Les Enfants de l\'Ô

de l\'écriture à la publication

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Ellipse

Un article de Vanessa du Frat18 avril 2008 à 22:25

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Actuellement, dans la rédaction du chapitre 9-V, je me trouve confrontée à un choix difficile : décrire une situation ou faire une ellipse. Les deux possibilités possèdent des avantages et des inconvénients. Du coup, je ne sais pas encore quoi choisir.
François m’a suggéré de faire une ellipse du procès du colonel Lewis, dans la première partie, car il pense, probablement à raison, que je n’arriverai pas à rendre celui-ci assez crédible. Je n’ai pas encore choisi ce que j’allais faire, il faudra que j’y réfléchisse plus amplement.
Cela dit, l’ellipse que j’envisage actuellement a des fondements différents. Je pense que je pourrais rendre la scène assez crédible, mais c’est une confrontation de plus, et j’en ai assez de décrire des confrontations. En outre, faire une ellipse peut faire planer le doute sur ce qui s’est réellement passé, et titiller l’imagination du lecteur.
Décrire la scène permet, en revanche, de mettre en relief les sentiments et les émotions des personnages lors d’une situation donnée, donc de renforcer le caractère et le réalisme des dits personnages.
Je vais forcément choisir une des deux possibilités, mais ça m’intéresserait de savoir comment vous gérez ce genre de situations, quand et pourquoi vous utilisez les ellipses, si vous êtes plutôt pour ou contre ce procédé littéraire (pour peu qu’on puisse être pour ou contre un procédé littéraire…).
A vous !

La semaine prochaine, dans notre nouvelle série géométrique, ne manquez pas le carré ! *j’ai honte, mais je n’ai pas pu résister…*



Grosse remise en question

Un article de Vanessa du Frat16 avril 2008 à 20:32

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Vous le savez, les Enfants de l’Ô, c’est un peu mon bébé et ça fait des années que le traîne : je l’abandonne, je le reprends, je l’abandonne de nouveau, j’écris la suite, je l’abandonne, je réécris tout… Bref, c’est un projet de longue haleine.

Or, j’ai remarqué quelques défauts persistants dans ce roman qui viennent clairement de l’attachement que j’ai au projet de base, à savoir le tout premier jet des Enfants de l’Ô, qui date de mes… quatorze ans. Quand on travaille pendant des années sur un roman, on finit par s’habituer si bien à l’ensemble de l’histoire qu’on ne voit plus ses failles.

Récemment, j’ai mis le doigt sur quelque chose qui me gênait depuis le début et que je contournais toujours comme je le pouvais : les planètes. Pour ceux qui ne connaissent pas le roman, il y a une planète-mère, Alpha, qui a réclamé son indépendance voilà environ 200 ans, et qui possède une panoplie des planètes-filles, tous moins habitées les unes que les autres. L’histoire se passe sur une de ces planètes, une des dernières à être colonisée : Lambda.

Pour contrebalancer ce qui s’appelle “l’Alliance Alpha”, nous avons “l’Alliance Toria”, à savoir la Terre sous sa nouvelle forme gentiment radioactive et à moitié rasée, et ses planètes-filles (moins que pour Alpha, parce que bon, ils ont quand même pas mal morflé pendant et après la guerre d’indépendance et ils n’avaient pas trop la tête à se balader dans l’espace pour ramasser des planètes).

Depuis le début, j’ai beaucoup de mal avec toutes ces planètes, parce que soyons honnêtes : elles ne servent strictement à rien, à part qu’à l’époque, c’était super “in” d’avoir plein de planètes, et surtout, l’histoire se passait dans un futur beaucoup, beaucoup plus lointain (dans une galaxie très très lointaine, blablabla, et non, je n’ai jamais été fan de Star Wars, bien au contraire, je n’aime pas vraiment (à part Harrison Ford, bien sûr, mais je m’écarte du sujet)). J’ai fait évoluer l’histoire, mais j’ai conservé le “setting” initial, à savoir les deux alliances qui se tapent sur la gueule, les planètes-mères, les planètes-filles, et les gens qui se promènent on ne sait trop comment entre les planètes distantes de beaucoup de millions d’années-lumière. Le dernier point était sûrement le plus embêtant, et évidemment, je me gardais bien de donner des explications.

A la suite de la visite du CERN (juste à côté de chez moi) avec le cousin de mon père, un passionné de physique, qui lit les Enfants de l’Ô, et surtout, à la suite de la discussion que nous avons eue à ce sujet, je me suis rendu compte que ça n’allait vraiment pas. En tant que scientifique qui se respecte (je suis biologiste, orientée génétique du développement, et j’ai fait mon master sur la polydactylie, pour la petite anecdote ^^), je déteste quand les choses sont illogiques. Je sais, je sais, il y a énormément de choses illogiques dans les Enfants de l’Ô, mais j’y travaille.

Donc, grosse réflexion sur ce problème de déplacement entre les planètes. Et réflexion plus générale sur les planètes elles-mêmes :

  1. Sont-elles nécessaires à l’histoire ?
  2. Sont-elles inévitables ?
  3. Représentent-elles un aspect particulier de l’histoire que je vais exploiter ?

Ayant répondu un non plus ou moins décidé à ces trois questions, je réfléchis un peu plus loin et fais une autre constatation : depuis le début, cette histoire de planètes me dérange. Et surtout, je n’arrive pas à le gérer. Mon roman se passe sur une planète, mais il pourrait aussi bien se dérouler dans le Pays de Gex ou dans le Canton de Genève. Je n’exploite absolument pas l’aspect “planète”, et il me dessert plus qu’il ne me sert. Depuis le début, je parle du système de planètes comme s’il s’agissait d’une sympathique petite union de minuscules pays, avec chacun maximum 200′000 habitants (sauf bien sûr la planète-mère) et la superficie du Luxembourg.

La technologie n’est clairement pas assez évoluée pour supporter des transports ultra-rapides entre lesdites planètes, et quand Alicha se rend sur Alpha pour une série de conférences, on dirait presque qu’elle prend l’avion pour aller à New York.

Il y a un autre point qui m’ennuyait beaucoup : la probabilité de trouver des planètes “habitables” (et je ne parle pas de planètes habitables avec un scaphandre de 50kg et une bouteille d’oxygène mais bien de planètes identiques à la Terre pour ce qui est de la température, de l’atmosphère, de la gravité, de la dimension, de la rotation, etc. etc.) dans l’univers proche est tellement faible qu’elle approche de zéro. Du coup, en avoir tout d’un coup une quinzaine, ça le faisait moyen. Surtout que ce n’est pas tout, mais les gens, il faut les transporter, sur ces planètes, avec des matériaux, de la nourriture, etc. On ne peut pas les parachuter genre “bon, démerdez-vous, on repasse dans 10 ans”.

Je n’ai pas l’intention de laisser tomber entièrement le système de planètes, mais pour l’instant, au stade où en est l’histoire, je pense qu’une seule planète suffit. Alpha est une planète de la taille de la Terre, et n’oublions pas qu’actuellement, il y a encore de nombreux coins non explorés. Moi, si j’étais un colon en train de coloniser une nouvelle planète et que je me battais pour mon indépendance, je n’irais probablement pas me balader dans l’espace pour trouver une autre planète alors que j’ai déjà du mal à peupler un dix-millième de la surface de la mienne. Trois cents ans plus tard, il ne me paraît pas étonnant que la “civilisation” soit centrée autour de la première ville, qui s’est bien développée (genre mégalopole américaine ou asiatique), et qu’une myriade d’autres petites villes voient le jour un peu partout. Certains endroits moins sympathiques restent vierges (qui a envie d’aller se les peler au pôle ou de crever de chaud au milieu du désert ?) et les coins les plus éloignés des grandes métropoles sont moins peuplés également.

Bref, c’est décidé, exit le système planétaire débile façon science-fiction bas de gamme et “j’ai commencé à écrire cette histoire quand j’avais 13 ans”, et place à un système plus logique. Evidemment, dans l’histoire publiée en ligne, rien ne change. Je ne veux pas commencer à perturber les lecteurs.

Qu’en pensez-vous ?



Quand vos personnages se rebellent.

Un article de Vanessa du Frat14 avril 2008 à 1:03

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J’écrirais bientôt un article sur ma propre méthode d’écriture, qui est radicalement différente de celle de Lily, mais pour le moment, je vais simplement vous parler de la rébellion des personnages.

Je suis sûre qu’il vous est déjà arrivé de créer un personnage, de définir son caractère, les gens qu’il devait aimer, ceux qu’il devait détester, et de vous rendre compte au milieu de l’histoire que votre personnage a pris vie et qu’il n’est absolument pas d’accord de se cantonner au rôle que vous aviez si bien préparé pour lui. Que ce soit un personnage secondaire qui fasse un “putsch politique” pour parvenir au premier plan, que ce soit l’héroïne un peu nigaude qui décide soudain de s’émanciper et de se la jouer Erin Brockovitch,
ou encore deux amants destinés l’un à l’autre qui préfèrent aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte et le ciel plus bleu, ils ont pris vie et vous ont “échappé”.

J’ai face à ce phénomène une attitude assez positive : mes personnages sont si “réels” qu’ils ont leur propre vie. S’ils refusent de faire ce que je leur dis, c’est mon erreur, pas la leur. Têtus, bornés, bien décidés à me casser les pieds, mes personnages me mènent à la baguette. S’ils ne sont pas contents d’une scène, ils savent bien se manifester pour me forcer à revenir dans le droit chemin : le leur.

(bon, je l’admets, j’ai l’air d’une parfaite petite schizophrène, dans cet article.)

Tout à l’heure, en pleine écriture du chapitre 9-V, je travaillais sur une scène que j’avais bien préparée, explorée, prévue sous tous les angles, etc. Même si je n’ai pas écrit pendant près d’une année, ça ne veut pas dire que je n’ai pas pensé à mon histoire, donc cette scène, je la connaissais bien, depuis longtemps. Seulement voilà, depuis le début de la matinée, je procrastine, je tourne en rond, je regarde des conneries à la télé, tout ça pour ne pas me mettre à l’écriture de “la scène fatidique”. Ça m’énerve, vu que je connais parfaitement cette scène et que je n’ai, finalement, qu’à la décrire en tant que bonne spectatrice. Je me mets enfin à l’écriture de la scène, et en plein milieu, boum !, changement de cap. Mon personnage a décidé de ne pas être la cruche débile qui se laisse faire (non, je ne parle pas de Ludméa, mauvaises langues !) et de montrer qu’elle aussi, elle a du caractère, et qu’elle ne va quand même pas se laisser marcher sur les pieds.

Résultat : une scène qui n’a rien à voir avec ce que j’avais prévu, mais qui est bien plus dans le style de mon personnage que celle que j’avais en tête au départ. Maintenant, une fois le point final écrit, je me dis qu’elle est beaucoup mieux comme ça, et je remercie mon personnage d’avoir tiré la sonnette d’alarme : “alerte, scène OOC !”

Le terme OOC est surtout utilisé dans les fanfictions et signifie “out of character”, mais j’aime l’employer aussi ailleurs. Mon but, dans les Enfants de l’Ô, c’est d’explorer les relations entre personnages (et aussi d’écrire une histoire, évidemment), et rien de tel que des scènes complètement OOC pour briser le réalisme.

Un compliment qui revient souvent sur mon roman, c’est : “Tes personnages sont tellement réalistes qu’on n’a pas l’impression qu’ils sont juste des héros de roman”. Et c’est peut-être justement en leur lâchant la bride que j’arrive à cultiver ce réalisme.

Et vous ? Des rébellions dans les rangs ? Une mutinerie en vue ? Vos personnages vous ont-ils, vous aussi, réduits en esclavage ?



Pseudo or not pseudo ?

Un article de Vanessa du Frat12 avril 2008 à 12:18

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Beaucoup de gens, en particulier les membres de ma famille, me demandent pourquoi j’ai tenu à utiliser un pseudonyme pour mes écrits. Pour certains, l’utilisation d’un pseudonyme signifie aussitôt que j’ai honte de ce que j’écris, ou que j’ai honte de mon véritable nom de famille. Ma mère, en particulier, doit probablement être déçue que je n’ai pas choisi de publier sous mon premier prénom. En revanche, je pense que mon père est assez content, car c’est lui qui avait choisi Vanessa !

Alors, pourquoi un pseudonyme ? Déjà, je vous recommande la lecture de l’excellent article sur les pseudonymes, sur le génialissime site “Jusqu’au dernier mot“, qui liste les raisons habituelles qui poussent un auteur à publier sous un autre nom.

Ce qu’il faut savoir, c’est que je me destinais au départ à une carrière en génétique, et que je comptais donc publier des articles scientifiques sous mon vrai nom. Je n’avais pas particulièrement envie que les gens fassent l’amalgame entre mes écrits professionnels et mes romans. Du coup, j’ai décidé de me créer un pseudonyme. J’ai ensuite choisi de ne pas continuer dans la recherche, mais bon, quand on travaille dans les sciences ou dans le médical, ce n’est vraiment pas commun d’écrire des livres à côté, pas comme quand on est prof ou quand on bosse dans le milieu littéraire.

Certains d’entre vous connaissent mon premier prénom. Il n’est pas moche, pas forcément ridicule non plus, mais il fait très “pseudonyme”, justement. Et à force de me faire chambrer pendant toute mon enfance et au travail à chaque fois que je téléphonais à quelqu’un, je me suis dit que j’en avais assez ! Donc, deuxième raison d’utiliser un autre prénom.

Maintenant, pourquoi changer également le nom de famille ? C’est vrai, comme mon nom de famille est assez courant, j’aurais pu choisir de changer uniquement le prénom. Mais j’ai toujours rêvé d’avoir un nom de famille à particule, et puis, tant qu’à changer, autant tout changer ! Je vous fais grâce de l’origine sibylline du patronyme “du Frat”, mais sachez qu’à la base, c’était surtout un délire avec ma meilleure amie.

J’ai longtemps hésité entre plusieurs pseudonymes, et pendant une période, j’avais même utilisé un autre prénom pour diffuser sur le net mon roman plus sombre, plus réaliste : le Sang des Miroirs. Ce même pseudonyme a été utilisé pour ma première publication papier. Ensuite, comme mon copain n’aimait pas du tout le prénom Andréa, j’ai changé pour Vanessa. (mais bon, de son côté, il aurait préféré mon premier prénom, qu’il doit être un des seuls à aimer, avec ma mère…)

Quand j’étais plus jeune, au lycée, je m’étais décidée pour mon deuxième prénom suivi du nom de mon grand-père paternel. Cela posait plusieurs problèmes : déjà, cela mettait clairement en avant mes origines italiennes, dont je me contrefiche complètement (c’est triste à dire, mais je ne me sens pas du tout italienne, même si la moitié de mes grand-parents le sont. D’ailleurs, je ne parle pas un mot d’italien). En plus, ça se terminait par un “a”, comme Vanessa, donc question sonorité, on aime ou on n’aime pas, et moi, je n’aimais pas trop. Et surtout, au vu de la réaction de ma mère, j’ai compris que cela risquait de ne pas tellement plaire à mon père, à cause de différentes histoires de famille. Exit le patronyme italien.

Aujourd’hui, même si je le souhaitais (ce qui n’est pas le cas), je ne pourrais plus changer de pseudonyme, trop connue sous le nom de Vanessa du Frat. Si je me marie, j’en profiterai peut-être pour ajouter encore un patronyme derrière, parce que j’adore les noms à rallonge. Mais bon, ce n’est pas pour tout de suite !

Et vous, pseudo ou pas pseudo ? Pourquoi ?

La réponse de Cécile Duquenne, alias Gabytrompelamort, sur son blog d’édition !



Satané chapitre 8 (ou l’écriture d’un chapitre charnière)

Un article de Vanessa du Frat10 avril 2008 à 15:00

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Dans ma dernière entrée avant les deux sondages (d’ailleurs, c’est Alexandryane qui l’a emporté, désolée pour les fans d’Alexandrine et pour le fan unique d’Alexandrina), je disais avoir enfin repris l’écriture, après de très très longs mois sans la moindre ligne, à cause de mes problèmes de concentration. Il y avait également une autre raison : le chapitre dont j’avais commencé la rédaction n’était peut-être pas le chapitre le plus facile à écrire.

En effet, il s’agit de ce que j’appelle un chapitre charnière, c’est-à-dire un chapitre qui regroupe une bonne partie des personnages du roman et qui s’axe sur un événement pas forcément inattendu de l’histoire, mais qui marque clairement la fin de quelque chose et le début de quelque chose d’autre, pour plusieurs des personnages (dans mon cas : pour tous).

Ma première difficulté : quel point de vue privilégier, vu que mes personnages ont tous leur importance, et que je n’ai donc pas de raison d’en choisir un plutôt que l’autre ? Seconde difficulté : gérer tous ses personnages en même temps, sans que ça ne devienne un véritable fouillis. Troisième difficulté, et inhérente à mon roman en particulier : gérer des personnages qui ont le même prénom (bon, vous me direz, je n’avais qu’à être un peu plus imaginative)…
Comment faire ?

Lily me parlait avant-hier de son problème pour un dialogue qui impliquait deux hommes, et me demandait si je connaissais un autre moyen que “le blond” et “le brun” pour différencier les personnages (nous avons d’ailleurs déliré sur un texte qui mentionnait “le mordoré”, sans nous rappeler d’où nous sortions ça, mais ça illustre bien le ridicule de cette méthode, à mon avis). Il y a évidemment “l’homme”, mais quand ce sont deux hommes, ça le fait moyen. “le grand”, “le petit”, “le gros”, “le maigre”, “le bossu avec un oeil torve” ne sont pas terribles non plus pour faire comprendre au lecteur de qui il s’agit. Personnellement, si je lis un texte où l’auteur mentionne son personnage en l’appelant “le gros”, j’aurais tendance à tiquer. Dans les autres moyens, nous trouvons quelque chose que j’utilisais beaucoup il y a quelques années et que j’essaie d’éviter aujourd’hui : “l’autre”. Moi, ça ne me choquait pas, mais ça choquait les lecteurs. Et je me suis dit que la personne qui avait utilisé “le mordoré” dans son texte n’avait pas dû être choquée non plus. Ça m’a décidé à éviter d’utiliser cette méthode.

Alors que faire ? Bon, déjà, vos personnages ont un prénom, ça peut être utile de s’en servir (s’ils ont le même prénom, c’est râpé). Pas trop souvent non plus, et rappelez-vous qu’à part dans les séries américaines débiles genre “Top model” (désolée pour les fans, s’il y en a), les gens ne sont pas toujours en train de s’interpeler par leur prénom quand ils discutent à deux, l’un en face de l’autre, seuls dans une même pièce.

- Oh, Charles, je suis si heureux de te voir ! s’écria Marc-Henri.

-Moi aussi, Marc-Henri, si tu savais ! lui répondit Charles avec fougue.

Le mordoré se leva pour saluer le châtain-clair-avec-des-reflets-ocre-sombre, tandis que l’autre lui ouvrait ses bras.

Evidemment, c’est ridicule, mais ça illustre bien mes propos. Donc, les prénoms, oui, mais il ne faut pas en abuser.
Rien ne vous empêche également de différencier vos personnages par leur manière de parler (sans tomber dans la caricature, et puis, on n’est pas dans Bienvenue chez les Cht’is).
Et le lecteur n’est pas non plus une nouille, il peut aussi identifier les personnages d’après le contenu de leurs dialogues ou vos descriptions. Si vous avez un personnage marié et un autre qui ne l’est pas, celui qui triturera machinalement son alliance est forcément le premier (à moins que votre perso marié ne porte pas d’alliance et que l’autre, qui n’est pas marié, en porte une pour faire croire qu’il l’est, mais après, ça devient un peu trop compliqué…). Si un de vos deux persos est assis sur une chaise pendant que l’autre est debout, celui qui va croiser et décroiser les jambes est le premier. Pas la peine donc de repréciser de qui il s’agit.

Je ne vais pas me la jouer plus longtemps “grand maître sioux”, mais ça m’intéresserait d’avoir vos méthodes !

Après, si vous êtes suicidaire, vous pouvez écrire un chapitre avec deux personnages se ressemblant beaucoup physiquement, portant le même prénom, aimant le même autre personnage, étant habillés quasiment pareil, ayant plus ou moins le même âge, etc. etc. Oui, je sais, j’aime la complexité.

Pour le point de vue, j’ai résolu mon problème en choisissant un point de vue “tournant”. Perso 1, perso 2, perso 3, perso 4, perso 4, perso 3, perso 2, perso 1. Je trouvais ça plus original que de reprendre à “perso 1″ juste après “perso 4″. J’aurais aussi pu faire perso 1, perso 2, perso 3, perso 4, perso 5, perso 6, perso 7 et perso 8, mais je ne sais pas, j’ai eu pitié de mes lecteurs. C’était déjà assez compliqué avec quatre personnages. L’avantage, avec ce genre de point de vue, c’est qu’on peut utiliser deux méthodes :

  1. La méthode qui consiste à reprendre la même scène, vue de plusieurs points de vue différents, avec à chaque fois des éclairages nouveaux qui y sont apportés. D’ailleurs, on peut aussi se retrouver avec une même scène, qui aura l’air complètement différente à cause de l’interprétation du personnage dont on a pris le point de vue.
  2. La méthode qui consiste à faire avancer l’histoire, en profitant des points de vue tournant pour montrer ce qui se passe ailleurs. L’avantage, c’est qu’on a une vue d’ensemble, que l’histoire avance, et qu’on a également les interprétations des personnages.

Pour mon chapitre 8, j’ai utilisé la deuxième méthode, qui me plaisait plus, parce que mes personnages étaient séparés en petits groupes et que ça permettait au lecteur de voir davantage de choses.

Mais franchement, l’écriture d’un tel chapitre est difficile, parce qu’il faut veiller à ne pas perdre le lecteur dans les méandres des points de vue, des noms des personnages tous plus ou moins identiques, des relations entre les personnages, des liens entre les personnages (familiaux, par exemple), tout en faisant avancer l’histoire.

J’ai pratiquement terminé la rédaction de ce chapitre, mais je dois avouer qu’il m’a très longtemps fait peur. Je craignais vraiment de le rater, étant donné son importance pour l’ensemble du roman. Ce qui me bloquait, c’était clairement l’histoire des points de vue. A partir du moment où ce point a été résolu, je ne vais pas dire que le chapitre s’est écrit tout seul, mais ça a été beaucoup mieux.

Et vous ? Comment gérez-vous ce genre de choses ?



Encore des prénoms

Un article de Vanessa du Frat9 avril 2008 à 13:23

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Au vu du dernier sondage, le prénom Alexandrine remporte la bataille… MAIS : vu qu’une grande partie des gens trouvait les deux prénoms vraiment moches, je propose deux autres prénoms, et cette fois sans la possibilité de choisir “ces prénoms sont trop moches”.

Le sondage dure 24h, et cette fois, le choix sera définitif, que vous aimiez les choix ou pas :)

Comme toujours, vous pouvez vous lâcher et critiquer dans les commentaires. Je sais que les trois prénoms sont longs, c’est fait exprès. La personne qui va porter ce prénom est quelqu’un de très aristocratique, il est donc normal que son nom soit un peu snob.

Le prénom que vous préférez :

  • Alexandryane / Alexandriane (53%, 10 Votes)
  • Alexandrine (42%, 8 Votes)
  • Alexandrina (5%, 1 Votes)

Nombre de votants : 19

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Un petit sondage !

Un article de Vanessa du Frat7 avril 2008 à 12:24

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Certains d’entre vous le savent déjà, après une année de “feuille blanche”, j’ai enfin repris l’écriture. Que je m’explique : non, je n’avais pas de blocage, je ne manquais pas d’inspiration, je n’ai pas eu l’angoisse de la page blanche, je ne me suis pas remise en question genre “tout ce que je fais c’est tellement nul, je vais épargner à la collectivité une horreur pareille”, bref, la véritable raison, c’est qu’à cause de mes problèmes de santé, je suis incapable de me concentrer. Essayez donc d’écrire quand vous ne vous souvenez même pas du mot que vous venez de taper une seconde auparavant ! Essayez aussi d’écrire avec un réel problème de dyslexie (ce n’est pas vraiment de la dyslexie, mais je me retrouve à écrire d’autres mots à la place de ceux que je veux, genre “leurrent” à la place de “leur”, “l’a” à la place de “la”, “l’en” à la place de “l’an”, “appelaient” à la place de “appeler”, etc.).

Rien de bien folichon, mais j’avais tellement envie d’écrire que j’ai essayé de passer au-dessus. Très difficile. Très très difficile. Cependant, je me force (dites-vous que pour écrire mes entrées sur les blogs ou les forums, je passe environ deux fois plus de temps qu’avant, car je suis toujours obligée de revenir en arrière pour corriger les “faux mots”), vu qu’il faudra bien que j’écrive si je veux me retrouver un boulot un jour :eyes:

Bon, je ne vais pas vous abreuver plus longtemps des malheurs de Ness, et je lance donc The Sondage !

Pour vous faire participer un peu, je vais vous laisser choisir le prénom d’une des héroïnes des Enfants de l’Ô, sachant que vous la connaissez déjà (si vous lisez le roman), mais qu’elle est connue sous un autre prénom. C’est un truc vraiment anecdotique, mais bon, je me suis dit que ça vous ferait peut-être plaisir de participer un peu !

Il y a deux choix, deux prénoms que j’aime particulièrement (j’ai une fascination pour les prénoms en “lex”, comme “Alexandre”, “Alexis”, “Alexandra”, “Alexane”, et par extension, “Axel”, “Axelle”). Comme je n’arrive pas à choisir, je m’en remets à vous !

Le prénom que vous préférez :

  • Alexandrine (51%, 18 Votes)
  • Alexandria (26%, 9 Votes)
  • Aucun des deux, ils sont très moches (23%, 8 Votes)

Nombre de votants : 35

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Pour info, Alexandrine était le prénom d’une ex-collègue, quant à Alexandria, c’est le prénom de la fille dans Zork Nemesis, un jeu que j’adore !



Salon de l’Imaginaire - Nogent-sur-Oise

Un article de Vanessa du Frat3 avril 2008 à 21:59

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Au début du mois de février, j’ai passé quelques jours à Paris et j’ai assisté au salon de l’Imaginaire dans la ville de Nogent-sur-Oise, en tant qu’auteur du Quidam de l’Olibrius Céleste. C’était la première fois que je participais à un salon, et seulement la deuxième ou troisième fois que je m’y rendais, les précédentes étant de rapides visites au salon du livre de Genève. Mon verdict sans fioriture et sans hypocrisie : j’ai trouvé ça assez glauque, au final. Peut-être était-ce dû au manque d’éclairage de la bibliothèque ou au fait que les gens me paraissaient tous un peu coincés, mais voilà. J’étais très contente de rencontrer les gens de l’Olibrius : Raphaël (éditeur), Laure (auteur de Cavatines), Jessy et Merlin (comité de lecture) ; puis les gens de 5ème Saison, et surtout Krystal (éditrice) ; Sand, d’Eclats de Rêves ; les gens de Griffe d’Encre, ainsi que Nathalie Dau, d’Argemmios.

J’ai harcelé tout le monde avec mes cartes postales gratuites des Enfants de l’Ô, j’ai fait le plein de livres, et surtout, j’ai passé une excellente journée en compagnie de François et de Jean-Christophe. Voici quelques photos du salon, prises par François et moi :

Le soir, nous nous sommes rendus tous les trois à la soirée d’inauguration de l’Olibrius Céleste, un moment super sympa dont je parlerai bientôt !



Un peu d´histoire, ou pourquoi j´ai choisi l´autoédition

Un article de Vanessa du Frat2 avril 2008 à 21:28

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A chaque fois que je rencontre quelqu’un par le biais de mon roman Les Enfants de l’Ô, la question qui revient sans cesse est la suivante : “mais pourquoi tu ne l’envoies pas à un éditeur ?”

Difficile de faire comprendre à quelqu’un qui ne connaît pas forcément toute l’histoire des Enfants de l’Ô qu’on n’a simplement pas envie de passer par l’édition classique. Et même quand c’est quelqu’un qui me connaît depuis des années et qui connaît très bien toutes les étapes par lesquelles je suis passée, je me heurte à une profonde incompréhension.

Pour beaucoup d’écrivains et encore plus de lecteurs, la publication d’un roman en édition classique est LA finalité, celle sans laquelle un roman n’est pas un roman, un écrivain n’est pas un écrivain. Bon, soyons honnêtes, beaucoup de lecteurs ne font pas la différence entre de l’édition classique, de l’édition à compte d’auteur ou de l’autoédition, donc au final, s’ils ont une version papier pas trop “amateur” entre les mains, ils sont contents. Pour les écrivains, c’est différent : certains cherchent la reconnaissance de leur talent, d’autres voient la publication comme l’étape ultime du parcours d’un roman, une poignée de naïfs espèrent gagner leur vie avec l’écriture. Après, il y en a aussi qui se fichent pas mal de la publication de leur roman, parce que ce qu’ils veulent avant tout, c’est partager le plaisir de l’écriture avec des lecteurs. Je ne dis pas que ce n’est pas également le cas de la première catégorie, mais cette seconde catégorie n’a pas d’attente particulière vis-à-vis de la forme sous laquelle le roman touchera leur public.

Vous l’aurez compris, je fais partie de la seconde catégorie, celle qui se fiche pas mal d’obtenir la reconnaissance via une publication en édition classique et qui n’imagine pas un seul instant faire de l’écriture son métier (ou au pire sous forme de journalisme scientifique, mais ça n’a rien à voir). Voilà pourquoi, il y a déjà quelques années, je me suis lancée dans la publication en ligne.

A l’époque, tout ceci est parti de l’envie d’apprendre à faire un site internet, et de deux copines qui avaient elles aussi décidé de publier en ligne (Lolyka, par Clairwitch, Aska par Cryss — ces sites sont désormais fermés, et c’est fort dommage, car des ouvrages de cette qualité sont rares sur le net). Je n’écrivais plus depuis quelques années (manque de temps, manque d’envie) et j’avais abandonné les Enfants de l’Ô dans un coin de mon ordinateur, sans même imaginer que j’y reviendrais un jour. L’idée de la publication en ligne m’a amusée et voilà, c’est comme ça qu’est né le premier site des Enfants de l’Ô.

Le texte était vieux, bourré de fautes, tellement lourd qu’il n’aurait même pas eu besoin de pierres pour couler direct au fond du lac, les personnages avaient un mental de gamins de 8 ans, l’histoire était niaise à souhait, etc. Faut-il que j’en rajoute ou vous avez compris que c’était vraiment nul ? En même temps, j’avais écrit cette histoire à l’âge de 13-14 ans, et je ne l’avais que peu retouchée. La dernière correction datait de mes 16 ans, après quoi je suis passée à autre chose (un autre roman, terminé).

Néanmoins, j’ai eu un certain succès. Pourquoi ? Je ne me l’explique pas encore vraiment. Peut-être que l’âge de mes lecteurs de l’époque correspondait bien à cette version de l’histoire, peut-être que l’effet “novateur” du roman en ligne (je parle d’événements qui se déroulaient il y a 5 ans…) y était pour quelque chose, peut-être que vous, les lecteurs de la première heure, vous aviez vraiment mauvais goût, bref… Toujours est-il que j’ai retrouvé peu à peu la motivation et que j’ai écrit une suite à cette première partie, qui a été diffusée un temps sur le net, avant d’être remplacée par une toute nouvelle version de la première partie.

Bref, je vais abréger, je ne suis pas là pour réécrire les Enfants de l’Ô ^^ Les années passant, j’ai réalisé que la publication ne m’attirait pas (pour ce roman, en tout cas), pour toutes sortes de raisons, que je vais m’empresser de vous citer, sinon ce ne serait pas drôle :

  • les Enfants de l’Ô est une saga. Non seulement les sagas d’auteurs inédits ne sont pas franchement les pouliches préférées des éditeurs, mais dans le monde actuel où tout le monde veut tout faire vite-vite-vite, cet ouvrage se plaçait assez mal dans une optique de publication en édition classique de par sa longueur.
  • les Enfants de l’Ô appartient à un genre bâtard, qui n’est ni vraiment de la science-fiction, ni vraiment de la littérature “blanche”. Or, tout le monde le sait, la SF, c’est un peu l’enfant maudit de la littérature. (d’ailleurs, les Enfants de l’Ô s’appelait à l’époque les Enfants Maudits. Je devais être inconsciemment consciente (quelle belle phrase) de ce problème)
  • les Enfants de l’Ô est publié gratuitement sur internet depuis des années. Les éditeurs aiment bien publier des romans inédits, sinon, ce n’est commercialement pas très rentable.
  • je suis une chieuse de première, et je ne SUPPORTE pas les corrections si je les trouve injustifiées ou si elles dénaturent à mon sens l’histoire, le développement de mes personnages, l’ambiance, etc. J’ai publié plusieurs nouvelles, ça ne s’est pas toujours très bien passé (en fait, ça s’est très bien passé pour toutes sauf une), et je me suis rendu compte que jamais je n’accepterais de ne pas garder un contrôle total sur mon “bébé” (François, tu vas en baver :) ).
  • dans la lignée du point précédent, je suis une personne très dominatrice (paraît) qui aime tout faire elle-même (sauf le ménage ou descendre les poubelles, mais ça ne rentre pas dans le cadre de ce blog), et je veux garder un contrôle sur la maquette, sur l’illustration de couverture, sur la diffusion, bref, sur tout.
  • et pour finir, parce que tout cela m’amuse ! J’ai très envie de connaître le parcours d’un livre du début à la fin, et quoi de plus idéal pour ce faire que de se diriger vers l’autoédition !

Alors voilà, maintenant, vous savez (presque) tout sur ma volonté de publier les Enfants de l’Ô en autoédition. Aujourd’hui, à force de persévérance, les Enfants de l’Ô s’est fait une petite place sur le net, ce roman n’embête personne, il ne sera pas l’objet de déchirements entre divers clans, et je crois qu’au fond, les gens l’aiment bien, ce qui me comble de bonheur.

Les gens, merci. Grâce à vous, à votre soutien, j’ai renoué avec l’écriture, et vos petits commentaires ou messages concernant les Enfants de l’Ô me font un énorme plaisir. Au final, je crois que tout le monde y trouve son compte : je suis heureuse de partager mon roman, et vous aimez le lire (ou vous faites très bien semblant) !



Pages des abonnés

Un article de Vanessa du Frat — à 18:06

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Les gens, maintenant que j’ai fait une page des abonnés, il faut en profiter pour mettre votre avatar et surtout, remplir votre profil avec vos liens, etc !

J’ai ôté l’affichage de l’email (même si celui-ci était crypté pour éviter les spams) et l’affichage du vrai nom. Ces infos sont toujours affichées pour les auteurs, mais si ceux-ci veulent que je les enlève, je peux le faire aussi.

Pour rentrer ces infos, connectez-vous simplement. Votre image n’apparaîtra pas tout de suite, c’est normal, j’ai encore quelques soucis avec l’affichage des images sur les pages “auteurs” et “abonnés”, et je dois les transformer en jpg pour qu’elles apparaissent. Notez aussi que si tout se passe bien, votre image devrait se transformer en sépia. Parfois ça ne marche pas, et je transforme moi-même les images qui jurent trop avec les autres. Si ça pose un problème réel à tout le monde, je peux virer la transformation en sépia, mais je trouvais ça marrant, alors…

Promis, après toutes ces entrées sur le fonctionnement du blog et ces problèmes techniques à régler, je ferai un “vrai” article !