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de l \'écriture à la publication

Impression à la demande - Manuscrit.com

Un article de Vanessa du Frat12 mai 2008 à 19:14

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Table des matières pour Impression à la demande

  1. Impression à la demande - Manuscrit.com
  2. Impression à la demande - In Libro Veritas
  3. Impression à la demande - Lulu.com

Remington Sloane, du forum de France 2, m’a autorisé à reprendre ici son excellent sujet sur les éditeurs du web. Le crédit lui revient entièrement. Je vais donc faire une petite série ici sur ce que je nommerais plutôt les “imprimeurs à la demande”. Je préfère développer le sujet sur plusieurs posts, cela permettra à chacun de donner son avis sur un imprimeur en particulier.

Aujourd’hui, Manuscrit.com

  • points positifs : fait de la publicité dans le journal Métro, ce qui lui assure une certaine notoriété. Il y aurait plusieurs ventes paraît-il.
  • points négatifs : On cède lamentablement ses droits avec un engagement anormal. Il ne s’agit même pas de cession mais de vol de droits puisque la procédure utilisée est illégale, selon l’annuaire “Audace” de Roger Gaillard (de l’ex-calcre). De plus, la publication se fait par une sorte de self-service navrant et difficilement compréhensible. Rajouté à cela, de nombreux auteurs se sont plaints de n’avoir jamais de réponses lors de contacts (par mail ou téléphone… surtaxé).

Petite remarque de Vanessa : j’ai dans ma bibliothèque un des premiers romans “manuscrit.com”, et un roman “manuscrit.com” plus récent. La différence est saisissante. Alors que le premier a un superbe feeling mate brossé, le second a une simple couverture glossy assez cheap. Si je me souviens bien, le premier était moins cher, les frais de ports n’étaient pas aussi élevés, et surtout, l’auteur avait de très nets rabais sur ses propres ouvrages. Pour le second, les frais de port étaient de 10€ par ouvrage !!! Actuellement, ils semblent avoir baissé leurs tarifs, passant à 6€… ce qui reste quand même élevé.
Je rajoute également aux points négatifs les promesses non tenues, l’enregistrement dans la base Dilicom qui se fait avec plusieurs mois de retard, l’absence de réelle communication sur les ventes de livres. Si Jean-Christophe a envie de compléter cette liste, ce serait génial.

N’étant pas auteur chez eux, je ne me souviens pas vraiment des termes du contrat, qui m’est un jour passé sous les yeux, mais il me semble qu’un auteur qui publie chez eux a un contrat d’exclusivité avec Manuscrit, qui l’oblige donc à y publier ses deux prochains ouvrages (à confirmer par JC, si possible).



8 commentaires pour “Impression à la demande - Manuscrit.com”

    1

    Mon professeur d’édition disait volontiers que manuscrit.com n’était pas une bonne affaire pour quiconque souhaite diffuser son livre, et que ça coûte plus aux auteurs que cela ne leur rapporte. Elle disait la même chose des éditions L’Harmattan. De plus, les livres édités par manuscrit.com ne se vendent que par VPC, et il n’y a aucune diffusion à part le bouche-à-oreille. Les pubs de “Metro” ne sont pas suffisantes, à mon humble avis.

    J’ajouterais à cela, même si ça ne concerne pas les auteurs à priori, encore que, les employés de manuscrit.com sont mal payés tout en devant être polyvalents. Ce n’est pas forcément évident, et cela peut (éventuellement, ça reste à prouver) se ressentir au niveau de la fabrication du livre, qu’il s’agisse de la relecture-correction ou de l’impression.

    2

    Lemanuscrit.com, je connais de nom comme = ARNAQUE :bad:

    4

    Une petite remarque….
    Il y a eu une action en justice récemment concernant des critiques sévères sur un intermédiaire dans le domaine de l’édition.
    Les éditeurs se serrent les coudes maintenant à cause du ciel numérique qui leur tombe sur la tête.
    Ils tirent à vue sur tout ce qui parle d’eux, en ce moment.
    Google est leur assistant (numérique !) principal pour localiser leur nom, chaque heure qui passe.

    Alors, restez cool….ou modifiez les noms.
    Moi, je dis ça, hein, c’est vous qui décidez.

    6

    Des notations comme “vol de droits” ou “arnaque”, constituent, de fait, un cas de diffamation, selon la loi française.

    Le tout c’est de le savoir.

    7

    Etait-ce le site, sous sa signature, ou un simple intervenant sur un forum du site, et dont le modo du site avait “omis” d’enlever la bavure.
    Même les commentaires sur les blogs sont relevés, et le modo et sa société sont alors poursuivis pour “diffamation”.
    Bon, il est vrai qu’ils s’intéressent seulement aux sites qui ont plus de x milliers de visites/jour.

    8

    Pour Lilou-Black : il n’y a pas de relecture-correction chez M…-point-com, c’est à l’auteur de se charger de tout. A charge pour lui de ne rien laisser échapper, quand on reçoit le bon à tirer on n’a plus droit qu’à vingt corrections (ce qui est très faible). La maquette est fournie, l’éditeur se contente de réceptionner le produit prêt à imprimer.

    Pour le reste…

    Le contrat-type est disponible sur le site de l’éditeur. Il a connu quelques légères modifications, mais pour l’essentiel conserve des clauses abusives (pour le moins) selon les textes légaux: réserve de 150€ avant versement des droits, droit de préférence sur trois livres “dans le genre du texte visé par les présentes”, expression malheureuse puisqu’il devrait être clairement spécifié dans le contrat quel est ledit genre…

    L’équipe de cette maison, lorsque j’étais en contact “suivi” avec eux pour la rupture de mon contrat, semble assez volatile. D’où aussi des difficultés à communiquer efficacement…

    Il est évident que pour vendre, il faut se décarcasser, et presque se charger soi-même de la diffusion (en achetant un stock à prix auteur, échappant donc au calcul des droits). La participation à diverses manifestations (je pense évidemment aux salons du livre) engendre des frais qui ne seront vraisemblablement jamais récupérés.

    L’enregistrement dans la base Dilicom ne peut se faire, je crois, qu’après le dépôt légal et l’obtention de l’ISBN (ou l’un des deux, je ne sais plus), procédures qui prennent un peu de temps. D’où que l’engagement de l’éditeur des référencements dès parution sur Dilicom, Amazon et autres sites, ne puisse en fait être tenu, puisqu’il faut compter sur un certain délai… Or si les auteurs ne sont pas prévenus, ils croient a) qu’ils peuvent entamer dare-dare leur “promotion”, alors qu’il est beaucoup trop tôt, surtout si on tente de s’attaquer à ses plus chers libraires, et ensuite b) qu’il y a un truc qui va pas chez l’éditeur. Avec comme conséquence cafouillages, confusion, mauvaise humeur.

    Parmi les incontestables désavantages de la formule, il faut relever surtout l’absence totale de filtrage des ouvrages publiés, provoquant une croissance continue du catalogue, où il est impossible de se retrouver.

    Parmi les points positifs, l’éditeur ne rechigne pas à résilier les contrats, tant que l’on argumente correctement les raisons qui poussent à vouloir reprendre sa liberté. Néanmoins, il faudra être patient et opiniâtre, car chez M…-point-com on prend son temps. (Il n’y a que pour faire signer le contrat qu’on est prompt, ce qui n’est guère étonnant).

    Je juge personnellement que la formule ne vaut guère qu’on s’y attarde, et pour un résultat similaire sans risque de perdre ses droits, dans une optique plus orientée “auto-édition”, un imprimeur à la demande tel TheBookEdition (http://www.thebookedition.com/) me semble préférable.

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