personne ^^) me reprochent de me perdre dans des longueurs. J’avoue que parfois, je pourrais faire plus court, mais je laisse courir le récit pour le simple plaisir de faire interagir mes personnages et de les mettre en relief.

Quelque chose que j’ai toujours reproché aux romans, c’est qu’on ne nous montre qu’une facette des personnages. Du coup, les personnages restent creux, superficiels. Comme les décors de films américains. J’aime quand un personnage radote, quand il est chiant, un peu con, quand il fait des trucs pas logiques simplement parce que, dans la vie, on fait des trucs pas logiques. Un personnage n’est pas constamment tendu vers l’action. Parfois, en lisant certains romans, on a l’impression que les personnages ne sont que des pions, une sorte d’excuse pour faire avancer l’histoire. Un dialogue a toujours une méga importance, la moindre découverte est cruciale, toutes les pensées du héros sont dirigées vers l’histoire ou vers l’issue de celle-ci.

Non. Mais. Oh. Est-ce que vous vous imaginez si quelqu’un enregistrait votre vie du début à la fin, dans les moindres détails, et ne gardait que les éléments qu’il juge importants ? Pour un peu que ce qu’il juge important soit l’obtention d’un prix de gymnastique à l’âge de 15 ans, bravo l’intérêt.

J’ai toujours mis un point d’honneur à rendre mes personnages crédibles. Mes personnages sont chiants, ils font des trucs stupides, ils ont des problèmes existentiels débiles, ils foncent tête baissée dans la mauvaise direction, bref, ils sont humains. Luka est une grosse flemmasse qui a le sens de l’humour d’un bol de porridge, il est têtu, immature par moments, violent. Line est une égoïste naïve et indécise, qui rabaisse tout le monde et ne s’occupe pas du tout de son gosse. Ludméa est obstinée, obsédée par le “qu’en dira-t-on” et vit sur son petit nuage. Ruan est… euh… Ruan est un peu trop complexe pour qu’on le réduire à quelques mots. Lyen est prête à sacrifier tout le monde pour se venger. Bref. Heureusement, ils ne se limitent pas qu’à ça, sinon, le roman serait vite casse-pied.

Mais des fois, je me dis, peut-être que j’en fais un peu trop. Peut-être que je devrais parfois privilégier l’avancée de l’action à la profondeur et au réalisme des personnages. Je ne sais pas. En général, je n’écris qu’un dixième des scènes que j’imagine. Les scènes intermédiaires sont jouées dans ma tête et me permettent (probablement) d’améliorer le réalisme des personnages pour les scènes écrites.

Une chose qu’on m’a reprochée (une seule fois, d’ailleurs), c’est que l’histoire était déjà tellement complexe qu’ajouter des personnages complexes eux aussi contribuaient à perdre le lecteur. Par ailleurs, on m’a dit (de nombreuses fois) que mes personnages étaient extrêmement réalistes et très attachants.

Du coup, que faire ?

(si François était là, il me dirait “il faut couper !!!”, mais il n’est pas là, alors j’en profite :postevil: )



Remise en question, le retour !

Un article de Vanessa du Frat14 juin 2008 à 22:58

Vous vous souvenez de ce post ? Eh bien, je tergiverse, je tergiverse, et… J’en suis arrivée à plusieurs autres conclusions :

  1. le nombre de planètes différentes me dérange, mais j’ai besoin d’avoir au moins TROIS planètes différentes dans l’Alliance Alpha pour que l’histoire fonctionne de manière réaliste. Alpha, Lambda, et… une autre planète dont je tairai le nom.
  2. je préfère recentrer l’action dans un système de planètes rapprochées, du style la Terre, Mars, Vénus. Pourquoi ? Une seule raison : la communication. Si un gus envoie un message à un autre gus sur une autre planète, si le message arrive quatre jours plus tard, c’est moyen. Sans compter que pour passer d’une planète à l’autre, c’est mieux aussi de ne pas mettre trois ans.
  3. donc, pour reprendre le point 2, je veux une communication assez rapide, mais je ne veux pas qu’on puisse faire le trajet “Alpha-Lambda” en quelques heures seulement. J’envisage un trajet assez long, du style “Paris-Auckland”. Pour toutes sortes de raisons, il ne faut pas que ce soit trop simple d’aller sur Alpha. Et soyons lucides, dans le monde que j’ai bâti, ce ne serait pas très logique de mettre 25 heures à faire le trajet “Paris-Auckland”.
  4. l’histoire du “fond de teint” mat pour cacher la pâleur du teint de Line et de Lúka, honnêtement, c’est hyper cheap. Donc ça, je vire. Et bon débarras.
  5. je vais aussi faire un assez gros changement à un niveau de l’histoire, qui n’aura pas vraiment d’incidence sur ce que vous avez déjà lu, mais bon, faut quand même ménager un peu le suspense, donc j’évite d’en parler ici :)

En tout cas, le tome 1 version papier sera différent de la version “roman en ligne” sur pas mal de points. Je me réjouis déjà de me plonger dans les corrections, et dans la réécriture complète du chapitre 1.



Discipline II

Un article de Vanessa du Frat12 juin 2008 à 14:56

Pour l’instant, 4 jours, un peu plus de 5000 mots écrits, et le chapitre X est presque terminé. Je suis assez contente de moi, surtout que je n’ai pas l’impression que ce que j’écris est mauvais. Depuis la relecture très très critique du tome 1, marqueur en main, je fais davantage attention à mes défauts récurrents : les adverbes en -ement, les participes présent, les verbes de dialogue en surabondance, le rythme des phrases.

En revanche, je remarque que mes personnages ont du mal à faire autre chose que “hausser les épaules” “froncer les sourcils” “baisser les yeux” “détourner le regard”, et le pire de tous : “sourire”. Il faudrait que je renouvelle un peu mon vocabulaire.

Le chapitre X est bientôt terminé. Il le sera d’ici dimanche, je pense. Il fera partie des “longs chapitres”, probablement plus de 8000 mots. Cela dit, c’est un chapitre qui clôt une partie de partie (oui, je suis chiante avec mes parties et mes parties de parties). Après ça, je me lance dans le deuxième tiers de la cinquième partie ! (pas au niveau de la longueur, mais au niveau du découpage de l’histoire. Contrairement aux parties précédentes, la cinquième partie est clairement découpée en trois séquences)

Bon, c’est pas tout, ça, mais maintenant que j’ai fait mes devoirs, je file acheter plein de super fringues en solde, avant d’aller acheter Clues et de me le faire dédicacer !



1000 mots par jour

Un article de Vanessa du Frat10 juin 2008 à 1:03

1147 mots !!! Saraï, elle roxe du boudin.

EDIT : Comme Lily l’a très justement fait remarquer, cette entrée est la 50ème du blog :) ça vous change la vie, n’est-ce pas ? J’en étais sûre ! Bon, continuons sur cette lancée : prochain but, la 100ème entrée !



Détacher les écrits de l’écrivain

Un article de Vanessa du Frat — à 0:03

Dans l’optique de tenir mon engagement (mille mots par jour !), je suis en train d’écrire le début du chapitre X-5, et je me retrouve confrontée à un problème : je fais intervenir un personnage à l’éthique plus que douteuse, élevée dans la royauté d’une planète ennemie, bercée par les idées eugéniques de son peuple et par toute une génération de consanguinité. Elle tient des propos clairement racistes vis-à-vis de certains autres personnages et de leur “métissage racial”, en parlant de leurs “traits grossiers”.

Mon problème est le suivant : évidemment, les idées de ce personnage ne sont pas les miennes, vu que sinon, je n’aurais pas choisi une héroïne métisse vivant sur une planète de métis, mais comme elle s’extasie sur la peau claire des jumeaux, j’ai un peu peur qu’on prenne les Enfants de l’Ô pour une apologie de l’eugénisme (que vous me compreniez bien, LEÔ parle d’eugénisme, très très clairement, mais pas vraiment dans une optique positive) et du racisme.

Si je me pose ce genre de questions, c’est un peu suite à de nombreuses réflexions sur mes écrits (je crois que la nouvelle mettant en scène un pédophile du point de vue de celui-ci y est pour beaucoup, et le sujet du Sang des Miroirs est suffisamment dérangeant également pour susciter quelques remarques). J’ai lu il y a quelques années un roman (excellent) nommé Out of the Silence. Pour replacer le contexte, La Nuit des Temps est un plagiat avoué de Out of the Silence, de Erle Cox, paru autour de 1925, je crois. Ce roman a été ensuite retiré des collections pour “racisme” et idées politiquement incorrectes. A la lecture, je n’avais pas eu l’impression d’avoir affaire à une apologie du racisme ou de l’eugénisme, du coup, j’ai été un peu surprise. Certes, les opinions du personnage correspondant au personnage d’Eléa (Hiéranie, dans Out of the Silence) sont choquantes pour nous, actuellement, mais quel est le problème ? Après tout, il s’agit des opinions d’un personnage, et non le schéma de pensées du livre entier. D’ailleurs, la fin est très claire à ce propos (mais je ne la dévoile pas, si vous voulez lire Out of the Silence (La Sphère d’Or, en français)).

Bref, tout ça pour dire, comment gérez-vous les idées politiquement incorrectes de vos personnages ? Je dois dire que jusqu’à maintenant, entre le sadique qui prend plaisir à tabasser une pauvre femme enceinte qui tient lieu de personnage principal, l’histoire d’amour incestueuse, l’eugénisme et les manipulations génétiques, la violence sous-jacente, les innocents qui meurent, les enfants maltraités, etc. etc., on n’est clairement plus dans la ligne éditoriale de la Bibliothèque Rose…



Ce roman aura ma peau

Un article de Vanessa du Frat22 mai 2008 à 0:43

Je viens de terminer le chapitre IX-5, et j’ai bien cru que ce chapitre resterait éternellement inachevé, depuis le temps qu’il traînait sur mon ordi. Enfin, j’y ai mis le point final et il est tel que je l’espérais, même si je me suis évidemment laissé emporter par l’action et que mon mini-plan s’en est trouvé mis à mal. Du coup, je finirai ce pan de l’histoire avec le chapitre X-5, ce qui me convient bien aussi, parce que ça fait un chiffre rond.

Ce chapitre s’inscrit directement dans la lignée du chapitre charnière dont je parlais il y a quelques semaines : beaucoup de personnages à gérer, une action pas très présente car tout passe sous forme de sous-entendus et de rapports tendus, d’atmosphère malsaine, etc. J’ai évité le dialogue Line contre Line avec soin, mais je ne m’estime pas sauvée, loin de là…

Bientôt, je vais devoir affronter LE défi de cette cinquième partie : Alpha. Que ce soit sous forme de planète ou de supermégalopole, Alpha est bien plus évoluée technologiquement que Lambda, et je vais devoir me livrer à une activité que je n’aime guère : les descriptions. Je ne veux pas non plus tomber dans le cliché de la ville-technologie, avec ses architectures arrondies, ses voitures volantes, bref, l’an 2000 tel qu’imaginé dans les années soixante (un cookie à celui qui me trouve la référence !). Star Wars l’a fait, le 5ème élément l’a fait, et sans doute plein d’autres auxquels je ne pense pas maintenant, mais si je peux éviter de faire une ville qui ressemble à toutes les villes du futur et à tous les clichés populaires, ce serait pas mal. Cela dit, je vois mal comment procéder, vu qu’objectivement, c’est un peu à ça que ressembleront les villes dans 400 ans, si l’homme est toujours sur cette planète.

Le fait d’avoir décidé de faire d’Alpha une simple capitale sur un autre continent au lieu d’une planète-mère éloignée m’enlève déjà une sacrée épine du pied : je n’aurai pas besoin d’expliquer tout de suite la manière dont ils passent d’une planète à l’autre ^^

En tout cas, je ne pensais pas dire ça un jour, mais je serai drôlement contente lorsque j’aurai bouclé la cinquième partie, parce que ça me permettra d’avoir un regard d’ensemble sur le premier cycle. Peut-être que je prendrai même quelques mois pour écrire un autre roman, qui sait ?

Ecrire une longue saga, c’est difficile, et surtout, ça n’aide pas à se diversifier. Cela dit, heureusement que j’ai les Enfants de l’Ô, parce qu’avec ma maladie, je ne vois pas trop comment je pourrais me lancer dans d’autres écrits. Là, les personnages et l’histoire sont tellement bien définis dans ma tête que j’arrive quand même à avancer un peu, malgré mes problèmes de concentration.

Le seul problème que je vois, c’est que la cinquième partie est d’une grande complexité et j’ai un peu peur de la gâcher en ne parvenant pas à avoir l’esprit suffisamment concentré sur tous les petits trucs auxquels il faut absolument que je pense. Quand je vois que j’ai de la peine à écrire une phrase et que l’estimation de cette 5ème partie tourne autour de 150′000 mots (c’est une estimation par la négative, il est plus que probable que la 5ème partie fasse 200′000 mots), je me dis, waooo, encore un très très long chemin à parcourir pour boucler ce premier cycle !

Allez, on va croiser les doigts pour que je ne meure pas avant.



<Ça y est !>

Un article de Emmanuel28 avril 2008 à 12:58

En tant qu’auteur de Science-fiction et de Fantasy, j’ai déjà eu l’impression d’être un gourou, un messie voire un dieu en découvrant des univers souterrains, alternatifs, multidimensionnels ou que sais-je encore. Du coup évidemment, l’égo a tendance à gonfler, ce qui est très agréable pour moi et un peu moins pour mes proches. Me laissant bercer par cette impression, combien de fois me suis-je écrié: “Ça y est !” Ce qui veut dire, je l’ai, mon récit est parfait, il m’a été transmis par, disons, des voix venues d’ailleurs qui ont fait de moi leur chantre épique. Il ne faut plus y toucher, c’est sacré.

Evidemment, tout dépend de ce que l’on veut réaliser au travers de l’écriture. Pour ce qui me concerne, l’un des objectifs est tout de même de toucher un maximum de lecteurs et de leur faire plaisir, c’est pourquoi j’estime écrire de la littérature populaire. Je me dois de leur donner envie de lire la page suivante. Ce qui passe, bien sûr, par l’art du romanesque.

A mon sens, l’art du romanesque peut comprendre beaucoup de choses, art dramatique, art poétique, art de la comédie et j’en oublie. Une manière de toucher le lecteur et d’instaurer une certaine complicité, un jeu entre lui et moi, c’est de le surprendre. Créer de l’imprévu, pour lui donner envie d’aller plus loin. Si cet imprévu n’est pas au point, si la complicité n’est pas au rendez-vous, le fameux message stellaire peut aller se rhabiller. Le texte doit être retravaillé dans le sens qui conviendra le mieux, à la fois au lecteur et au récit. C’est ce qu’on pourrait appeler l’un des aspects ludiques de l’écriture, dont gagneraient d’ailleurs à s’inspirer nombre de manuels scolaires et enseignants rébarbatifs.

Il est bien évident que quand on écrit, on utilise plusieurs canaux, plusieurs facettes de sa personnalité, et on fait passer, consciemment ou non, pas mal de choses. Il n’empêche qu’en définitive, mes livres, mes romans doivent être des compromis. S’il y a bien une chose que m’a appris Ardalia, mon prochain roman, et de la meilleure manière qui soit c’est à dire de manière empirique, c’est bien cela.