Imaginez que vous écrivez tranquillement (ou fébrilement) une scène bien tracée, qui suit son petit bonhomme de chemin. Vous êtes content de ce que vous avez fait (ou pas, tout dépend de votre personnalité), et vous terminez votre scène, avec la ferme intention de vous récompensez avec un paquet de biscuits ou un épisode de Dr House. Sur le chemin de la cuisine, bam !
Vous venez de vous faire attaquer par un nouveau développement de l’intrigue. Vite, très vite, les rouages se mettent en branle et vous voyez apparaître toutes les nouvelles possibilités apportées par ce tournant inattendu. Vous vous rendez compte que malgré les six mois que vous aviez passés à imaginer la ligne directrice de votre roman, les différentes scènes, le découpage des chapitres, ce nouveau développement de l’histoire, tracé vite fait bien fait en cinq minutes, est bien plus intéressant que tout ce que vous aviez pu imaginer auparavant.
Vous remettez tout un pan de l’histoire en question (un pan pas encore écrit, heureusement), vous vous posez, presque tremblant d’excitation, devant votre télé avec votre paquet de biscuits, et vous éteignez le poste au bout de quelques minutes, parce que de toute façon, Dr House, vous vous en fichez, vous n’avez plus qu’une idée en tête : développer cette nouvelle intrigue.
Bravo, vous venez de subir une plot attack
(je ne sais pas si ce terme existe, mais je trouvais ça plutôt approprié)
Et vous, plot attack or not plot attack ?

le 20 novembre 2008
à 23:29
Cela m’arrive assez souvent… et pas seulement quand j’écris ni sur les textes que j’écris. Les rêvasseries dans les transports en commun sont redoutables pour ça.
Et il n’y a pas que le scénario qui attaque, les personnages s’y mettent aussi parfois : un certain Jérémie debout sur son appui de fenêtre est devenu tout un scénario dont je ne sais que faire (et on ne parlera de mon atlante qui m’empêchait de dormir parce que mademoiselle voulait toute l’attention).
le 23 novembre 2008
à 17:13
Les plot attack ont le chic pour m’attaquer quand je ne peux pas écrire dans les jours qui viennent : genre jeudi, début du salon du livre, 5 jours où je rentre lessivée… SBAM ! Envie d’écrire fulgurante +
idée de génie
pour corriger Entrechats. AAAAAAH. ^^;;;;
Le plus souvent ça se traduit par un rire nerveux et un petit cri genre “iiiiih…”, mêlé d’un gros soupir de frustration. Horrible.
Car je sais que je pourrai pas mettre ça par écrit avant… plusieurs jours.
D’où le fait que je ne me promène JAMAIS sans mon carnet moleskine : je peux noter l’idée en deux secondes et la reprendre plus tard. Le moleskine est mon meilleur ami car, en bonne écrivain nomade que je suis, les idées surviennent toujours au moment le moins opportun.
Plot attack, vous aurez notre peau !!