Les Enfants de l\'Ô

de l\'écriture à la publication

Archive pour 2009

Ecolovie : un projet de bouquin qui avance

Un article de Chwip27 septembre 2009 à 14:35

Je repasse par ici pour vous parler d’un projet sur lequel je travaille depuis plusieurs semaines : Ecolovie.

Roanne avait utilisé ce terme à propos de mon blog à présent supprimé, qui s’intitulait Fibre Ecolo. J’y rassemblait un tas d’astuces et de réflexions. Les petits ruisseaux, les grandes rivières, les changements, tout ça, quoi. Avec un poil de vulgarisation de concepts parfois nébuleux.

Bref, un doute subi m’est tombé dessus : et si personne n’en avait rien à faire ? Après tout, vu le contexte, des tas de bouquins sur le sujet fleurissent, et même si c’est quelque chose qui date pour moi, la mode m’a rattrapée.

D’où ma question : dois-je m’accrocher à ce projet ? A votre avis ?

Si oui, je le poursuivrai lors de la prochaine nuit de l’écriture…



Interview

Un article de Vanessa du Frat26 septembre 2009 à 16:47

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Bonjour tout le monde ! Je sais, ça fait super longtemps, mais bon, j’étais prise par l’écriture du roman (oui oui, je continue), et du coup, j’avais un peu la flemme d’updater le blog.

Il y a quelques semaines, l’écrivain Jo Ann de Seixas von Haff a fait une interview de moi par email, et a synthétisé l’interview sous la forme d’un portrait, que vous pouvez aller lire sur son site ici : Vanessa du Frat, une enfant de l’Ô.

Je ne suis pas la seule à avoir été interviewée, donc n’hésitez pas à aller lire également les portraits de Samantha Bailly (auteur de la Langue du Silence, chez Mille Saisons) et d’Elisabeth Robert (auteur et directrice des éditions Volpilière). Jo Ann est une jeune femme talentueuse et adorable, alors n’hésitez pas à aller farfouiller sur son blog, il y a plein d’entrées passionnantes !

Je reviens bientôt pour davantage de nouvelles au sujet des Enfants de l’Ô !



Mon histoire

Un article de Ephy17 août 2009 à 21:09

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Bonjour à tous,

Cela fait des mois sans doute que Ness m’a proposé gentiment de poster sur le présent blog pour parler de ce que j’appelle pompeusement Mon Histoire, c’est à dire “Chroniques d’un cycle”. Et voilà, je me lance ! Lesdites chroniques n’en sont qu’à leur première partie (Les Enfants de Lyth) sur trois de prévues… contrairement à d’autres, je ne compte pas augmenter exponentiellement le nombre de celles-ci ;)

Le roman prend place dans un monde fantastique où anges et démons côtoient vampires, elfes, et autres créatures surnaturelles. Le premier opus raconte de façon originale (du moins je l’espère) l’histoire de Lucifer. Celui-ci a été placé à la tête de l’Eden par son créateur le Seigneur Lyth, et est un peu perdu par ses responsabilités, ses doutes, son amitié pour certains démons.

L’histoire ne se veut pas manicchéenne, loin de là. Les personnages sont tous humains, complexes, ont leurs forces et leurs faiblesses. Certains peuvent être détestables, d’autres adorés ; l’absence de point de vue unique permet à chacun de choisir son propre héros.



Coup de coeur à MyTikka

Un article de Vanessa du Frat8 août 2009 à 19:38

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MyTikka, c’est une boutique en ligne de housses pour notebooks, téléphones, lecteurs mp3, trousses à maquillage, doudous, petites pochettes fourre-tout, etc. etc. Oui, et alors ? me direz-vous. Alors, MyTikka n’est pas une simple boutique avec des accessoires fabriqués en Chine par des gosses payés 50 centimes à la journée, tous les articles vendus sont fabriqués par les mains talentueuses de Candice, la créatrice qui se cache derrière le label MyTikka.

Découverte sur un blog consacré aux netbooks, cette boutique m’a tout de suite emballée. J’étais intéressée par une housse pour mon acer aspire one (aka “le bébé ordinateur”), et après environ 5 secondes d’hésitation, j’ai craqué :) J’hésitais entre deux modèles : le modèle Geisha, et le modèle Bambou. J’adorais les motifs du tissu utilisé pour Geisha, et l’idée de la housse réversible Bambou m’a conquise. J’ai donc pris contact avec Candice, qui m’a proposé une housse customisée : réversible comme la housse Bambou, avec d’un côté Geisha, de l’autre, Bambou noir et rouge. Quelques jours après, j’avais ma housse !

Je l’ai aussitôt essayée, évidemment :) L’ordinateur rentre pile poil dedans, il est très bien protégé par le tissu rembourré, les finitions sont parfaites, le design est magnifique. Bref, pour un prix que j’estime plus que raisonnable compte tenu de l’achat du tissu et du temps passé pour la fabrication de la housse (en plus, les frais de port sont offerts en France métropolitaine), j’ai une housse magnifique, beaucoup plus originale que la housse Acer que j’avais achetée pour mon netbook (et pour un prix à peine inférieur au prix de ma housse customisée et faite à la main).

Je l’ai depuis une semaine, j’en suis vraiment très très contente, et si vous aussi vous voulez une housse originale, je ne peux que vous conseiller d’aller faire un tour sur la boutique MyTikka !!! (et n’hésitez pas à aller voir les autres créations !)

Les photos de la housse (et du bébé ordinateur, tant qu’à faire :)) :

Et si vous n’êtes toujours pas convaincus, allez voir la petite présentation faite par l’excellent site Blogeee, où vous trouverez des photos et des vidéos.

La boutique MyTikka : MyTikkaShop



De la lecture !

Un article de Vanessa du Frat21 juin 2009 à 15:26

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Le 8ème roman de mon amie Anna Galore est disponible en téléchargement gratuit depuis ce matin. Intitulé “La veuve obscure”, il est le deuxième tome de sa troisième trilogie “le très lumineux secret”.

Sur son site, vous pourrez trouver les deux premières trilogies en intégralité (avec la possibilité de commander la deuxième trilogie au format papier).

N’hésitez pas, les romans d’Anna sont envoûtants et passionnants !

Le site d’Anna Galore, où vous pourrez télécharger ses romans.



La Nuit de l’Ecriture

Un article de Vanessa du Frat19 juin 2009 à 17:53

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Je voulais en parler déjà hier, mais je me suis laissée submerger par les trucs à faire, et ça m’est sorti de la tête. Ce soir, Gaby a organisé une nouvelle “nuit de l’écriture”. Le principe : écrire 10′000 mots entre 21h30 et 4h00 du matin. Le slogan : écrire ou dormir, il faut choisir.

Continuer un projet, en commencer un nouveau, libre à vous de décider. Et si on ne parvient pas à faire les 10′000 mots (je sais par exemple que j’en suis incapable, mon maxi est 8′000 mots en 12h), ce n’est pas grave, l’important, c’est de participer et d’avancer un peu.

Gaby a également créé un forum pour cet événement et ses futures cessions : le forum.

On s’y retrouve ce soir ? :)



Bouquinades, Marseille, 12-14 juin 2009

Un article de Vanessa du Frat15 juin 2009 à 12:55

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Capitale européenne de la culture 2013, Marseille se doit d’assumer sa future réputation. Ce qui aurait pu laisser présager un festival du livre d’excellente qualité, surtout qu’il s’agissait de la première édition dudit festival, raison de plus pour faire bonne impression. Deux mois auparavant, certains articles sur internet semblaient annoncer un grand salon, le pendant marseillais du salon de Paris, des centaines d’invités, un festival incontournable… Ce qui a sans doute poussé les organisateurs à chercher tout de suite à écraser la concurrence, en choisissant précisément les dates du festival du livre de Nice. A ce moment-là, ce dernier semblait compromis, en raison de la fermeture du Panorama du Livre, la chaîne de librairies responsable de son organisation.

Pour toutes ces raisons, nous nous attendions à une communication massive autour de l’événement, mais au fil du temps, aucune information ne transparaissait sur aucun support, sinon sur le “site” des bouquinades (qui est en fait un simple blog sans aucune qualité graphique, sans aucune visilibité sur le net, doté d’une navigation digne des sites geocities du début des années 90, sans même parler des jeux de mots aussi saisissants et imprévisibles que le surprenant “yes we cane… bière” (sans doute en référence au grand axe de Marseille du même nom, mais nous ne sommes sûres de rien, car en matière de festival, la seule manifestation présente sur la Canebière était celle de la CGT et des services sociaux (sympas, les drapeaux et la musique !))).

La veille du samedi (journée phare du festival), nous cherchons des compléments d’information sur le blog des Bouquinades, mais en sommes finalement réduites à étendre notre recherche à tout le net afin de dénicher les horaires et les lieux des dédicaces, contradictoires et différents selon chaque site consulté. Apparemment, les informations données il y a plusieurs mois laissaient envisager de très nombreux auteurs et un festival riche en événements. Nous nous rendons rapidement compte que les auteurs sont au nombre impressionnant de 14. (quatorze. Non, ce n’est un oubli, il n’y a pas de 0 après le 14 !) Les éditeurs, théoriquement au nombre de 4 (2+2), physiquement au nombre de 0 (zéro), ont donc brillé par leur absence (ou pas, en tout cas, on ne les a pas trouvés).

Samedi en début d’après-midi, nous prenons le TER à destination de Marseille-Saint-Charles. Puis le métro, direction le Vieux Port. Dès la sortie de la bouche de métro, nous n’en croyons pas nos yeux. La Canebière est submergée par une horde de touristes, mêlés aux… militants de la CGT ! Aucune affiche sur les murs, aucune pancarte, aucune publicité pour un quelconque festival du livre. Nous sommes-nous trompées de ville ou de festival ? Selon certains horaires, quelques auteurs devraient se trouver en dédicace à la FNAC. Nous nous y rendons, pour découvrir une FNAC bondée comme un samedi après-midi sur la Canebière, deux personnes à l’entrée qui veulent absolument nous forcer à écrire nos rêves sur des papiers (lesquels seront ensuite jetés dans la nature. Beau geste écologique. Si lire Maxime Chattam peut sauver des bébés phoques, ce n’est pas le cas du lancer de papiers), et quelques écrivains, apparemment les seuls survivants du terrible périple TGV Paris-Marseille. L’avantage, c’est qu’il n’y a aucune attente pour les dédicaces.

Cinq minutes et un lâcher de chevelure de rêve plus tard, Vanessa se lance sur Maxime Chattam pour lui faire dédicacer les deux livres de poche achetés une demi-heure plus tôt d’occasion chez Gibert (à sa décharge, elle voulait les lire depuis longtemps). Maxime est très sympathique, très accessible, ce qui rattrape un peu (mais seulement un peu) le désastre organisationnel de ce festival. D’autres auteurs étaient prévus aussi, et ont annulés. Sans compter que les horaires changeaient de minute en minute.

Le programme papier (véritable catastrophe graphique) n’était disponible que dans les librairies participantes (et encore, nous ne l’avons vu que chez Gibert !), et là encore, les horaires ne correspondaient pas forcément à la réalité. Nous décidons malgré tout de nous rendre à la librairie Maupetit, où un autre “happening” se prépare, à savoir une séance de dédicace donnée par cinq autres auteurs, donc un qui a sans doute préféré profiter du train de 17h. Nous informons nous-mêmes les quelques personnes qui attendaient cet auteur-ci. La librairie Maupetit a fait l’effort d’imprimer la liste des auteurs sur une feuille blanche A4 sans aucune mise en forme et en noir et blanc et de la placarder sur la porte coulissante, juste en dessous des affiches de Millénium en format A3 et de diverses autres publicités pour des auteurs ou des livres qui n’avaient rien à voir avec les Bouquinades.

Malgré l’absence cruelle de visiteurs et l’attente infernale de deux minutes maximum pour chaque dédicace, les auteurs n’ont pas tous jugé nécessaire de discuter avec les gens qui s’étaient déplacés (parfois sur plusieurs centaines de kilomètres) pour venir les voir.

En toute objectivité, la seule chose qui sauve ce festival est sa gratuité, ce qui le place tout de même loin derrière le salon du livre de Lyon, son entrée à 2€ (avec toute sortie définitive) et son ambiance pourrie.

Heureusement, nous avions le soutien de la Brasserie du Port, de son thé frappé, des navettes fleur d’oranger du marché, et nous avons pu admirer la girafe en papier de 4 mètres selon les organisateurs (et de 3 mètres sur certains sites moins impliqués). Malgré la présence refroidissante de ce festival fantôme, nous avons passé un agréable après-midi au soleil !

Le point positif, c’est qu’un tel désastre lors d’une première édition laisse énormément de marge à l’amélioration (si toutefois les auteurs, refroidis par l’absence de communication et l’incapacité apparente des organisateurs à se mettre d’accord sur les horaires, entre autres choses, décident de redonner une chance aux Bouquinades).

PS : il est évident que cet article ne reflète que notre vision subjective de cet événement.

Les quelques photos :

Un article de Cécile Duquenne et Vanessa du Frat.



Le métier de correcteur : troisième partie

Un article de Martine Drouart14 mai 2009 à 22:07

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Table des matières pour Correction

  1. Le métier de correcteur
  2. Le métier de correcteur - deuxième partie
  3. Le métier de correcteur : troisième partie

QUI SONT LES CLIENTS OU LES EMPLOYEURS D’UN CORRECTEUR ?

- les maisons d’édition
- de plus en plus souvent, les auteurs eux-mêmes, car ils veulent mettre toutes les chances de leurs côtés pour être publiés et veulent présenter un manuscrit « propre »
- les agences de Com
- les journaux, revues, magazines et par extension, tout ce qui est imprimé, tout texte destiné à être publié et diffusé : revues, brochures, plaquettes, rapports divers, guides, mémoires, discours en tout genre, conférences, presse, livres, scénarii, pages internet, etc. afin que la pensée de leurs auteurs soit toujours exprimée le plus clairement possible avec toute la précision de fond souhaitable.

COMMENT DEVENIR CORRECTEUR ?

Il n’existe pas de diplôme spécifique. Il est recommandé toutefois de suivre un stage de formation proposé par un organisme spécialisé. Le niveau minimum exigé est le bac, mais les stagiaires ont couramment un niveau bac + 2 à bac + 4.

FORMACOM — 19, Rue Honoré d’Estienne d’Orves — 93500 PANTIN
Site web : formacom.org

CENTRE D’ÉCRITURE & DE COMMUNICATION — 6, Rue Laplace — 75005 PARIS
(Possibilité de cours par correspondance)
Site web : centreec.com

ÉVOLUTION POSSIBLE

À condition de maîtriser parfaitement la langue française, la réécriture et la rédaction, vous pouvez évoluer vers des métiers proches, tels que secrétaire de rédaction ou assistant d’édition. Vous pouvez également exercer dans la presse, en agence de communication ou en imprimerie.



Le métier de correcteur - deuxième partie

Un article de Martine Drouart12 mai 2009 à 15:49

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Table des matières pour Correction

  1. Le métier de correcteur
  2. Le métier de correcteur - deuxième partie
  3. Le métier de correcteur : troisième partie

LE SALAIRE D’UN CORRECTEUR

La correction est payée en fonction de la longueur du texte corrigé, calculée en nombre de signes, une page correspondant selon le Syndicat des correcteurs à 1500 signes.

(* Référence officielle d’une page : format A4 – environ 25 lignes de 60 signes [ponctuation et espaces comprises – hé oui, espace en orthotypographie est du genre féminin] – police de 10 – Verdana – interlignages 1,5 – marges de 3 cm.)
Néanmoins, il est difficile de répondre à une telle question sans connaître la nature exacte du travail. Le travail de correction est tellement varié et complexe, qu’il n’existe pas de « grille de prix ». Le correcteur travaille sur devis.

Par ailleurs, il faut tenir compte aussi du moment auquel on intervient sur le texte. Est-ce une correction en 1re – ce qu’on appelle aussi la préparation de copie, ou en seconde ?
La première étape concerne la relecture de textes dactylographiés voire plus rarement, de manuscrits, la correction grammaticale, les fautes d’orthographe, l’élimination des coquilles qui se glissent malencontreusement dans les textes et la correction de la syntaxe, de style ainsi que des oublis.
Puis viennent les corrections typographiques qui sont des annotations techniques concernant le document à mettre en page destiné au « graphiste exécutif » : choix des polices de caractère (texte, titres…), graisse des caractères, position des titres, corps des caractères, portion de texte en italique, soulignement, indice, nombre et largeurs de colonnes par page, marges à gauche, à droite, justifications (centré à gauche, à droite, au milieu), tabulations, texte en drapeau appuyé à gauche, appuyé à droite, segments de paragraphe, saut de ligne, retour à la ligne, retraits de paragraphes ou de la première ligne de paragraphe, lettrines au départ du texte, espacement des caractères, espacement des lignes (interlignage), etc. Tous ces choix ont déjà été prédéfinis au préalable par votre « employeur », vous n’avez qu’à les appliquer à bon escient au texte brut.
Enfin, la correction en seconde : lors du tirage de l’épreuve avant l’impression finale, le correcteur intervient directement sur les épreuves de composition déjà mises en page. Il repère et localise les dernières fautes, les erreurs, les défauts de mise en page suivant des indications précises. Une nouvelle relecture peut être jugée indispensable, après la prise en compte de vos indications et des retouches d’auteurs : c’est ce qu’on appelle la « révision ». C’est en général, la dernière correction avant le passage en imprimerie. Néanmoins, sur des documents importants (textes officiels, administratifs, de contrats, de règlementations, d’avertissement légal…) et sur les textes de prestigieuses maisons d’édition, une troisième lecture peut être utile et reconduite. Aucune erreur ne doit alors vous échapper.
Il arrive aussi qu’il soit nécessaire qu’un texte, qui n’est pas écrit par un professionnel, soit complètement réécrit, on parle alors de « rewriting » — de réécriture, c’est mieux. Il s’agit dans ce cas de refaçonner l’écrit, de le restructurer pour une meilleure compréhension. Le correcteur doit, dans ce cas précis, faire preuve d’un certain niveau littéraire, car il ne conserve que les idées pour la réécriture finale.
En résumé, et en fonction de la catégorie du travail demandé, les bases de calcul sont les suivantes :
-    en préparation de copie : environ 5 à 7000 signes à l’heure
-    en première lecture de correction de copie : 12 à 15 000 signes
-    en seconde lecture de révision de copie : environ 20 000 signes
-    en troisième lecture : cela varie fortement, il s’agit de textes importants et un travail qualitatif de correction s’impose.
-
Tous ces critères entrent donc en ligne de compte pour établir un devis. Au vu de tous ces éléments, il convient alors de déterminer si vous souhaitez être payé au signe (entre 1,80 et 2,50, les 1500 signes) ou à l’heure. Dans ce dernier cas, c’est votre rythme de travail qui déterminera la tarification (on peut compter autour de 14 à 20 € de l’heure, plus s’il s’agit de réécriture). D’autres, par contre, préfèrent se faire payer au mot.

Est-il donc encore nécessaire de le rappeler ? Être correcteur est véritablement un vrai métier. On ne peut pas s’improviser correcteur du jour au lendemain, sauf à rendre service à une amie de temps en temps. Par ailleurs, pour exercer cette activité, il faut impérativement être méticuleux, vif, concentré sur les textes à lire et posséder un œil aiguisé pour ne rien laisser passer, avoir un goût certain pour la lecture voire un amour pour la langue française et ses subtilités, être patient, et bien entendu avoir une maîtrise dans les moindres détails du code orthotypographique.



Le métier de correcteur

Un article de Martine Drouart8 mai 2009 à 17:39

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Table des matières pour Correction

  1. Le métier de correcteur
  2. Le métier de correcteur - deuxième partie
  3. Le métier de correcteur : troisième partie

QU’EST-CE QU’UN CORRECTEUR ?

Afin que la pensée des auteurs soit exprimée le plus clairement possible avec toute la précision de fond souhaitable, le correcteur met à la disposition du client ses connaissances et ses capacités rédactionnelles, mais surtout il exerce un rôle de « lecteur critique ».

Les fautes de frappe, les orthographes défectueuses, les interversions de lettres, les inattentions sont courantes : mieux vaut être « rémunéré » que « rénuméré », « le pinot d’Alsace » et le « pineau des Charentes » sont tous deux à consommer avec modération ! Et que dire d’une belle voiture d’un jaune rutilant (ne serait-ce pas plutôt rouge ?) Sommes-nous à côté d’un terrain pétrolier (ou pétrolifère ?)…
Il n’est pas toujours facile d’éviter les paronymes (à ne pas confondre avec les patronymes !) Collision et collusion/éminent et imminent/éruption et irruption…, les homonymes (cours/court/cour et courre…), les pléonasmes (importer de l’étranger/monopole exclusif/dunes de sable…) ou bien encore les redondances (je l’ai vu de mes yeux/le voisin d’à-côté/monter en haut/le moindre petit…).
Mais le correcteur traque toutes les fautes, tant grammaticales, orthographiques, syntaxiques que lexicales et assure ensuite une présentation typographique de qualité en s’appuyant sur les règles en usage à l’Imprimerie Nationale. Être « bon » en français n’est donc pas suffisant, le rôle du relecteur va largement au-delà. Il intervient également sur le choix des polices et des corps de caractères, la mise en page (positionnement des titres, alignement, colonnes, justifications des paragraphes, interlignages), l’utilisation de l’italique, des majuscules (exemple : habiter dans l’Est ou dans l’est de la France), des abréviations, des symboles, des mots étrangers…
Dépourvu de signes de ponctuation, un texte sera le plus souvent inintelligible, incompréhensible, et fourmillera d’ambiguïtés.

« Je trouve obscène le texte dépourvu de ponctuation : il étale lourdement sur la page l’épaisseur encombrante du langage, enveloppé dans sa graisse, incapable de se mouvoir. Il suffit de quelques virgules et de quelques points pour que cette masse adipeuse retrouve ses ligaments, ses attaches, qu’elle se soulève et se promène, vêtue d’une espèce de gaze qui l’allège et la sublime. » (Jean-Michel Maulpoix, « Éloge de la ponctuation »)

Un bon usage, ne serait-ce que de la virgule, peut modifier le sens d’une phrase. À l’inverse, mal utilisé, il peut aboutir à une absurdité, voire une amphibologie.
« La célèbre chanteuse Édith Piaf n’est pas morte comme on l’a dit… » S’agit-il de remettre en cause le décès de l’artiste ou les circonstances de sa mort ?
Ou encore : « J’ai loué un bateau avec marin bien équipé. » (Ho ! vraiment ?)
« Il a renversé un jeune motard qui a eu les jambes broyées et s’est enfui. » (Phénoménal, non ?)
La même remarque peut être faite avec les épithètes qui changent absolument le sens d’une expression ou d’une phrase selon qu’ils sont placés devant ou après le nom qu’ils qualifiaient. Nous préférons donc rencontrer « un beau vieux » plutôt qu’un « vieux beau » et je veux qu’elle mette sa « propre jupe » et non sa « jupe propre ».
Vous l’aurez compris, être correcteur est un vrai métier et grâce à lui, vous y gagnerez aussi en crédibilité, car vos écrits seront le miroir de votre réussite. Votre image de marque en sera renforcée. Le poids de vos mots pèsera dans la balance de votre force de persuasion.
« L’orthographe est la politesse de la langue » disait Jean Guéhenno (académicien et critique littéraire français.)

A suivre bientôt : le salaire d’un correcteur et les possibilités d’emploi.