Les Enfants de l\'Ô

de l\'écriture à la publication

Catégorie Auto-édition


Souscription pour Reflets Inachevés

Un article de Vanessa du Frat1 janvier 2009 à 23:37

Je profite de ce blog pour relayer une info qui me tient à coeur : la deuxième trilogie de l’écrivain Anna Galore est actuellement en soucription. Donc si vous avez aimé ses romans, n’hésitez pas !

Je relaie le message d’Anna Galore :

Zeno vient de créer le site http://souscrivons.free.fr pour permettre à ceux qui le souhaitent de participer à une souscription, afin de financer les coûts d’impression de ma deuxième trilogie “Reflets Inachevés” à 100 exemplaires.

Ma première trilogie, “L’éternel amoureux errant” a été auto-éditée par moi-même fin 2006, entièrement à mes frais. J’en ai offert tous les exemplaires imprimés à des amis, des proches ou des lecteurs avec qui j’ai sympathisé.

J’ai donné mon accord à Zeno pour qu’il organise une telle souscription à deux conditions:

- les livres seraient cédés aux souscripteurs à prix coûtant (imprimeur + frais de port), soit 24,30 € pour la trilogie.

- les souscripteurs auraient la possibilité de s’engager pour un montant supérieur à 24,30 € et la différence serait intégralement reversée à une association caritative comme le Secours Populaire ou les Restaus du Coeur.

Il s’agit en fait d’une proposition de souscription, une “promesse d’achat” en quelque sorte.

Aucun argent ne devra être versé tant qu’un nombre de souscripteurs suffisant n’aura pas été réuni pour financer 100 exemplaires minimum.

Les souscripteurs ne prennent donc aucun risque à s’inscrire, ils n’enverront leur chèque que si le montant suffisant pour réaliser le projet est réuni - ce dont ils seront prévenus par mail.

Le montant de 24,30 € est donné à titre indicatif et sera ajusté le cas échéant. Il devrait être très près de la réalité, étant basé sur ce que m’avait coûté la première trilogie qui totalise à peu de choses près le même nombre de pages que la deuxième.

Il se décompose comme suit:

- 6,3319 € par volume (prix pour 100 exemplaires chez Jouve), soit 19,00 € pour la trilogie

- 5,30 € de frais de port en colissimo.

Dès que possible, les devis de l’imprimeur seront rendus publics sur le site (ainsi que sur ce blog) afin que les souscripteurs puissent vérifier les montants réels. De plus, un justificatif de versement à l’association caritative sera également mis en ligne une fois le paiement du surplus éventuel réalisé.

D’avance, merci à toutes celles et tous ceux qui participeront à cette souscription.

Et un merci très particulier à Zeno pour son amicale initiative.

http://souscrivons.free.fr/



Coup de coeur à Anna Galore

Un article de Vanessa du Frat31 octobre 2008 à 14:39

Mon amie Anna Galore vient de sortir son 7ème livre, intitulé… le 7ème livre :) Anna Galore est non seulement une écrivain de talent, elle est également une personne fantastique et une amie sincère. Donc n’hésitez pas, si vous ne connaissez pas encore Anna, à télécharger ses romans. Ils sont courts, prenants, et valent vraiment la peine d’être lus.

Les deux premières trilogies sont téléchargeables au complet, et Le Septième Livre ouvre la troisième trilogie. Il est disponible sur son site depuis hier.

Qu’est-ce que vous faites encore ici ? ^^



Décalages technologiques et culturels

Un article de Emmanuel26 septembre 2008 à 16:33

Ayant vécu entre 1996 et 2004 de ma plume en tant que journaliste (critique de jeux vidéo, pour être précis), puis étant devenu auteur par la suite, j’ai souvent à cœur de défendre le fait, pour un auteur, d’être rémunéré pour chaque œuvre qu’il rédige. Il est bien établi de nos jours que demander de l’argent en échange de l’autorisation d’accéder à un contenu textuel, n’est pas une pratique courante sur le net. En tout cas, c’est un modèle économique très largement minoritaire par rapport aux sites et aux blogs où on accède “gratuitement” (entre guillemets car les frais d’hébergement et d’équipement entrent en ligne de compte) au texte et à l’information. Il s’agit là de ce qu’on pourrait appeler un fait culturel. Cet idéal du tout gratuit a conduit dans les dernières années de nombreux auteurs à proposer des textes, nouvelles et parfois romans dans leur intégralité, gratuitement. Il peut s’agir d’un choix tout à fait respectable et raisonné, reposant sur l’élaboration d’une œuvre en ligne avec le concours et les suggestions des Internautes. Il peut s’agir d’offrir à ses proches son travail littéraire. Là encore, rien à redire. J’ai moi-même fait l’expérience de mettre en disponibilité gratuite, durant une période d’un an, un recueil de nouvelles de science-fiction. A l’exception d’un site dédié à la lecture en ligne du nom d’In Libro Veritas, où le recueil a été pas mal lu, j’ai pu constater que le nombre de téléchargements gratuits n’était supérieur aux ventes physiques que dans un rapport de 60/40, et donc ne boostait pas la notoriété du livre autant que je l’aurais cru initialement. En faisant cette expérience, j’avais conscience de participer à cet idéal finalement assez fallacieux du tout gratuit, ce qui me mettait mal à l’aise. C’est peut-être une mentalité d’arrière-garde, mais j’ai toujours pensé qu’offrir des objets - fut-ce des objets intellectuels - à n’importe quel passant en dépréciait la valeur. Dans mon esprit, la masse d’œuvres gratuites présentes sur le Net, leur profusion a tendance à faire germer l’idée inconsciente que les textes poussent dans les champs qui bordent les autoroutes de l’information aussi naturellement que le blé dans nos campagnes.

Le problème, c’est que même pour faire pousser du blé, il faut de la main-d’œuvre. Il y a là un décalage entre la gratuité des œuvres et le travail qu’elles occasionnent. Un décalage culturel.

La même tendance à la gratuité existait déjà pour les morceaux de musique en téléchargement… à une différence notable près : avec l’arrivée des lecteurs MP3, les artistes ont commencé à avoir la possibilité de requalifier leur musique. Un morceau ne servait plus uniquement de décoration auditive à un site, mais pouvait faire office de produit d’appel pour tout un album qui viendrait occuper les mémoires des lecteurs MP3. Evidemment, la musique demeurant numérique, le piratage reste très tentant. Mais les chiffres (+16 % de vente de morceaux téléchargés en 2007) prouvent qu’une économie numérique de la musique est possible. La grande leçon, c’est qu’il aura fallu que des objets technologiques (les lecteurs MP3) naissent pour qu’un contenu immatériel dévalorisé regagne de la valeur.

Quel rapport avec le livre ? Eh bien cela tient en un mot, l’électrophorétique. L’électrophorétique, c’est la technologie de l’encre numérique qui rend possible la fabrication de lecteurs d’e-book (on peut aussi dire e-reader ou livrel) à des résolutions au moins aussi bonnes que les imprimés papier. Dans le numéro d’automne de la revue Médias, on nous annonce une baisse possible des prix des lecteurs d’e-books pour la fin d’année. On se situerait alors entre 150 et 300 euros pour un lecteur d’e-book capable de lire du .doc, du PDF ou du PRC (une technologie propriétaire inventée par Mobipocket). Toujours selon Médias, en Chine, la production de masse des fameux e-readers a déjà commencé. Quatre-vingt pour cent des éditeurs y proposent leur catalogue en version numérique. Le gouvernement chinois souhaite remplacer tous les manuels scolaires par des supports numériques à partir de 2012, pour des raisons à la fois économiques et environnementales.

En Europe, à Dresde, non seulement la société Plastic Logic a investi 96 millions d’euros dans la construction d’une usine, mais elle propose déjà un nouveau modèle d’e-reader grand format . Et en France, une expérimentation de prêt de lecteurs d’e-book s’est déjà mise en place à la bibliothèque universitaire d’Angers.

On est donc à l’aube d’une nouvelle révolution, qui devrait réduire encore plus drastiquement le nombre de journaux et revues papier, et augmenter le volume de leur version numérique. En contrepartie, on peut penser qu’il apparaîtra plus logique aux gens de payer pour quelque chose qui va approvisionner leur lecteur d’e-book, que pour l’accès à un simple site sur Internet. Il faut savoir qu’aux Etats-Unis, il existe déjà des formules d’abonnement à des journaux téléchargés à distance sur le Kindle, un lecteur d’e-book.

Michaël Dahan, co-fondateur du Bookeen rencontré au salon du livre de Paris 2008, se plaignait de l’absence de contenu numérique (moins de 10 000 livres français sont accessibles actuellement dans leur version e-book) pour ses machines. Un véritable paradoxe à l’heure d’Internet… Eh bien la bonne nouvelle, c’est qu’à l’image d’initiatives telles Babelpocket (librairie en ligne de vente d’e-books de Science-Fiction, Fantasy et Fantastique sans DRM), les auteurs ont désormais la possibilité de se regrouper et de proposer du contenu. Et de se faire, enfin, rétribuer pour ce qu’ils écrivent…



Salon des auteurs autoédités, Compiègne

Un article de Vanessa du Frat16 septembre 2008 à 15:55

Samedi matin, François et moi passons prendre Jean-Christophe Heckers, puis Carène Wood, et direction Compiègne, où a lieu le salon des auteurs autoédités. Ma première constatation : c’est loin. Ma deuxième : il pleut et il fait froid. Mais nous arrivons enfin. L’endroit ne paie pas de mine, et si ce n’était l’affiche sur la porte, on aurait pu se demander s’il s’y passait vraiment quelque chose.

Nous entrons, je traînasse derrière (en fait, je me suis immédiatement précipitée aux toilettes, comme une vraie femme que je suis (un passager m’avait dit un jour “les femmes, c’est des pisseuses. Dans l’avion, dès que la lumière des ceintures de sécurité s’éteint, toutes les femmes se lèvent et se précipitent aux toilettes”. C’est pas faux ^^)). Avant même d’entrer dans la pièce principale, je croise Bernard Fauren, que j’avais rencontré il y a deux ans au Festival de Romans. Nous discutons quelques minutes, puis je vais rejoindre les trois autres dans la grande pièce. Là, je rencontre enfin Carine Geerts, qui est vraiment super sympa (mais je n’en doutais pas !). C’est l’occasion de quelques photos. Je discute avec quelques autres personnes, et comme toujours, je me colle dans un coin avec quelqu’un, vu que je suis timide (je sais, on ne dirait pas, mais je suis une grande timide qui a vaincu sa timidité).

Ils ont pensé à tout, il y a même un buffet avec de la charcuterie, du fromage, du raison, des macarons (jamais goûté jusqu’alors, mais cette fois, c’est fait : je déteste), etc. J’avais amené mes fameux muffins banane-nutella, qui ont eu leur petit succès. Mais l’heure tourne, et nous quittons tout le monde pour nous rendre aux Buttes-Chaumont.

Première rencontre avec d’autres auteurs autoédités (bon, pas tout à fait, vu que je connaissais déjà François ainsi que Bernard). Bilan : l’ambiance est vraiment chaleureuse. Dommage que l’autoédition ait si mauvaise presse, car les visiteurs n’ont pas été légion.

Un grand merci à François pour toutes les photos !

A voir aussi :



Salon des auto-édités

Un article de Vanessa du Frat6 septembre 2008 à 16:10

Premier salon des auto-édités à Compiègne, à la Maison de la Famille, le 13 septembre de 10H à 18H.

 

Maison de la Famille,
1 Rue Normandie
60200 Compiègne

Compiègne se situe dans l’Oise, à 75km de Paris.

J’y serai aussi, mais en temps que visiteur. Je crois que certains auteurs de Brumerge y seront aussi, alors c’est l’occasion de leur rendre une petite visite !



Livres électroniques

Un article de Vanessa du Frat28 avril 2008 à 21:22

Je viens de voir une petite émission sur les livres électroniques destinée à la télévision suisse. On y parle de liseuses, de livres électroniques, et de la mort “potentielle” des livres papier. On a pu voir l’iLiad, le Sony Reader (dont le logo avait été soigneusement dissimulé), le Cybook, ainsi que le Kindle, mais seul ce dernier a réellement été “présenté” : pas un mot sur les trois autres, des images, certes, mais pas de nom, pas de détail. Alors que dans le cas du Kindle, on a bien insisté pour dire que c’était le bébé d’Amazon. Je me demande quels accords ils ont signé avec cette entreprise.

Certains ont peur pour l’avenir des librairies, d’autres semblent penser que le format “livre électronique” sera un flop. Personnellement, je crois que le livre électronique a un avenir, et je le crois depuis de longues années, ce qui est aussi une des raisons pour lesquelles j’ai proposé LEÔ en version pdf à l’époque.

Je vais bientôt être l’heureuse propriétaire d’une liseuse, l’iLiad, de iRex. Je vous en parlerai dès que je la recevrai. Mais pour en revenir à ce reportage, j’ai trouvé qu’il ne mettait pas assez en valeur les liseuses, et beaucoup trop l’accent sur la disparition potentielle des livres papier.

En outre, gros moment d’incrédulité alors qu’ils font la pub d’un site dont je ne mettrai pas l’url ici, parce qu’ils ne méritent même pas les quelques visiteurs supplémentaires que leur apporterait ce blog. Ce site, au design très moche (oui, je sais, mon gros défaut, c’est qu’en tant que webdesigner, je ne peux pas m’empêcher de juger les sites des autres), propose une “plateforme de publication”, pour la modique somme de 150 chf (environ 90€) par auteur. Ladite plateforme (site archaïque et extrêmement mal conçu) est une simple page qui propose des téléchargements pour les auteurs présents. On ne sait pas trop où passent les 150 chf. Hébergement ? Allons bon. Marketing ? Publicité ? Euh…

“Il s’agit bien d’auto-édition à ne pas confondre avec l’édition à compte d’auteur.” Oui, c’est sûr. L’autoédition, c’est tout à fait ça. Pour moi, de l’autoédition, c’est quand un auteur entreprend toutes les démarches en vue de la parution d’un livre PAPIER, et pas quand un pseudo auteur envoie un fichier .doc à un prestataire de services pour qu’il le transforme en pdf et le mette sur son horrible site. Ce genre d’affirmations me sidère. Pour moi, quelque chose d’aussi mauvais a de nombreuses conséquences :

  • tous les gens qui ont suivi cette émission vont aussitôt avoir une mauvaise image des livres électroniques
  • ces mêmes personnes vont également avoir une mauvaise opinion de l’autoédition, alors que ce site n’a rien à voir avec l’autoédition
  • quelques auteurs désespérés vont donner 150 chf à ces charlatans en croyant accéder à la gloire éternelle

Bref. Apparemment, les livres électroniques ne seront pas présents au salon du livre de Genève, qui ouvrira ses portes après-demain. Et ce n’est pas avec des émissions comme celle que je viens de voir que l’opinion publique sur le livre électronique changera.



Moins d’intermédiaires avec Babelpocket

Un article de Emmanuel27 avril 2008 à 1:13

L’idée de Babelpocket est née sur le forum Babel, lieu d’entraides entre auteurs de SF, Fantasy et Fantastique tel que nous étions plusieurs à le rêver. Nous estimions en effet que la mise en commun de ressources s’avérait bien plus bénéfique pour des auteurs que l’individualisme, le repli sur soi ou l’esprit de concurrence.

J’ai été l’un des instigateurs de Babelpocket, librairie en ligne de Fantasy Fantastique et Science Fiction. Dans mon esprit, Babelpocket est un outil, un outil à destination des auteurs. Objectif : leur permettre de toucher directement, sans aucun intermédiaire le produit de leurs ventes d’e-book. Cette volonté de vendre sans intermédiaire ne procède pas, en tout cas en ce qui me concerne, d’un dénigrement de la chaîne du livre, dont l’avenir n’est pas remis en cause, mais bien du simple constat que la technologie et Internet permettent, dans une certaine mesure, de se passer des intermédiaires, lesquels font monter le prix du livre et réduisent la diffusion culturelle à un happy few forcément arbitraire. Il s’agit aussi de développer l’idée d’un rapprochement entre auteur et lecteur.

Pour les lecteurs, c’est une librairie d’e-books, avec également des liens pour commander les livres papier sur les sites indiqués par les auteurs s’il y a lieu. Le site a été conçu, non pour séduire les auteurs (à la différence d’un site comme lulu dont c’est clairement le but), mais bien pour essayer de toucher les lecteurs qui souhaitent se lancer dans la lecture d’e-book. Le site Mobipocket m’a servi d’exemple, mais on ne peut pas dire que cette version de Babelpocket soit une version définitive. Un peu à la manière des logiciels Open Source, il s’agit d’une webbrairie en Open Source, à la disposition des webmasters auteurs qui souhaitent l’améliorer.
L’un des buts est de retrouver très facilement les oeuvres des auteurs. Pour éviter qu’ils soient noyés dans la masse, et par souci de cohésion des genres, le site se contente donc d’accueillir les romans de SF, Fantasy et Fantastique. L’objectif de créer un lien plus rapproché avec le lecteur passe par une présentation plus personnelle des auteurs.

Compte tenu du contexte actuel, Babelpocket représente un placement sur l’avenir pour les auteurs, en attendant que les e-books décollent. C’est déjà le cas aux Etats-Unis avec les e-books du Kindle. En France, il faudra attendre que le prix des liseuses électroniques type Bookeen baisse. A noter qu’il est aussi possible de lire sur certains téléphones portables, d’où le sous-titre du site, “De l’imaginaire sur vos téléphones portables.”
Si le concept vous intéresse, vous pouvez me contacter via le forum Babel la Ghilde des Mondes , par MP (Eguillot) : http://babel-lgdm.forumpro.fr/index.htm Bien qu’en pleine correction/réécriture de mon prochain roman, je ferai de mon mieux pour vous apporter des éclaircissements si nécessaire.

J’aimerais aussi renvoyer à cet article de Marc Autret, qui résume assez bien la philosophie du site (article “allô l’imaginaire ?”) : http://marcautret.free.fr/news/2008/nw0802.php



Diffusion des œuvres sous forme numérique.

Un article de Ovni5 avril 2008 à 12:52

Des auteurs enfin libres…

La France est le seul pays occidental à être à la traîne de plusieurs longueurs, dans le domaine de la diffusion des œuvres littéraires en version numérique. C’est un constat, c’est comme ça.
Les raisons en sont multiples et bien connues, la plus importante étant le principe de l’unicité du support papier, lié à un accord tacite entre éditeurs imprimeurs et libraires.
De ce fait, l’offre d’œuvres récentes en diffusion numérique est restée longtemps ridiculement faible.
Parallèlement, cependant, les moyens matériels de lecture numériques, autres que des PC, faisaient leur apparition, mais ils n’étaient pas faits pour permettre la lecture du trop grand format classique du PDF en A4.
Si vous souhaitez en savoir plus, allez visiter la page “Ebook : mode d’emploi” sur http://www.babelpocket.fr/ où vous trouverez la raison du développement du format PRC (logiciel lecture et de conversion gratuit, d’origine française Mobipocket, diffusé en millions d’exemplaires aux USA).

Si l’auteur cherche à conserver sa liberté d’expression, en particulier, s’il veut rester libre de pouvoir diffuser ses œuvres lui-même, sous forme numérique également, eh bien, il faut tout simplement qu’il ne signe pas de contrat avec les éditeurs “papier”, car ceux-ci se réservent les droits de diffusion sur toutes les formes de diffusion. Jusqu’à présent, les éditeurs ne faisaient absolument rien pour la diffusion numérique (accord avec libraires) ou s’ils le faisaient, c’était en la mettant au même prix que le bouquin, histoire de dissuader le client. Pour ceux qui ont déjà signé avec un éditeur à ce jour, il est trop tard, attendez 100 ans pour ces oeuvres là !

Le pavé dans la mare de ce système “totalitaire”, c’est que l’auteur “libéré” qui prend la décision de diffuser en PRC ses œuvres, gagne deux fois plus en vendant la même œuvre trois fois moins cher, et ça finit vite par se savoir dans le milieu des auteurs un peu branchés et autoédités.
Le développement des “liseuses”, comme dit Irène Delse http://www.irenedelse.com/ est maintenant en cours en France, grâce à un constructeur français Bookeen http://www.bookeen.com/ avec son Cybook3 qui rivalise aisément avec le modèle Iliad de Irex (Hollande).
Les sites les plus intéressants qui parlent de cette évolution en France sont tous décrits sur le merveilleux
http://www.mobileread.com/forums/showthread.php?t=12807 d’Hadrien de FeedBooks.
Je recommande vivement la lecture de ces blogs, ils vous mettront très vite dans un bain de jouvence.

Si vous connaissez quelqu’un qui possède un Bookeen ou un Iliad, demandez qu’on vous le prête, ne serait-ce qu’une soirée, mais n’oubliez pas de le rendre le lendemain, car vous aurez passé une nuit blanche à lire, avec l’odeur du cuir pleine peau dans le nez.



Un peu d´histoire, ou pourquoi j´ai choisi l´autoédition

Un article de Vanessa du Frat2 avril 2008 à 21:28

A chaque fois que je rencontre quelqu’un par le biais de mon roman Les Enfants de l’Ô, la question qui revient sans cesse est la suivante : “mais pourquoi tu ne l’envoies pas à un éditeur ?”

Difficile de faire comprendre à quelqu’un qui ne connaît pas forcément toute l’histoire des Enfants de l’Ô qu’on n’a simplement pas envie de passer par l’édition classique. Et même quand c’est quelqu’un qui me connaît depuis des années et qui connaît très bien toutes les étapes par lesquelles je suis passée, je me heurte à une profonde incompréhension.

Pour beaucoup d’écrivains et encore plus de lecteurs, la publication d’un roman en édition classique est LA finalité, celle sans laquelle un roman n’est pas un roman, un écrivain n’est pas un écrivain. Bon, soyons honnêtes, beaucoup de lecteurs ne font pas la différence entre de l’édition classique, de l’édition à compte d’auteur ou de l’autoédition, donc au final, s’ils ont une version papier pas trop “amateur” entre les mains, ils sont contents. Pour les écrivains, c’est différent : certains cherchent la reconnaissance de leur talent, d’autres voient la publication comme l’étape ultime du parcours d’un roman, une poignée de naïfs espèrent gagner leur vie avec l’écriture. Après, il y en a aussi qui se fichent pas mal de la publication de leur roman, parce que ce qu’ils veulent avant tout, c’est partager le plaisir de l’écriture avec des lecteurs. Je ne dis pas que ce n’est pas également le cas de la première catégorie, mais cette seconde catégorie n’a pas d’attente particulière vis-à-vis de la forme sous laquelle le roman touchera leur public.

Vous l’aurez compris, je fais partie de la seconde catégorie, celle qui se fiche pas mal d’obtenir la reconnaissance via une publication en édition classique et qui n’imagine pas un seul instant faire de l’écriture son métier (ou au pire sous forme de journalisme scientifique, mais ça n’a rien à voir). Voilà pourquoi, il y a déjà quelques années, je me suis lancée dans la publication en ligne.

A l’époque, tout ceci est parti de l’envie d’apprendre à faire un site internet, et de deux copines qui avaient elles aussi décidé de publier en ligne (Lolyka, par Clairwitch, Aska par Cryss — ces sites sont désormais fermés, et c’est fort dommage, car des ouvrages de cette qualité sont rares sur le net). Je n’écrivais plus depuis quelques années (manque de temps, manque d’envie) et j’avais abandonné les Enfants de l’Ô dans un coin de mon ordinateur, sans même imaginer que j’y reviendrais un jour. L’idée de la publication en ligne m’a amusée et voilà, c’est comme ça qu’est né le premier site des Enfants de l’Ô.

Le texte était vieux, bourré de fautes, tellement lourd qu’il n’aurait même pas eu besoin de pierres pour couler direct au fond du lac, les personnages avaient un mental de gamins de 8 ans, l’histoire était niaise à souhait, etc. Faut-il que j’en rajoute ou vous avez compris que c’était vraiment nul ? En même temps, j’avais écrit cette histoire à l’âge de 13-14 ans, et je ne l’avais que peu retouchée. La dernière correction datait de mes 16 ans, après quoi je suis passée à autre chose (un autre roman, terminé).

Néanmoins, j’ai eu un certain succès. Pourquoi ? Je ne me l’explique pas encore vraiment. Peut-être que l’âge de mes lecteurs de l’époque correspondait bien à cette version de l’histoire, peut-être que l’effet “novateur” du roman en ligne (je parle d’événements qui se déroulaient il y a 5 ans…) y était pour quelque chose, peut-être que vous, les lecteurs de la première heure, vous aviez vraiment mauvais goût, bref… Toujours est-il que j’ai retrouvé peu à peu la motivation et que j’ai écrit une suite à cette première partie, qui a été diffusée un temps sur le net, avant d’être remplacée par une toute nouvelle version de la première partie.

Bref, je vais abréger, je ne suis pas là pour réécrire les Enfants de l’Ô ^^ Les années passant, j’ai réalisé que la publication ne m’attirait pas (pour ce roman, en tout cas), pour toutes sortes de raisons, que je vais m’empresser de vous citer, sinon ce ne serait pas drôle :

  • les Enfants de l’Ô est une saga. Non seulement les sagas d’auteurs inédits ne sont pas franchement les pouliches préférées des éditeurs, mais dans le monde actuel où tout le monde veut tout faire vite-vite-vite, cet ouvrage se plaçait assez mal dans une optique de publication en édition classique de par sa longueur.
  • les Enfants de l’Ô appartient à un genre bâtard, qui n’est ni vraiment de la science-fiction, ni vraiment de la littérature “blanche”. Or, tout le monde le sait, la SF, c’est un peu l’enfant maudit de la littérature. (d’ailleurs, les Enfants de l’Ô s’appelait à l’époque les Enfants Maudits. Je devais être inconsciemment consciente (quelle belle phrase) de ce problème)
  • les Enfants de l’Ô est publié gratuitement sur internet depuis des années. Les éditeurs aiment bien publier des romans inédits, sinon, ce n’est commercialement pas très rentable.
  • je suis une chieuse de première, et je ne SUPPORTE pas les corrections si je les trouve injustifiées ou si elles dénaturent à mon sens l’histoire, le développement de mes personnages, l’ambiance, etc. J’ai publié plusieurs nouvelles, ça ne s’est pas toujours très bien passé (en fait, ça s’est très bien passé pour toutes sauf une), et je me suis rendu compte que jamais je n’accepterais de ne pas garder un contrôle total sur mon “bébé” (François, tu vas en baver :) ).
  • dans la lignée du point précédent, je suis une personne très dominatrice (paraît) qui aime tout faire elle-même (sauf le ménage ou descendre les poubelles, mais ça ne rentre pas dans le cadre de ce blog), et je veux garder un contrôle sur la maquette, sur l’illustration de couverture, sur la diffusion, bref, sur tout.
  • et pour finir, parce que tout cela m’amuse ! J’ai très envie de connaître le parcours d’un livre du début à la fin, et quoi de plus idéal pour ce faire que de se diriger vers l’autoédition !

Alors voilà, maintenant, vous savez (presque) tout sur ma volonté de publier les Enfants de l’Ô en autoédition. Aujourd’hui, à force de persévérance, les Enfants de l’Ô s’est fait une petite place sur le net, ce roman n’embête personne, il ne sera pas l’objet de déchirements entre divers clans, et je crois qu’au fond, les gens l’aiment bien, ce qui me comble de bonheur.

Les gens, merci. Grâce à vous, à votre soutien, j’ai renoué avec l’écriture, et vos petits commentaires ou messages concernant les Enfants de l’Ô me font un énorme plaisir. Au final, je crois que tout le monde y trouve son compte : je suis heureuse de partager mon roman, et vous aimez le lire (ou vous faites très bien semblant) !