Les Enfants de l\'Ô

de l\'écriture à la publication

Catégorie Écriture

Tout ce qui concerne l’écriture des Enfants de l’Ô

Où et comment trouver des informations

Un article de Vanessa du Frat23 août 2010 à 22:03

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Ça fait un petit bout de temps que je voulais faire un article sur la recherche d’informations, et je me suis enfin décidée… Donc que faire si vous avez une question aussi bizarre que “comment redémarrer le système électrique d’une usine” ou “comment se passent les marées dans le cas d’une planète avec trois lunes” ? Premier réflexe, si vous n’avez pas une demande ultra-précise : google. Que tout le monde connaît, évidemment. Google, la plupart du temps, vous proposera les articles de Wikipédia, qui sont une véritable mine d’informations.

Si vous avez la chance d’avoir un électricien ou un astrophysicien dans vos connaissances, vous pouvez leur poser la question directement, cela vous épargnera des heures de recherche à mettre bout à bout les informations dénichées sur le net. Et si vous avez, comme moi, la chance d’avoir de très nombreux contacts facebook, un petit appel à l’aide vous amènera pas mal de réponses (testé avec : “comment redémarrer le système électrique d’une usine”).

Mais voilà, je n’allais pas faire ce petit article pour vous expliquer comment chercher des infos sur Google ou regarder dans Wikipédia… Maintenant, cette partie s’adresse aux anglophones, ou du moins aux personnes qui parlent suffisamment bien l’anglais pour le lire et comprendre des explications parfois assez complexes. Il existe, sur le site Livejournal, une communauté extraordinaire appelée “Little details“. Cette communauté, spécialement destinée aux écrivains et à leurs questions ultra-précises parfois très particulières, compte près de 10 000 membres. Chacun contribue selon ses compétences. Et, pour avoir posé plusieurs fois des questions, les réponses sont de qualité, et vous donnent parfois même de nouvelles pistes d’écriture.

Maintenant, peut-être avez-vous besoin de traduire une phrase du genre “casse-toi de là, espèce de petit con” en russe, et là, vous allez bien vous amuser à chercher dans un dictionnaire. Surtout si vous ne lisez pas le cyrillique. Certes, vous avez peut-être un ami russe prêt à vous aider (en passant, un grand merci à mes amis russes ^^), mais si ce n’est pas le cas, une autre communauté Livejournal s’en occupera : Mutlilingual. Là encore, par contre, il faut être anglophone. Il y a des membres de tous pays, et la langue de communication est évidemment l’anglais. Vous aurez ainsi des traductions efficaces et éviterez les bourdes du genre la Française qui sort à ses élève : “Et maintenant nous allons apprender le français”, comme on trouve souvent dans les romans américains (pas cette situation exactement, mais je me suis déjà bien marrée en lisant le français des prétendus Français dans ce genre de romans).

Voilà, maintenant vous avez quelques outils pour peaufiner vos recherches et donner des informations efficaces à vos lecteurs. Après, il y a toujours la solution, bien meilleure, de demander directement à des spécialistes. Si vous êtes sympa et que vous expliquez bien votre problème, beaucoup seront tout heureux de vous consacrer un peu de temps pour vous aider, probablement très contents que des écrivains cherchent à véhiculer des informations véridiques dans leurs romans. J’ai eu la chance de pouvoir poser plein de questions à des généticiens et médecins, dans le cadre de mon travail, et mon voisin policier m’a également donné un gros coup de pouce. Cette méthode aura un énorme avantage : si vous ne comprenez pas bien un point, vous pouvez vous le faire expliquer directement, et comme vous maîtriserez mieux votre situation, le rendu dans votre roman n’en sera que meilleur.

Un dernier petit conseil : même si vous avez passé huit heures sur une recherche et que vous n’utilisez pas ce que vous avez appris, que vous vous êtes, en gros, contenté de vérifier que votre situation était réaliste, ne cédez pas à l’impulsion de pondre un petit laïus explicatif à vos lecteurs. Rien de tel qu’un “bon, et maintenant, je vais couper l’action pour vous expliquer le fonctionnement de ce réacteur nucléaire dont vous n’avez strictement rien à battre, mais quand même, je tiens à vous montrer que j’ai fait mes recherches et que je connais mon sujet” pour gâcher l’ambiance et donner au lecteur l’impression qu’on le prend pour un con / qu’on lui donne un cours. Certains écrivains français que je ne citerai pas mais dont vous pourrez facilement retrouver les photos en ma compagnie dans mes comptes-rendus de salon abusent de ce procédé, et souvent sans grande finesse. Tout le monde n’a pas la classe d’un Arthur C. Clarke ou d’un Michael Crichton. Maintenant, si vous vous sentez de taille à vous lancer là-dedans, allez-y :)



Outil de travail

Un article de Vanessa du Frat3 août 2010 à 17:36

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A la suite d’une discussion avec un copain, j’ai soudainement eu l’envie de savoir de quelle manière bossent les autres écrivains… Directement dans le traitement de texte ? D’abord sur papier, puis mise au propre sur le traitement de texte ? Quel traitement de texte utilisez-vous ?

De mon côté, je travaille presque uniquement sous Word (Word 2003 pour Mac. J’ai jamais réussi à accrocher à la version moche fisher price avec les grosses icônes de menu). Parfois, quand je n’ai pas d’ordinateur avec moi, je griffonne sur des feuilles (mais pas n’importe lesquelles : des feuilles bien spécifiques, dans un cahier bien spécifique). Je bosse sur mon Macbook à la maison, et sur mon Sony Vaio Pocket en voyage (précédemment sur mon Acer Aspire One 110, mais j’ai craqué sur le Sony et j’en avais marre d’OpenWord).

Sur mon traitement de texte, je n’ai pas de modèle de document particulier, je me mets en mode “page”, et j’écris. J’ai simplement modifié les marges pour avoir une plus grande surface d’écriture sur la page, mais je n’utilise aucun style, rien du tout. Je sais que certains utilisent des styles (ça donne d’ailleurs une très jolie présentation), mais de mon côté, nada, c’est presque du texte brut, et même le fichier pdf final n’a rien de particulier. Pour la version illustrée, par contre, je travaille sous QuarkXPress.

L’avantage de Word pour Mac, c’est qu’il y a, en bas de la page, le comptage du nombre de mots. Du coup, comme j’essaie de faire des chapitres cohérents niveau longueur et que je ne peux pas vraiment me baser sur le nombre de pages (un chapitre contenant des dialogues sera plus long qu’un chapitre avec beaucoup de descriptions, pour un nombre de mots identique), j’utilise cette fonctionnalité. Cela me permet, par exemple, de décider de passer une scène au chapitre suivant, si je sais qu’elle va beaucoup rallonger mon chapitre. Je ne me laisse pas non plus enfermer dans ce schéma, j’ai des chapitres de 6 000 mots, j’en ai de 12 000 (les chapitres finaux des tomes, en règle générale), mais ça tourne toujours autour de 7 000 - 8 000 mots.

Et vous, comment bossez-vous ? Stylo fétiche ? Cahier fétiche ? Conditions particulières ? (pour moi, bien souvent, il faut que je sois dans mon lit avec le portable sur les genoux, et une tasse de thé bien chaud sur la table de nuit)



Question de réalisme

Un article de Vanessa du Frat2 mai 2010 à 0:39

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Dans la scène que j’écris actuellement, il y a quelque chose qui me pose problème : l’annonce de la mort d’un être cher (oui, il y a un personnage qui va mourir. Désolée pour le spoiler ^^). J’ai eu la chance jusqu’à présent de ne pas perdre quelqu’un à qui je tenais énormément. J’ai perdu mes grands-parents, mais je les connaissais mal. Je ne peux pas comparer ma tristesse avec la tristesse de quelqu’un qui perd un enfant, un frère, une mère. Je ne peux qu’essayer d’imaginer ce que ça me ferait si on m’annonçait quelque chose de ce genre. Mais j’ai quand même l’impression que ce n’est pas très réaliste et que ça sonne un peu faux. Autant je n’ai aucun problème avec des scènes atroces (et non, je ne suis pas une femme battue, rassurez-vous), autant le deuil a toujours été pour moi quelque chose que je ne voulais pas regarder de trop près.

Je sais que tous les êtres humains sont différents, que chacun réagit à sa manière face à une situation donnée, mais là, je ne suis pas contente de moi, j’ai vraiment un problème avec le fait de ne pas “ressentir” les émotions de mes personnages, et donc de ne pas pouvoir les transcrire correctement.

Vous êtes vous trouvés confrontés un jour à une situation similaire ? A une émotion que vous ne saviez pas trop comment transcrire ? Comment avez-vous fait ?



Ellipse, le retour

Un article de Vanessa du Frat29 avril 2010 à 1:45

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Vous ne vous rappelez probablement pas de l’article sur les ellipses, qui date un peu (deux ans à quelques jours près). En général, j’évite les ellipses. Déjà, parce que je suis trop bavarde, ensuite, parce que j’aime bien que tout soit clair pour le lecteur, vu que l’histoire est bien assez compliquée sans que je me permette toutes sortes de non-dits.

Sauf que là, je suis confrontée à une situation “ellipsable”. J’ai le choix entre donner les réponses à pas mal de questions (réponses que, pour la plupart, je n’ai pas… Oui, je sais, c’est moi qui écris cette histoire, mais je suis un peu tarée et j’ai tendance à foncer dans le tas sans savoir vraiment où je vais), et faire une ellipse, genre “oui, toutes les réponses à vos questions étaient dans cette scène, mais vous ne les aurez pas tout de suite parce que j’ai sadiquement fait une ellipse”.

J’imagine un peu la réaction du lecteur face à la scène qu’il attend (théoriquement) depuis sept tomes et qui découvre que, ahah !, pas de bol, j’ai fait une ellipse. Dans son cas, je réfléchirais très sérieusement à l’homicide. Bref, il est donc plus ou moins clair que je ne vais pas faire d’ellipse, histoire de ne pas mettre mes jours en danger, mais que pensez-vous des écrivains qui le font ? Est-ce que ça vous est déjà arrivé de lire un livre et de vous trouver face à une ellipse ou une fin à la “et au bout du couloir, il y a…” ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ? Est-ce que vous avez eu envie de trucider l’auteur, ou est-ce que vous avez trouvé ça super original ?



Le retour de la vengeance du fils

Un article de Vanessa du Frat13 avril 2010 à 1:28

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Mon site (Z’arkán Corp) étant plus ou moins terminé (du moins la partie chiante aka la partie en Flash ^^), je peux enfin me remettre à l’écriture et à alimenter un peu ce blog, qui commence à agoniser lentement. Ce soir, j’ai mis au propre les notes que j’avais prises dans le métro lors de mon petit voyage au salon du livre de Paris (je mettrai des photos, promis !), et ça fait un peu bizarre de reprendre un texte après plus de deux mois. Et bien évidemment, je ne m’étais pas arrêtée avant un passage tout simple, bien planifié dans ma tête. Non, j’ai choisi de m’arrêter avant The Passage, un des chapitres les plus importants de toute l’histoire (pas juste du tome 7, de tout le premier cycle), un chapitre que je pourrais mettre dans le top ten des Grandes Révélations Qui Tuent. Sauf que…

Sauf que, avec ma manie d’écrire sans trop savoir où je vais, je bloque un peu. Oh, je sais que je vais arriver à passer par-dessus cet obstacle de taille, mais pour l’instant, c’est pas évident. En même temps, le fait de ne pas vraiment planifier l’histoire me permet de la découvrir au moment où je l’écris, ce qui est quand même beaucoup plus rigolo que de suivre un plan et d’avoir pour seul plaisir l’écriture de jolies phrases sans trop de répétitions (bon, j’exagère, hein, et je suis sûre que les gens qui travaillent avec un plan ont tout autant de plaisir que moi à écrire). C’est sûr, il y a des inconvénients, qui me bloquent parfois (je pense que ce n’était pas complètement par hasard que j’ai évité Word ces derniers temps en me donnant la bonne excuse de la création du nouveau site internet), mais globalement, je suis très contente de mon mode d’écriture. Je ne sais pas si j’aurais envie de continuer à écrire avec un plan bien détaillé en tête. C’est probablement ce qui me pousse à immédiatement dévier de n’importe quel plan que je pourrais avoir l’idée de faire. Tout de même, ça a un côté effrayant : et si l’inspiration ne venait plus ? Si je n’arrivais pas à imaginer la suite de l’histoire ? Si j’avais un traumatisme crânien et que je me retrouvais subitement amnésique ?

Je sais que peu de gens travaillent de la même manière que moi (et ils ont raison, je pense. J’ai une personnalité plutôt désordonnée, j’ai tendance à me disperser et à vouloir faire mille choses en même temps, cela se ressent dans mon écriture, l’histoire est beaucoup moins structurée que ce qu’elle pourrait être), mais s’il y en a, j’aimerais bien avoir vos avis sur la question ! (et également l’avis des gens qui travaillent avec un plan très détaillé) :eyes:



NaNo 2009

Un article de Vanessa du Frat29 novembre 2009 à 12:53

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Bon, j’avais clairement été beaucoup trop optimiste (et un peu naïve) quand j’ai pensé que je pouvais tenter les 100k cette année. Honnêtement, je pense que j’aurais pu arriver sans trop de soucis à 75k, comme l’an dernier, si je n’avais pas passé toute la première semaine à faire une correction urgente qui m’a pris tout mon temps libre, s’il n’y avait pas eu les Utopiales ET le salon de Lyon.

Cela dit, je suis quand même parvenue aux 50k, ce qui est mieux que rien. Je n’ai pas l’intention de relâcher mes efforts, je me suis donné jusqu’au 31 décembre (2009 ^^) pour terminer le 7ème et dernier tome du 1er cycle, normalement, ça doit être faisable.

La petite bannière de circonstance :

NaNo09



Les dialogues

Un article de Lily5 novembre 2009 à 15:52

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M’étant vraiment remise à écrire récemment, je me suis rendu compte d’un problème qui tue vraiment mes textes : les dialogues. Après y avoir pas mal réfléchi, j’en suis parvenue à distinguer plusieurs causes qui font que mes dialogues ne sont pas réalistes, et j’ai proposé à Ness de vous les exposer. J’ai quelques réponses, mais pas toutes, et ce ne sont que des suggestions, rien d’absolu. Je serais ravie de voir vos commentaires et vos propositions !

1. La place du dialogue

Quand utiliser un dialogue ? En général, j’utilise un dialogue… quand je ne peux pas faire autrement. J’exagère un peu, mais dans l’idée, c’est ça. En gros, j’utilise un dialogue quand il apporte quelque chose à l’histoire ou aux personnages. Soit il fait avancer l’intrigue (une révélation, notamment), soit il caractérise un personnage ou la relation entre les deux interlocuteurs. Je sais que beaucoup d’auteurs (comme Ness, d’ailleurs) les utilisent plus fréquemment, et qu’ils le font avec brio, mais j’ai du mal à manier les dialogues et je préfère me limiter.

2. Les différentes voix des personnages

Evidemment, personne ne parle de la même façon. Le problème, c’est que tous les personnages d’un roman et leurs dialogues sortent de l’esprit du même auteur, et donc forcément, ils ont tendance à tous parler de la même façon.

Là-dessus, je vous conseillerais un très bon article de io9 que vous pouvez retrouver ici. Comme il est en anglais, je vais résumer quelques conseils donnés par l’auteur :

  • écouter des vrais gens parler, dans un café par exemple
  • essayer d’écouter la voix des personnages (quelque chose me dit que c’est la technique de Ness ^^)
  • faire attention à qui s’adresse le personnage qui parle
  • donner des tics verbaux et/ou des mots habituels aux personnages
  • varier la longueur des phrases et la ponctuation…

Maintenant, je n’ai plus qu’à les suivre ^^ D’autres suggestions ?

3. La familiarité

La familiarité des dialogues est typiquement un problème que je n’ai jamais résolu. J’avoue ne lire que des romans en anglais, parfois des traductions, et je n’ai aucune idée de la façon qu’ont les auteurs français de se dépatouiller avec ce problème.

Pour mieux m’expliquer, un exemple bête : un de mes personnages sort une cigarette et demande à l’autre si ça le dérange. Comment poser la question ? Dans la vraie vie, un fumeur dirait quelque chose comme “ça te dérange pas ?”, mais c’est trop familier pour un roman (à mon sens, tout du moins). Plusieurs possibilités s’offrent : “ça ne te dérange pas ?”, “la fumée te dérange-t-elle ?”… J’ai finalement opté pour “est-ce que ça te dérange ?”, mais du coup, j’arrive à un autre problème : toutes mes questions commencent par “est-ce que”, parce que j’ai l’impression que les autres alternatives sont trop familières ou trop soutenues. Comment faites-vous, dans ce genre de cas ?

Je suis actuellement en train de lire Dead until dark de Charlaine Harris, et plusieurs de ses personnages ont une façon de parler très orale, mangeant des mots, utilisant de l’argot. De la même façon, dans Harry Potter, j’ai beaucoup aimé les dialogues d’Hagrid ou de Fleur, par exemple, parce qu’on les entendait vraiment parler. Par contre, j’ai l’impression que ces deux exemples ne fonctionneraient pas en français. Est-ce que vous pensez que c’est une spécificité de l’anglais de permettre cette liberté ou que l’on peut aussi s’autoriser en français à employer un langage familier, avec des tics de langage ?

4. Hors du dialogue

Ahem… C’est là que vient tout le problème. Interrompre le dialogue pour placer des pensées du personnage, une réaction physique de son interlocuteur ou autre.

Pour ce qu’il est des “dit-il”, “demanda-t-il” et autres, je les évite, ça enlève la moitié des répétitions ^^ Le dialogue doit normalement pouvoir être compris sans ces mots, ou avec un minimum d’entre eux, surtout quand il n’y a que deux interlocuteurs. Je me rappelle d’une époque où je mettais systématiquement ou presque “demanda-t-il” ET “répondit-elle”. C’est une réponse, on s’en doutait sans que ce soit écrit. Et vu que la question lui était adressée à elle, évidemment que c’est elle qui répond. Cet exemple vous semble extrême ? C’est sûr, et pourtant, j’ai parfois envie de sortir un crayon rouge pour en rayer certains dans des romans publiés que je lis.

Par contre, je n’hésite pas à interrompre un dialogue pour détailler la pensée de mon personnage. Un petit exemple :

— Tu ne pourrais pas partir, on te manquerait trop, murmura James.

Sebastian ne s’en savait que trop capable. Il savait que partir voudrait dire qu’il avait été incapable de tenir sa promesse, qu’il fuyait, mais Dublin, l’Irlande, l’étouffaient.

Sebastian réfléchit (il devrait arrêter, d’ailleurs, ça lui fait du mal) et ça me permet de montrer des pensées qu’il n’exprimera pas à voix haute. Je profite généralement d’une question rhétorique ou d’une phrase qui n’appelle pas de réponse pour faire ça : on ne se met pas soudain à partir dans des pensées philosophiques quand quelqu’un nous parle ^^ De même, je fais attention à ce que ces réflexions restent relativement courtes.

Voilà donc une petite liste des problèmes que je rencontre avec mes dialogues. Rencontrez-vous les mêmes ? Comment les réglez-vous ? D’autres problèmes de votre côté ?



NaNoWriMo 2009

Un article de Vanessa du Frat27 octobre 2009 à 16:10

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Encore une fois, je participe au NaNoWriMo. J’ai participé en 2005, en écrivant le premier jet du premier tome des Enfants de l’Ô. Je crois que j’ai écrit 65′000 mots cette année-là. En 2006, je commençais mon nouveau boulot le 1er novembre, donc pas terrible pour se concentrer sur un NaNo. En 2007, j’étais malade. En 2008 aussi, mais j’ai quand même réussi à me mettre suffisamment de coups de pied aux fesses pour écrire 75′000 mots. Cette année, je participe de nouveau, j’espère atteindre au minimum les 50′000 mots. En réalité, mon souhait est de terminer le tome en cours des Enfants de l’Ô (que je ne sais toujours pas comment appeler. Tome 6 ? Tome 7 ?).

Je ne peux pas vraiment dire que je respecte les règles du NaNo, étant donné que je continue un roman en cours, et que je n’ai pas l’intention de m’abstenir d’écrire la suite avant le 1er novembre. Cela dit, je ne compterai les mots pour le NaNo qu’à partir du 1er, évidemment.

J’imagine avancer pas mal pendant la première semaine de novembre, étant donné que je prends le train le 1er pour 4h30 de TGV, et le 2, pour 2h de TER, le 7 de nouveau pour 2h de TER, de même que le 8. Et je n’écris jamais aussi bien que quand je suis dans le train. (et bien sûr, maintenant que j’ai dit ça, je vais me retrouver avec un blocage, un ordi en panne, une mamie qui voudra absolument me raconter sa vie dans les moindres détails deux ou trois fois, une migraine atroce… Non non, je ne suis pas du tout pessimiste ^^)

J’espère pouvoir avancer également lors d’une des Nuits de l’Ecriture. Bon, pas 10′000 mots, ça, si j’y arrive en trois ou quatre jours, je serai bien contente, mais au moins le double du quota journalier du NaNo.

Sur ce, les liens qui vont bien : le site officiel du NaNoWriMo, l’entrée sur le NaNoWriMo pour ceux qui ne savent pas de quoi il s’agit, le forum des Nuits de l’Ecriture.

Et la petite icône :



Discipline, discipline !

Un article de Vanessa du Frat7 octobre 2009 à 15:56

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J’avance lentement mais sûrement dans le dernier tome du premier cycle des Enfants de l’Ô (que je ne peux pour l’instant ni appeler tome 6, ni appeler tome 7… c’est un peu le problème…), mais si je pouvais avancer plus vite, ce ne serait pas du luxe.

Donc j’ai décidé de me mettre au défi de terminer le premier jet du tome en question pour le 31 décembre 2009. Honnêtement, avec un peu de motivation, je devrais y arriver, je ne suis pas siiii loin de la fin. Et en novembre, il y a le NaNo, ce qui fait que je peux plus ou moins compter sur 50′000 mots en un mois si je me mets des coups de pied aux fesses.

Je vais essayer de relater mes “progrès” sur le blog, histoire d’avoir l’impression que j’avance :)

Qui veut s’automotiver avec moi ? ^^



Ecolovie : un projet de bouquin qui avance

Un article de Chwip27 septembre 2009 à 14:35

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Je repasse par ici pour vous parler d’un projet sur lequel je travaille depuis plusieurs semaines : Ecolovie.

Roanne avait utilisé ce terme à propos de mon blog à présent supprimé, qui s’intitulait Fibre Ecolo. J’y rassemblait un tas d’astuces et de réflexions. Les petits ruisseaux, les grandes rivières, les changements, tout ça, quoi. Avec un poil de vulgarisation de concepts parfois nébuleux.

Bref, un doute subi m’est tombé dessus : et si personne n’en avait rien à faire ? Après tout, vu le contexte, des tas de bouquins sur le sujet fleurissent, et même si c’est quelque chose qui date pour moi, la mode m’a rattrapée.

D’où ma question : dois-je m’accrocher à ce projet ? A votre avis ?

Si oui, je le poursuivrai lors de la prochaine nuit de l’écriture…