Table des matières pour Impression à la demande
- Impression à la demande - Manuscrit.com
- Impression à la demande - In Libro Veritas
- Impression à la demande - Lulu.com
Remington Sloane, du forum de France 2, m’a autorisé à reprendre ici son excellent sujet sur les éditeurs du web. Le crédit lui revient entièrement. Je vais donc faire une petite série ici sur ce que je nommerais plutôt les “imprimeurs à la demande”. Je préfère développer le sujet sur plusieurs posts, cela permettra à chacun de donner son avis sur un imprimeur en particulier.
Aujourd’hui, Manuscrit.com
- points positifs : fait de la publicité dans le journal Métro, ce qui lui assure une certaine notoriété. Il y aurait plusieurs ventes paraît-il.
- points négatifs : On cède lamentablement ses droits avec un engagement anormal. Il ne s’agit même pas de cession mais de vol de droits puisque la procédure utilisée est illégale, selon l’annuaire “Audace” de Roger Gaillard (de l’ex-calcre). De plus, la publication se fait par une sorte de self-service navrant et difficilement compréhensible. Rajouté à cela, de nombreux auteurs se sont plaints de n’avoir jamais de réponses lors de contacts (par mail ou téléphone… surtaxé).
Petite remarque de Vanessa : j’ai dans ma bibliothèque un des premiers romans “manuscrit.com”, et un roman “manuscrit.com” plus récent. La différence est saisissante. Alors que le premier a un superbe feeling mate brossé, le second a une simple couverture glossy assez cheap. Si je me souviens bien, le premier était moins cher, les frais de ports n’étaient pas aussi élevés, et surtout, l’auteur avait de très nets rabais sur ses propres ouvrages. Pour le second, les frais de port étaient de 10€ par ouvrage !!! Actuellement, ils semblent avoir baissé leurs tarifs, passant à 6€… ce qui reste quand même élevé.
Je rajoute également aux points négatifs les promesses non tenues, l’enregistrement dans la base Dilicom qui se fait avec plusieurs mois de retard, l’absence de réelle communication sur les ventes de livres. Si Jean-Christophe a envie de compléter cette liste, ce serait génial.
N’étant pas auteur chez eux, je ne me souviens pas vraiment des termes du contrat, qui m’est un jour passé sous les yeux, mais il me semble qu’un auteur qui publie chez eux a un contrat d’exclusivité avec Manuscrit, qui l’oblige donc à y publier ses deux prochains ouvrages (à confirmer par JC, si possible).

le 12 mai 2008
à 19:48
Mon professeur d’édition disait volontiers que manuscrit.com n’était pas une bonne affaire pour quiconque souhaite diffuser son livre, et que ça coûte plus aux auteurs que cela ne leur rapporte. Elle disait la même chose des éditions L’Harmattan. De plus, les livres édités par manuscrit.com ne se vendent que par VPC, et il n’y a aucune diffusion à part le bouche-à-oreille. Les pubs de “Metro” ne sont pas suffisantes, à mon humble avis.
J’ajouterais à cela, même si ça ne concerne pas les auteurs à priori, encore que, les employés de manuscrit.com sont mal payés tout en devant être polyvalents. Ce n’est pas forcément évident, et cela peut (éventuellement, ça reste à prouver) se ressentir au niveau de la fabrication du livre, qu’il s’agisse de la relecture-correction ou de l’impression.
le 12 mai 2008
à 22:02
Lemanuscrit.com, je connais de nom comme = ARNAQUE
le 12 mai 2008
à 22:35
Oui, moi aussi, en général. Mais je me dois de rester un minimum objective, et j’essaie de présenter les différents imprimeurs à la demande
Tout en sachant, bien sûr, qu’aucun n’est vraiment intéressant.
le 12 mai 2008
à 22:46
Une petite remarque….
Il y a eu une action en justice récemment concernant des critiques sévères sur un intermédiaire dans le domaine de l’édition.
Les éditeurs se serrent les coudes maintenant à cause du ciel numérique qui leur tombe sur la tête.
Ils tirent à vue sur tout ce qui parle d’eux, en ce moment.
Google est leur assistant (numérique !) principal pour localiser leur nom, chaque heure qui passe.
Alors, restez cool….ou modifiez les noms.
Moi, je dis ça, hein, c’est vous qui décidez.
le 12 mai 2008
à 22:58
Sauf que là, je ne suis pas en train de descendre manuscrit.com, et en plus, je ne suis pas l’auteur de l’article de base.
Mes commentaires sont argumentés, et je pense qu’ils ne peuvent pas me traîner en justice pour avoir donné mon avis sur leurs livres.
Mais j’ai entendu qu’un éditeur (dont je ne citerai pas le nom) était actuellement en action juridique contre un site d’auto-édition (dont je ne citerai pas le nom non plus mais qui est dans mes liens, pour les curieux), parce que ledit site avait dévoilé des trucs que l’éditeur aurait préféré garder secrets.
le 12 mai 2008
à 23:06
Des notations comme “vol de droits” ou “arnaque”, constituent, de fait, un cas de diffamation, selon la loi française.
Le tout c’est de le savoir.
le 12 mai 2008
à 23:08
Etait-ce le site, sous sa signature, ou un simple intervenant sur un forum du site, et dont le modo du site avait “omis” d’enlever la bavure.
Même les commentaires sur les blogs sont relevés, et le modo et sa société sont alors poursuivis pour “diffamation”.
Bon, il est vrai qu’ils s’intéressent seulement aux sites qui ont plus de x milliers de visites/jour.
le 13 mai 2008
à 10:44
Pour Lilou-Black : il n’y a pas de relecture-correction chez M…-point-com, c’est à l’auteur de se charger de tout. A charge pour lui de ne rien laisser échapper, quand on reçoit le bon à tirer on n’a plus droit qu’à vingt corrections (ce qui est très faible). La maquette est fournie, l’éditeur se contente de réceptionner le produit prêt à imprimer.
Pour le reste…
Le contrat-type est disponible sur le site de l’éditeur. Il a connu quelques légères modifications, mais pour l’essentiel conserve des clauses abusives (pour le moins) selon les textes légaux: réserve de 150€ avant versement des droits, droit de préférence sur trois livres “dans le genre du texte visé par les présentes”, expression malheureuse puisqu’il devrait être clairement spécifié dans le contrat quel est ledit genre…
L’équipe de cette maison, lorsque j’étais en contact “suivi” avec eux pour la rupture de mon contrat, semble assez volatile. D’où aussi des difficultés à communiquer efficacement…
Il est évident que pour vendre, il faut se décarcasser, et presque se charger soi-même de la diffusion (en achetant un stock à prix auteur, échappant donc au calcul des droits). La participation à diverses manifestations (je pense évidemment aux salons du livre) engendre des frais qui ne seront vraisemblablement jamais récupérés.
L’enregistrement dans la base Dilicom ne peut se faire, je crois, qu’après le dépôt légal et l’obtention de l’ISBN (ou l’un des deux, je ne sais plus), procédures qui prennent un peu de temps. D’où que l’engagement de l’éditeur des référencements dès parution sur Dilicom, Amazon et autres sites, ne puisse en fait être tenu, puisqu’il faut compter sur un certain délai… Or si les auteurs ne sont pas prévenus, ils croient a) qu’ils peuvent entamer dare-dare leur “promotion”, alors qu’il est beaucoup trop tôt, surtout si on tente de s’attaquer à ses plus chers libraires, et ensuite b) qu’il y a un truc qui va pas chez l’éditeur. Avec comme conséquence cafouillages, confusion, mauvaise humeur.
Parmi les incontestables désavantages de la formule, il faut relever surtout l’absence totale de filtrage des ouvrages publiés, provoquant une croissance continue du catalogue, où il est impossible de se retrouver.
Parmi les points positifs, l’éditeur ne rechigne pas à résilier les contrats, tant que l’on argumente correctement les raisons qui poussent à vouloir reprendre sa liberté. Néanmoins, il faudra être patient et opiniâtre, car chez M…-point-com on prend son temps. (Il n’y a que pour faire signer le contrat qu’on est prompt, ce qui n’est guère étonnant).
Je juge personnellement que la formule ne vaut guère qu’on s’y attarde, et pour un résultat similaire sans risque de perdre ses droits, dans une optique plus orientée “auto-édition”, un imprimeur à la demande tel TheBookEdition (http://www.thebookedition.com/) me semble préférable.
le 1 août 2008
à 14:04
J’ai publié deux de mes oeuvres chez cet éditeur (pour ne pas le citer), et il n’y a aucune correction, puisque j’ai envoyé mon premier jet, et on y retrouve les fautes que j’ai sciemment fait.
J’ai décidé de reprendre l’une de ses oeuvres, de la réecrire et de la faire publier ailleur, sous un autre titre, puisque c’est comme ça.
le 25 janvier 2009
à 14:00
Bonjour,
Je viens d’éditer mon premier roman chez “M…com”. En fait en ce qui concerne le manque de promotion de l’ouvrage, avrai dire, j’étais au courant avant de signer mon contrat donc pas de mauvaise surprise. Je crois que la demarche d’etre edité chez eux et déja moins honereuse qu’une publication a compte d’auteur et constitue une simple etape dans la vie d’un auteur débutant.
Cheminement classique (ex): on écrit et prend du plaisir a écrire, on s’interroge sur la qualité de se qu’on fait et on soumet son manuscrit a un cercle proche (amis, parents), et puis on a envie (pour notre plaisir) d’avoir un support pour notre écriture (ex: m…com) et ça nous permet sans rentrer dans un cercle de diffusion classique d’avoir un point de vente pour notre livre (sans en tirer vraiment de bénéfice). L’étape qui suit serait de rentrer aprés essai (m…com) dans un vrai circuit de diffusion aprés avoir essayé une diffusion choisi. Je crois que se type d’édition, a condition qu’on soit conscient de ce que ça vos, peut simplement faire partit d’un shéma d’évolution classique pour un auteur en devenir…
le 17 juillet 2009
à 14:53
En réponse à LILOU BLACK :
Les employés comme vous dites ne sont que des stagiaires !
le 13 février 2010
à 7:59
Ecrire est un plaisir, le faire partager est un bonheur ! Depuis quelques temps, je découvre toutes sortes de commentaires sur le Manuscrit et ils ne sont pas flatteurs !
Je rejoins toutes ces personnes. En effet, il y a beaucoup à dire sur cet éditeur. Mais je ne compte pas m’arrêter sur mon chemin. Il est indmissible d’être pris pour un idiot parce que vous avez été floué dès le départ, avec leur gentillesse et leur miroir aux alouettes. Aucune véritable promotion de leur part, sauf la vôtre ! Et que dire de leur partenaires qui pour la plupart n’en sont pas. Il vend votre livre sans avoir fait au préalable le dépôt légal, c’est ce que j’ai constaté sur plusieurs ouvrages dans lesquels les mentions légales obligatoires n’apparaissent pas ! Il ne faut pas avoir peur de dire la vérité et je refuse d’être pris en otage par un ” éditeur ” peu sérieux. J’irais au bout de mes démarches, qui concernent dans un premier temps la rupture de mon contrat avec eux, la dénonciation de leurs pratiques qui vous plongent dans le doute et la suspicion. Je préfère voir mes ouvrages dans un tiroir, plutot que dans leurs mains et leur faire gagner de l’argent qu’il ne mérite pas ! De toute évidence, en restant chez eux, votre ouvrage est déclaré mort à la naissance !