Les Enfants de l\'Ô

de l\'écriture à la publication

Détacher les écrits de l’écrivain

Un article de Vanessa du Frat10 juin 2008 à 0:03

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Dans l’optique de tenir mon engagement (mille mots par jour !), je suis en train d’écrire le début du chapitre X-5, et je me retrouve confrontée à un problème : je fais intervenir un personnage à l’éthique plus que douteuse, élevée dans la royauté d’une planète ennemie, bercée par les idées eugéniques de son peuple et par toute une génération de consanguinité. Elle tient des propos clairement racistes vis-à-vis de certains autres personnages et de leur “métissage racial”, en parlant de leurs “traits grossiers”.

Mon problème est le suivant : évidemment, les idées de ce personnage ne sont pas les miennes, vu que sinon, je n’aurais pas choisi une héroïne métisse vivant sur une planète de métis, mais comme elle s’extasie sur la peau claire des jumeaux, j’ai un peu peur qu’on prenne les Enfants de l’Ô pour une apologie de l’eugénisme (que vous me compreniez bien, LEÔ parle d’eugénisme, très très clairement, mais pas vraiment dans une optique positive) et du racisme.

Si je me pose ce genre de questions, c’est un peu suite à de nombreuses réflexions sur mes écrits (je crois que la nouvelle mettant en scène un pédophile du point de vue de celui-ci y est pour beaucoup, et le sujet du Sang des Miroirs est suffisamment dérangeant également pour susciter quelques remarques). J’ai lu il y a quelques années un roman (excellent) nommé Out of the Silence. Pour replacer le contexte, La Nuit des Temps est un plagiat avoué de Out of the Silence, de Erle Cox, paru autour de 1925, je crois. Ce roman a été ensuite retiré des collections pour “racisme” et idées politiquement incorrectes. A la lecture, je n’avais pas eu l’impression d’avoir affaire à une apologie du racisme ou de l’eugénisme, du coup, j’ai été un peu surprise. Certes, les opinions du personnage correspondant au personnage d’Eléa (Hiéranie, dans Out of the Silence) sont choquantes pour nous, actuellement, mais quel est le problème ? Après tout, il s’agit des opinions d’un personnage, et non le schéma de pensées du livre entier. D’ailleurs, la fin est très claire à ce propos (mais je ne la dévoile pas, si vous voulez lire Out of the Silence (La Sphère d’Or, en français)).

Bref, tout ça pour dire, comment gérez-vous les idées politiquement incorrectes de vos personnages ? Je dois dire que jusqu’à maintenant, entre le sadique qui prend plaisir à tabasser une pauvre femme enceinte qui tient lieu de personnage principal, l’histoire d’amour incestueuse, l’eugénisme et les manipulations génétiques, la violence sous-jacente, les innocents qui meurent, les enfants maltraités, etc. etc., on n’est clairement plus dans la ligne éditoriale de la Bibliothèque Rose…



40 commentaires pour “Détacher les écrits de l’écrivain”

    1

    Je n’ai pas vraiment ce problème, mes personnages sont tous bien pensants… ce qui n’est pas forcément une bonne chose en fait, ils en deviennent surtout fades ^^ Tout ce que tu dis sur LEÔ ne m’a jamais choquée jusque là, et pourtant, je suis généralement assez vite choquée. Tu pourrais peut-être nous poster un extrait de ce que dit Sarai, qu’on se rende mieux compte ?

    PS: tu m’excuseras les fautes de frappe, je ne vois pas la droite de la boîte, c’est pas pratique :s

    PPS: même pas tu annonces le 50e post, c’est pourtant une petite fête en soi !

    3

    Tant pis, on fêtera les 100 ! ^^

    4

    comment gérez-vous les idées politiquement incorrectes de vos personnages ?

    Moi aussi j’ai eu un grave cas de conscience. Mon personnage, Lucius, promet un couscous aux 20 membres de sa promo de l’école d’infirmiers.
    Problème, il n’a jamais cuisiné de couscous de sa vie !
    Il est absolument scandaleux de faire des promesses qu’on ne peut pas tenir. J’ai réglé la question en faisant intervenir la mère du héros, véritable pied noir qui a pu rattraper le coup en beauté.
    Ouf ! l’éthique est préservée…

    6

    si on s’arrête à ce genre de considération, on n’écrit plus rien
    quand j’ai lu les enfants de l’Ô, je n’ai pas eu une seule seconde l’idée de comparer l’histoire des personnages avec ta propre histoire.
    De même, quand j’ai lu “vipère au poing”, je ne me suis pas demandé si la mère d’Hervé Bazin était aussi horrible que Folcoche.

    7

    Tu ne pourras pas empêcher les gens de croire à la psychologie de bazar et, en particulier dans ton cas, que tout roman contient une part autobiograĥique (c’est le cas mais de façon plus déguisée qu’ils ne le pensent). En fait, je me pose la même question que toi : entre scènes de torture dans un roman cannibalisme dans un autre… Le prie est que je ne le fais pas exprès, ça vient logiquement de l’intrigue. D’un autre côté, quand on lit les faits divers, il s’en passe réellement des choses atroces… alors, finalement, je me dis tant pis pour les gens choqués ou qui s’imaginent des trucs, parce que même avec des choses plus innocente, ils arriveraient encore à déduire des horreurs.

    8

    Oui, ça peut-être un problème, mais la question à se poser est de savoir si l’on écrit pour affirmer une certaine morale, ou pour faire une oeuvre qui se tient? Si le but est de créer une oeuvre dans laquelle des personnages ont une attitude condamnable du point de vue moral (peu importe la raison), je crois qu’il ne faut pas se poser de question, un personnage ignoble doit être crédible donc il ne servirait à rien de l’affadir.
    Le plus difficile dans la création de personnages, c’est de les faire vivre indépendamment de ce que l’on pense, de leur créer à chacun une personnalité propre et cohérente par rapport à la narration.

    10

    Oui, le problème du “vécu” !!! Pourquoi tant de personnes pensent qu’il faut avoir vécu tout ce que l’on écrit? La littérature contemporaine fonctionne tellement sur le mode autobiographique et nombrilliste que cela paraît naturel qu’un roman (surtout d’un jeune auteur) soit autobiographique. Je n’ai rien contre les écris intimes, mais de nombreuses personnes, hélas, ne peuvent détacher l’auteur de l’oeuvre. Il y a bien entendu toujours quelque chose de soi, mais un auteur doit pouvoir se détacher de son petit nombril pour avoir une visée universelle.

    11

    Quand Amélie Poulain est sortie au cinéma, un critique de film a clairement dénoncé un film “d’extrême droite”.
    On ne peut pas éviter les cons, et on ne peut pas les combattre car ils sont partout et toujours plus forts que toi.
    on peut juste essayer de les ignorer.
    C’est ce que j’essaie de faire. Pas toujours facile…

    12

    C’est le gros problème de tout ce qui est donné à voir publiquement. Si quelqu’un parle de quoi que ce soit, on peut toujours l’accuser d’en faire la promotion.
    Pour éviter cela, beaucoup d’auteurs prennent bien soin de condamner ce qu’ils rapportent, de manière plus ou moins lourde, pour ne pas prêter à confusion et donner l’impression d’une apologie. Du coup, le politiquement incorrect devient rapidement très politiquement correct dans la bouche d’un personnage, d’une préface, etc…
    N’oublions pas qu’à l’époque de la transparence à tout pris, il faut sans arrêt se justifier.
    C’est évidemment idiot, cela rappelle ces acteurs qui se fiasaient siffler au début du siècle lorsqu’ils jouaient le rôle du méchant.

    Que faire ? A mon avis, ne pas tomber dans la tentation de la justification. Si on montre des éléments discutables, ce n’est pas parce que l’auteur est tordu, c’est parce que le monde l’est. Ou alors on censure tous les faits-divers à la radio et à la télé ! Eux n’hésitent pas à mettre l’accent sur le sordide. Qui aurait l’idée d’accuser les journalistes d’apprécier ce dont ils parlent ? Personne. Tout au plus peut-on les critiquer sur les choix qu’ils font de montrer telle ou telle partie de l’actualité. Pour un auteur, ce devrait être la même chose : on peut ou non supporter ou “apprécier” ce dont parle l’auteur, c’est une question de goût. Dire qu’il en parle parce qu’il aime cela, c’est à mon avis l’excuse que prennent ceux qui désirent l’enfoncer, pour toute autre raison parfois.
    Je veux noyer mon chien ? Je l’accuse de la rage.
    Il a vraiment la rage ? Je l’accuse d’aimer ça plutôt que de voir qu’il est victime d’un environnement dont il n’est que le reflet.

    Alexis

    14

    Bonjour,
    Simplement, je pense que l’on écrit en tout premier lieu pour soi même, et avec la solide conviction que notre ouvrage ne plaira pas à tout le monde. Et c’est quelque part tant mieux… Je pense que nos personnages, sont comme nous, un peu cons quelquefois, un peu moches d’autres fois, un peu généreux à d’autres moments. Je ne vois pas pourquoi, les auteurs (res) seraient forcément des gens “biens” ???
    L’humain(e) est plein de facettes.Toutefois,raconter l’histoire d’une personne pédophile, c’est une relative “prise de risque” mais je trouve la démarche interessante, parce que dfficile justement et complexe.(A savoir que la plupart de personnes qui ont ce type d’acte, 70 % d’entre elles l’ont subi dans leur enfance. Bref.
    Quand je montre mon personnage indifférent à la souffrance de l’autre, je souhaite montrer notre indifférence, et la mienne aussi.Voilà.
    Danielle Tzzzzzzzzzz

    15

    @ Danièle : « Simplement, je pense que l’on écrit en tout premier lieu pour soi même, » 
    Je pense exactement le contraire : on écrit pour être lu par autrui, parce qu’en général, lorsque le texte est achevé, on ne le supporte plus. Donc, on ne le lit pas. Donc on n’écrit pas pour soi.

    17

    On écrit peut-être parce que c’est amusant?… Comme un chercheur cherche parce que c’ests amusant de chercher?… C’est en tout cas ce que disait György Ligeti.

    18

    Faut voir aussi ce qu’il y a derrière l’idée de partager (qui est mensongère : on ne peut pas partager une chose immatérielle, on ne peut que le distribuer). Pour partager une chose, il faut qu’elle puisse être divisée en parts et on se sépare de ce que l’on partage. L’idée de partage dans le domaine de « L’Œuvre d’art à l’époque de sa reproduction mécanisée » (C’est le titre d’un essai célèbre de Walter Benjamin) est donc assez hypocrite, parce qu’elle tend à présenter l’auteur comme une personne généreuse alors qu’il n’est sans doute que narcissique.

    Il y a donc autre chose dans cette idée de partage, qui tient sans doute de la mise en scène de soi-même.

    19

    Bonjour François Martini,
    Ce n’est pas parce que l’on ne relit pas le texte produit qu’il n’a pas été rédigé pour soi même ! Une fois que l’écriture est dite “terminée” le temps de l’accouchement, le temps où l’on s’est déshabillé(e) de nos mots, ce temps là, est en “deuil”, et nous partons vers une autre aventure, d’autres sentiers…

    Quand je suis seule face à mon écran, j’écris pour moi,uniquement pour moi. Je ne pense pas avoir le profil d’une personne égoïste, ce serait plutôt l’inverse. (Un saint Bernard avec un tonneau de 1OO litres pendu au cou).Si dans un premier temps j’écrivais pour les autres,
    où serait mon espace de liberté ??? Comment un artiste, un créateur peut-il créer avec des “gendarmes” posés sur sa
    tête ?

    Quand à la notion de partage, évoqués par d’autres, (peut-être ? que le partage est présent? bien bien après) ne partage t-on pas un moment convivial, ou au contraire des moments de douleurs, et pourtant là, aussi on peut nommer cela immatériel ?!

    20

    Comment un artiste peut-il créer avec un gendarme au dessus de lui ? Mais dans quel monde vivez-vous, Danielle ? Tous les grands artistes, tous, depuis l’aube des temps, de puis l’anonyme de Lascaux jusqu’à Vinci, Beethoven, Michel-Ange, Praxitèle, j’en passe et des meilleurs, et les écrivains aussi, Molière, Flaubert, Soljenitsyne, Kafka, Cervantès, Jünger, tous, jusqu’à notre médiocre période d’aujourd’hui, ont écrit avec un gendarme qui les surveillait. Et depuis que les gendarmes se sont faits plus conciliants, le résultat n’est pas fameux. Heureusement qu’il reste le public comme gendarme. Un mauvais gendarme, mais utile quand même. La liberté est le pire ennemi du créateur.

    21

    Le coup de l’artiste qui doit être une victime pour créer, ça sent un peu le romantisme réchauffé. “Je souffre donc je suis un génie”

    Très bien pour la liste citée, mais on pourrait fort bien aussi faire une liste 10 fois plus longue de très grands artistes bourgeois, pépères et sans soucis qui n’ont jamais eu de compte à rendre à personne.

    22

    Je n’ai jamais dit qu’ils avaient souffert (Cervantès, Soljenitsyne, oui), les autres, non. Mais tous et les autres aussi avaient un gendarme au-dessus d’eux, les bourgeois encore plus que les autres (dans ma liste, Flaubert, Kafka, Jünger sont des bourgeois. Tous sont des artistes installés ou vivant d’un métier stable, au moins à la fin de leur vie).

    Chacun croit ce qu’il veut, mais l’artiste qui crée sans contrainte, c’est un mythe, une lubie médiatique, une chimère. On le doit principalement à Baudelaire et Rimbaud, deux bourgeois, justement

    23

    Les contraintes évidemment, mais un véritable artiste est capable de se les imposer à lui-même.

    24

    Le véritable artiste est, surtout, celui qui sait travailler sur commande.
    L’autre n’est qu’un amateur.

    25

    Souvent celui qui travaille sur commande est un faiseur (plus ou moins habile) pas un artiste. “Oeuvre de commande”, terme toujours péjoratif. Bien entendu (surtout en musique) la commade est à l’origine de grandes choses, mais souvent lorsque le commanditaire est intelligent et veut une oeuvre d’un artiste qu’il apprécie, pas une chose faite à sa mesure, pour entrer dans un moule préétabli.

    à ce train-là, les meilleurs auteurs contemporains devraient travailler pour Harlequin champion de l’amour et XO.

    27

    Comment cela, “surtout en musique” ? Et la cathédrale de Chartres, et Le château de Versailles, et Les Dialogues de Carmélites, et les romans de Jules Verne ? Et les récits d’Albert Londres ? Et la Reddition de Breda ? Et le plafond de la chapelle Sixtine ? Et la Joconde ? Et le Parthénon ? Et Cyrano de Bergerac ?

    Pourquoi “lorsque le commanditaire est intelligent” ? Et les œuvres de Mozart créées à Salzbourg pour ce crétin de Colloredo ? Ou pour l’Empereur qui leur reprochait de contenir “trop de notes” ? Et les pièces de Molière jouées devant un parterre de nobliaux incultes ?

    Dans quel monde imaginaire vis-tu, Joaquim ? Au pays des Schroumpfs ?

    En plus, je me demande bien qui seraient, selon toi, les meilleurs auteurs contemporains qui écriraient hors de toute commande. Des noms, des noms !

    28

    En musique il n’y a même pratiquement que des commandes, parce que ça coûte des sous le bruit qui pense. Le cas de l’architecture est bien sûr particulier puisque ce sont aussi des choses utilitaires, les cathédrales, il faut bien qu’elles servent à quelqu’un, quoiqu’un bâtiment inutile aurait un certain charme.

    N’ayant pas le temps de m’attarder aujourd’hui, voici juste une liste rapide d’oeuvres littéraires de génie nées sans raison autre que la volonté de leurs auteurs:

    Isidore Ducasse: Les chants de Maldoror
    Panait Istrati: les récits d’Adrien Zografi
    Pérec: La vie mode d’emploi
    Queneau: Le chiendent
    Jarry: Gestes et opinons de Dr Faustroll
    Isamael Kadare: Qui a ramené Doruntine?
    Gombrowicz: Ferdydurke
    Vialatte Les fruits du Congo
    Michaux: Un certain Plume
    Tzara: Manifestes dada

    Etc.

    L’art est indépendant des volontés extérieures à sa création. Peu importe les raisons de l’existence de telle ou telle oeuvre. On se fout de savoir si quelqu’un (un type qui a du fric pour être clair) avait besoin à tel ou tel moment d’une oeuvre ou non. La commande ou la non commande ne dit RIEN sur la qualité.

    29

    Mais tous ces génies que tu cites savaient écrire sur commande et ils l’ont fait, plus souvent qu’ex nihilo. Lorsque je lis VIalatte (journaliste), Kadaré (écrivain officiel d’une dictature particulièrement pointilleuse), Queneau (journaliste), je me marre. Ils savaient écrire à la commande, c’étaient des artistes, eux, justement.

    Sinon, à part ça, je te signale que c’est toi qui a introduit la question du génie dans l’histoire, je ne parlais que d’art, un truc bien plus commun.

    30

    Je n’ai rien contre la commande encore une fois, je disais juste que ce n’est pas un critère de qualité.

    31

    Ça c’est sûr. Mais la qualité, qu’est-ce ? Zola n’était pas considéré comme un écrivain de qualité et, effectivement, son style est assez médiocre, compte tenu de son époque. Mazarine Pingeot sait écrire sur commande, mais la qualité… bof. Elle n’en est pas moins un véritable écrivain, puisqu’elle vit de son écriture et qu’elle publie des livres. A l’opposé, un Houellebecq qui ne vit que de ses livres, mais n’écrit pas sur commande, en est un aussi, mais, pardonne-moi, Houellebecq est l’exception, et Pingeot la règle.

    33

    Le mieux, pour détacher les écrits de l’écrivain, c’est :

    http://www.k2r.tm.fr/marque/produits/index.asp

    35

    Bonsoir François Martini,

    Pour répondre à votre question :
    — Dans quel monde vivait vous ?
    — Dans le même que le votre, mais je ne le regarde peut-être pas de la même fenêtre. Elles sont nombreuses les fenêtres, souvenez-vous !!!

    Je pense (toujours de ma fenêtre dont les vitres ne sont pas particulière sales..) que la contrainte est un levier qui donne une impulsion à l’imaginaire. Alors, la contrainte, peut effectivement être une “commande” mais elle peut aussi être tout autre chose, comme (pour faire court) l’exemple de
    concernant Perec.
    Je pose le même regard que vous, lorsque vous dites un peu plus haut, que l’écrivain se met en représentation, se met
    en scène, (du moins en partie)

    Je maintiens que j’écris pour moi, avec le souhait qu’un jour d’autres lisent mes écrits (évidemment, ne serait-ce que pour l’aspect, disons un peu narcissique que cela offre)

    Je n’ai peut-être pas (probablement)les mêmes connaissances que vous, mais mon regard est porté par nombres
    d’expériences…

    P.S.:
    Heu …Connaissez vous vraiment les schroumpfs ?

    36

    “Dans la vie il faut regarder par la fenêtre”

    Eugène Ionesco

    37

    Plus ou moins, mais je sais qu’ils habitent, à l’origine au Pays maudit. Curieusement, quand ils ont du succès (lorsqu’ils passent de personnages secondaires à principaux), le Pays maudit perd son nom et son caractère austère et désertique et devient un petit paradis sur terre.

    Plus tard, les Schtroumpfs élirent domicile dans les friches industrielles au nord de Metz, en Lorraine, mais se firent bouffer tout crus par un Walibi. Il n’en reste plus trace.

    J’emploie l’expression “au pays des Schtroumpfs” pour parler du rêve éveillé. Je n’oublie jamais qu’il s’agit tout de même du Pays maudit.

    38

    j’avais bien compris François Martini qu’il s’agissait là d’une parabole !!? Mais une petite boutade de temps en temps est fort utile. Elle peut sauver de bien des maux…

    (D’autre part, en ce qui concerne les Schtroumpfs, l’image que vous évoquez d’eux ne prête pas au rêve éveillé, certes non…)

    Je vous souhaite à tous un bon chemin dans vos écritures. Restons un peu modestes aussi, ceci peut-être fort utile pour vivre plus intérieurement nos personnages.. Et décrire pourquoi pas ? Des pays maudits… Ou, ces personnages/personnes maudites par la vie…

    Danielle Tzzzzzzzz

    P.S. Sans boutade cette fois : Il est trés joli ce site, tous ces petits objets sont amusants…Merci.

    40

    Bonjour Joaquim, merci pour le lien, je vais aller faire une balade.

    Voici par contre, un lien où est évoqué aussi notamment cette notion de mots, et de regard de l’auteur (e)sur l’écriture.
    Belle définition de yugcib, un cosmonaute de mots qui jette das bouteilles à la mer…
    A découvir si vous êtes curieux, dans le forum de “l’huitre perlière,” dans les “manuscrits envoyés par la poste” en page 4.

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