Les Enfants de l\'Ô

de l \'écriture à la publication

Archive pour avril 2008

Faire de la pub chez Ness, c’est la classe.

Un article de Chwip14 avril 2008 à 22:13

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Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, bonsoir.

Je profite de ce pouvoir qui m’est octroyé - la folle ! - pour faire de la pub éhontée. De la pub pour quoi, que diable ? Réfléchissez…

De la pub pour les Editions des Mille Saisons, évidemment. Les Editions 5ème Saison changent de peau et deviennent les Mille saisons. Nouveau nom, nouveau logo, nouveau site en perspective, et nouveau roman dont vous pouvez admirer la couverture, lire le quatrième de couverture et le prologue sur le site actuel [clic].

Et surtout n’oubliez pas : lisez Les Enfants de l’Ô ! :D



Quand vos personnages se rebellent.

Un article de Vanessa du Frat — à 1:03

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J’écrirais bientôt un article sur ma propre méthode d’écriture, qui est radicalement différente de celle de Lily, mais pour le moment, je vais simplement vous parler de la rébellion des personnages.

Je suis sûre qu’il vous est déjà arrivé de créer un personnage, de définir son caractère, les gens qu’il devait aimer, ceux qu’il devait détester, et de vous rendre compte au milieu de l’histoire que votre personnage a pris vie et qu’il n’est absolument pas d’accord de se cantonner au rôle que vous aviez si bien préparé pour lui. Que ce soit un personnage secondaire qui fasse un “putsch politique” pour parvenir au premier plan, que ce soit l’héroïne un peu nigaude qui décide soudain de s’émanciper et de se la jouer Erin Brockovitch,
ou encore deux amants destinés l’un à l’autre qui préfèrent aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte et le ciel plus bleu, ils ont pris vie et vous ont “échappé”.

J’ai face à ce phénomène une attitude assez positive : mes personnages sont si “réels” qu’ils ont leur propre vie. S’ils refusent de faire ce que je leur dis, c’est mon erreur, pas la leur. Têtus, bornés, bien décidés à me casser les pieds, mes personnages me mènent à la baguette. S’ils ne sont pas contents d’une scène, ils savent bien se manifester pour me forcer à revenir dans le droit chemin : le leur.

(bon, je l’admets, j’ai l’air d’une parfaite petite schizophrène, dans cet article.)

Tout à l’heure, en pleine écriture du chapitre 9-V, je travaillais sur une scène que j’avais bien préparée, explorée, prévue sous tous les angles, etc. Même si je n’ai pas écrit pendant près d’une année, ça ne veut pas dire que je n’ai pas pensé à mon histoire, donc cette scène, je la connaissais bien, depuis longtemps. Seulement voilà, depuis le début de la matinée, je procrastine, je tourne en rond, je regarde des conneries à la télé, tout ça pour ne pas me mettre à l’écriture de “la scène fatidique”. Ça m’énerve, vu que je connais parfaitement cette scène et que je n’ai, finalement, qu’à la décrire en tant que bonne spectatrice. Je me mets enfin à l’écriture de la scène, et en plein milieu, boum !, changement de cap. Mon personnage a décidé de ne pas être la cruche débile qui se laisse faire (non, je ne parle pas de Ludméa, mauvaises langues !) et de montrer qu’elle aussi, elle a du caractère, et qu’elle ne va quand même pas se laisser marcher sur les pieds.

Résultat : une scène qui n’a rien à voir avec ce que j’avais prévu, mais qui est bien plus dans le style de mon personnage que celle que j’avais en tête au départ. Maintenant, une fois le point final écrit, je me dis qu’elle est beaucoup mieux comme ça, et je remercie mon personnage d’avoir tiré la sonnette d’alarme : “alerte, scène OOC !”

Le terme OOC est surtout utilisé dans les fanfictions et signifie “out of character”, mais j’aime l’employer aussi ailleurs. Mon but, dans les Enfants de l’Ô, c’est d’explorer les relations entre personnages (et aussi d’écrire une histoire, évidemment), et rien de tel que des scènes complètement OOC pour briser le réalisme.

Un compliment qui revient souvent sur mon roman, c’est : “Tes personnages sont tellement réalistes qu’on n’a pas l’impression qu’ils sont juste des héros de roman”. Et c’est peut-être justement en leur lâchant la bride que j’arrive à cultiver ce réalisme.

Et vous ? Des rébellions dans les rangs ? Une mutinerie en vue ? Vos personnages vous ont-ils, vous aussi, réduits en esclavage ?



Méthode de travail - Lily

Un article de Lily13 avril 2008 à 10:46

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*Un peu intidimidée* Bonjour à tous, je suis Lily, une amie de Ness depuis… quelques années maintenant et elle m’a demandé de faire un post sur ma méthode d’écriture. Il faut savoir que j’écris peu, difficilement et mal, mais que j’en ai vraiment besoin. C’est pour ça que j’ai une méthode très élaborée, vous allez vous en apercevoir.

Ness a toujours été très intriguée par ma méthode d’écriture. Probablement parce qu’elle est l’exacte inverse de la sienne. Je préfère raconter des histoires à écrire, j’aime faire vivre des personnages et je déteste passer du temps à chercher des mots. Donc je planifie. Il faut que tout soit parfaitement organisé pour que je me sente à l’aise dans l’écriture.

Je vais d’abord faire une liste des scènes que je veux voir. Suivant la taille du projet, ça va faire entre 2 et 4 feuilles doubles manuscrites. Voici le genre de choses que ça peut donner :

Une liste de scènes

(*petite note de Ness : pour voir les images en plus grand, clic droit et “ouvrir dans une nouvelle fenêtre”*)

Puis je les ordonne à peu près et je découpe mon histoire en parties.

Sur papier :

Coupure des tomes sur papier

Ou sur ordinateur :

Coupure des tomes sur ordinateur

Ensuite, je reprends intégralement ma liste et je répartis mes scènes dans les différentes parties. Ça me prend en général quelques semaines, et c’est en perpétuelle évolution. J’ai testé différentes techniques pour ordonner mes scènes : des post-it que je colle sur des pages différentes suivant les parties (je crois que c’est surtout ça qui avait étonné Ness), des feuilles où j’écris au stylo-plume et où j’efface, et plus récemment, directement dans un énorme fichier Excel.

Rangement des scènes avec des Post-It

Ensuite, je planifie mes personnages. Je fais des fiches, un peu comme en jeu de rôle, avec des informations diverses et variées (nom, surnoms, âge, apparence, caractère, aime/n’aime pas, pouvoir…), qui me font en général me demander comment tel ou tel personnage réagirait face à telle ou telle situation. Je vais ensuite généralement créer un Sim (dans les Sims 2, donc) pour finaliser l’apparence du personnage et pour mieux me l’imaginer. Je ne le fais pas toujours, mais assez souvent, surtout pour des personnages que j’ai du mal à cerner. Je vais aussi créer des schémas de relations entre les personnages. D’abord à la main, puis, quand ils sont assez aboutis, sur ordinateur.

Schéma de relations entre les personnages

Fiches (simplifiées) de personnages

Les noms de mes personnages sont aussi le sujet de moult recherches. Surtout dans À titre posthume, puisque rien que mes personnages principaux viennent de 3 pays différents (France, Irlande et Japon). Je peux passer des heures à m’arracher les cheveux sur un prénom, et il arrive que j’en change parce qu’ils me bloquent (Meg s’appelait avant Mei, et encore avant Annie, par exemple). Les prénoms que je choisis ont en général des significations correspondantes au personnage (je pense à un prénom en particulier qui, si on en cherche la signification, peut donner de très grands indices sur la suite de l’histoire), mais le plus souvent, c’est surtout une histoire d’origine et de sonorité.

Ensuite, je vais me créer une playlist qui corresponde à l’histoire, soit avec des chansons liées à des événements précis (Good enough d’Evanescence pour la fin de ma première partie par exemple), à des personnages (Love in Snow de Ueda Tatsuya pour Shin…) ou à l’histoire en général (Numb (piano version) de Linkin Park…). Ces chansons m’aident à me mettre dans l’ambiance pour écrire ou imaginer des scènes, et je vais les écouter en boucle. J’essaie aussi d’imaginer quelles musiques mes personnages écoutent, il me faut vraiment un fond sonore quand j’écris. Je vais parfois même jusqu’à écrire des chansons spécialement pour mes histoires.

Quelques chansons importantes dans À titre posthume

Je vais également beaucoup (et mal) dessiner : des bâtiments, des personnages, des scènes, des logos, des vêtements…

Le titre À titre posthume est le fruit d’un long brainstorming, qui a vu être refusés Baile Atha Cliath, Le secret du talisman, Manon… Je mentionne ça, parce que j’essayerai de faire un article sur la mise en place d’un brainstorming tel qu’elle se fait en agence de communication.

Dans cette entrée, j’ai souvent dit « ensuite », mais en fait, je fais tout en même temps : création des personnages, découpage des parties, playlist… J’espère que cette entrée a pu vous donner des idées et que vous ne me trouvez pas aussi bizarre que Ness !



Pseudo or not pseudo ?

Un article de Vanessa du Frat12 avril 2008 à 12:18

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Beaucoup de gens, en particulier les membres de ma famille, me demandent pourquoi j’ai tenu à utiliser un pseudonyme pour mes écrits. Pour certains, l’utilisation d’un pseudonyme signifie aussitôt que j’ai honte de ce que j’écris, ou que j’ai honte de mon véritable nom de famille. Ma mère, en particulier, doit probablement être déçue que je n’ai pas choisi de publier sous mon premier prénom. En revanche, je pense que mon père est assez content, car c’est lui qui avait choisi Vanessa !

Alors, pourquoi un pseudonyme ? Déjà, je vous recommande la lecture de l’excellent article sur les pseudonymes, sur le génialissime site “Jusqu’au dernier mot“, qui liste les raisons habituelles qui poussent un auteur à publier sous un autre nom.

Ce qu’il faut savoir, c’est que je me destinais au départ à une carrière en génétique, et que je comptais donc publier des articles scientifiques sous mon vrai nom. Je n’avais pas particulièrement envie que les gens fassent l’amalgame entre mes écrits professionnels et mes romans. Du coup, j’ai décidé de me créer un pseudonyme. J’ai ensuite choisi de ne pas continuer dans la recherche, mais bon, quand on travaille dans les sciences ou dans le médical, ce n’est vraiment pas commun d’écrire des livres à côté, pas comme quand on est prof ou quand on bosse dans le milieu littéraire.

Certains d’entre vous connaissent mon premier prénom. Il n’est pas moche, pas forcément ridicule non plus, mais il fait très “pseudonyme”, justement. Et à force de me faire chambrer pendant toute mon enfance et au travail à chaque fois que je téléphonais à quelqu’un, je me suis dit que j’en avais assez ! Donc, deuxième raison d’utiliser un autre prénom.

Maintenant, pourquoi changer également le nom de famille ? C’est vrai, comme mon nom de famille est assez courant, j’aurais pu choisir de changer uniquement le prénom. Mais j’ai toujours rêvé d’avoir un nom de famille à particule, et puis, tant qu’à changer, autant tout changer ! Je vous fais grâce de l’origine sibylline du patronyme “du Frat”, mais sachez qu’à la base, c’était surtout un délire avec ma meilleure amie.

J’ai longtemps hésité entre plusieurs pseudonymes, et pendant une période, j’avais même utilisé un autre prénom pour diffuser sur le net mon roman plus sombre, plus réaliste : le Sang des Miroirs. Ce même pseudonyme a été utilisé pour ma première publication papier. Ensuite, comme mon copain n’aimait pas du tout le prénom Andréa, j’ai changé pour Vanessa. (mais bon, de son côté, il aurait préféré mon premier prénom, qu’il doit être un des seuls à aimer, avec ma mère…)

Quand j’étais plus jeune, au lycée, je m’étais décidée pour mon deuxième prénom suivi du nom de mon grand-père paternel. Cela posait plusieurs problèmes : déjà, cela mettait clairement en avant mes origines italiennes, dont je me contrefiche complètement (c’est triste à dire, mais je ne me sens pas du tout italienne, même si la moitié de mes grand-parents le sont. D’ailleurs, je ne parle pas un mot d’italien). En plus, ça se terminait par un “a”, comme Vanessa, donc question sonorité, on aime ou on n’aime pas, et moi, je n’aimais pas trop. Et surtout, au vu de la réaction de ma mère, j’ai compris que cela risquait de ne pas tellement plaire à mon père, à cause de différentes histoires de famille. Exit le patronyme italien.

Aujourd’hui, même si je le souhaitais (ce qui n’est pas le cas), je ne pourrais plus changer de pseudonyme, trop connue sous le nom de Vanessa du Frat. Si je me marie, j’en profiterai peut-être pour ajouter encore un patronyme derrière, parce que j’adore les noms à rallonge. Mais bon, ce n’est pas pour tout de suite !

Et vous, pseudo ou pas pseudo ? Pourquoi ?

La réponse de Cécile Duquenne, alias Gabytrompelamort, sur son blog d’édition !



Cordial et Antidote

Un article de Jean-Pierre — à 11:24

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Correction orthographique, sémantique, conjugaison, typographique, mots régionaux (Québec, Belgique, Suisse, etc.), mots argotiques (différents niveaux réglables), mots “familiers”, mots “passés de mode”, etc.)
J’ai pris l’habitude depuis 9 mois d’utiliser conjointement les deux correcteurs en même temps, pour chaque texte.
L’avantage de Cordial, c’est son intégration dans Word (dont il remplace la dll du correcteur Word intégré), Open Office, Notepad, Outlook Express, etc.
J’ai en effet une saine horreur de découvrir des fautes quand je relis mes dix dernières lignes, ça me perturbe dans la concentration pour la suite de la frappe.
Je passe ensuite Antidote RX, chaque fois que j’ai rédigé 25 pages, et ils se complètent bien.
Le problème qui subsiste (sans aucune solution on line) c’est la correction des messages émis sur les forums, et comme je suis plutôt bavard, je suis donc obligé d’utiliser Notepad pour la frappe et la correction, puis intégrer au dernier moment dans le post.

Bien entendu, aucun correcteur n’étant parfait, aucun de ces deux là n’est parfait.
Mais l’association des deux est quasiment idéale.
Ce n’est pas donné, compter environ 220 € pour les deux.

Chacun d’entre eux est une sorte d’usine à gaz, surtout Antidote, mais le paramétrage initial est ESSENTIEL, car avec les changements de format de fichier (et pour les eBooks), par exemple, les espaces non sécables (avant les : par exemple) sont IMPERATIFS, à cause des justifications de texte multiples qui prennent place dans ces conversions.
C’est d’ailleurs le défaut majeur du PDF quand on le convertit.

Ce Billet uniquement pour lancer la discussion.
A vous de jouer.



Satané chapitre 8 (ou l’écriture d’un chapitre charnière)

Un article de Vanessa du Frat10 avril 2008 à 15:00

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Dans ma dernière entrée avant les deux sondages (d’ailleurs, c’est Alexandryane qui l’a emporté, désolée pour les fans d’Alexandrine et pour le fan unique d’Alexandrina), je disais avoir enfin repris l’écriture, après de très très longs mois sans la moindre ligne, à cause de mes problèmes de concentration. Il y avait également une autre raison : le chapitre dont j’avais commencé la rédaction n’était peut-être pas le chapitre le plus facile à écrire.

En effet, il s’agit de ce que j’appelle un chapitre charnière, c’est-à-dire un chapitre qui regroupe une bonne partie des personnages du roman et qui s’axe sur un événement pas forcément inattendu de l’histoire, mais qui marque clairement la fin de quelque chose et le début de quelque chose d’autre, pour plusieurs des personnages (dans mon cas : pour tous).

Ma première difficulté : quel point de vue privilégier, vu que mes personnages ont tous leur importance, et que je n’ai donc pas de raison d’en choisir un plutôt que l’autre ? Seconde difficulté : gérer tous ses personnages en même temps, sans que ça ne devienne un véritable fouillis. Troisième difficulté, et inhérente à mon roman en particulier : gérer des personnages qui ont le même prénom (bon, vous me direz, je n’avais qu’à être un peu plus imaginative)…
Comment faire ?

Lily me parlait avant-hier de son problème pour un dialogue qui impliquait deux hommes, et me demandait si je connaissais un autre moyen que “le blond” et “le brun” pour différencier les personnages (nous avons d’ailleurs déliré sur un texte qui mentionnait “le mordoré”, sans nous rappeler d’où nous sortions ça, mais ça illustre bien le ridicule de cette méthode, à mon avis). Il y a évidemment “l’homme”, mais quand ce sont deux hommes, ça le fait moyen. “le grand”, “le petit”, “le gros”, “le maigre”, “le bossu avec un oeil torve” ne sont pas terribles non plus pour faire comprendre au lecteur de qui il s’agit. Personnellement, si je lis un texte où l’auteur mentionne son personnage en l’appelant “le gros”, j’aurais tendance à tiquer. Dans les autres moyens, nous trouvons quelque chose que j’utilisais beaucoup il y a quelques années et que j’essaie d’éviter aujourd’hui : “l’autre”. Moi, ça ne me choquait pas, mais ça choquait les lecteurs. Et je me suis dit que la personne qui avait utilisé “le mordoré” dans son texte n’avait pas dû être choquée non plus. Ça m’a décidé à éviter d’utiliser cette méthode.

Alors que faire ? Bon, déjà, vos personnages ont un prénom, ça peut être utile de s’en servir (s’ils ont le même prénom, c’est râpé). Pas trop souvent non plus, et rappelez-vous qu’à part dans les séries américaines débiles genre “Top model” (désolée pour les fans, s’il y en a), les gens ne sont pas toujours en train de s’interpeler par leur prénom quand ils discutent à deux, l’un en face de l’autre, seuls dans une même pièce.

- Oh, Charles, je suis si heureux de te voir ! s’écria Marc-Henri.

-Moi aussi, Marc-Henri, si tu savais ! lui répondit Charles avec fougue.

Le mordoré se leva pour saluer le châtain-clair-avec-des-reflets-ocre-sombre, tandis que l’autre lui ouvrait ses bras.

Evidemment, c’est ridicule, mais ça illustre bien mes propos. Donc, les prénoms, oui, mais il ne faut pas en abuser.
Rien ne vous empêche également de différencier vos personnages par leur manière de parler (sans tomber dans la caricature, et puis, on n’est pas dans Bienvenue chez les Cht’is).
Et le lecteur n’est pas non plus une nouille, il peut aussi identifier les personnages d’après le contenu de leurs dialogues ou vos descriptions. Si vous avez un personnage marié et un autre qui ne l’est pas, celui qui triturera machinalement son alliance est forcément le premier (à moins que votre perso marié ne porte pas d’alliance et que l’autre, qui n’est pas marié, en porte une pour faire croire qu’il l’est, mais après, ça devient un peu trop compliqué…). Si un de vos deux persos est assis sur une chaise pendant que l’autre est debout, celui qui va croiser et décroiser les jambes est le premier. Pas la peine donc de repréciser de qui il s’agit.

Je ne vais pas me la jouer plus longtemps “grand maître sioux”, mais ça m’intéresserait d’avoir vos méthodes !

Après, si vous êtes suicidaire, vous pouvez écrire un chapitre avec deux personnages se ressemblant beaucoup physiquement, portant le même prénom, aimant le même autre personnage, étant habillés quasiment pareil, ayant plus ou moins le même âge, etc. etc. Oui, je sais, j’aime la complexité.

Pour le point de vue, j’ai résolu mon problème en choisissant un point de vue “tournant”. Perso 1, perso 2, perso 3, perso 4, perso 4, perso 3, perso 2, perso 1. Je trouvais ça plus original que de reprendre à “perso 1″ juste après “perso 4″. J’aurais aussi pu faire perso 1, perso 2, perso 3, perso 4, perso 5, perso 6, perso 7 et perso 8, mais je ne sais pas, j’ai eu pitié de mes lecteurs. C’était déjà assez compliqué avec quatre personnages. L’avantage, avec ce genre de point de vue, c’est qu’on peut utiliser deux méthodes :

  1. La méthode qui consiste à reprendre la même scène, vue de plusieurs points de vue différents, avec à chaque fois des éclairages nouveaux qui y sont apportés. D’ailleurs, on peut aussi se retrouver avec une même scène, qui aura l’air complètement différente à cause de l’interprétation du personnage dont on a pris le point de vue.
  2. La méthode qui consiste à faire avancer l’histoire, en profitant des points de vue tournant pour montrer ce qui se passe ailleurs. L’avantage, c’est qu’on a une vue d’ensemble, que l’histoire avance, et qu’on a également les interprétations des personnages.

Pour mon chapitre 8, j’ai utilisé la deuxième méthode, qui me plaisait plus, parce que mes personnages étaient séparés en petits groupes et que ça permettait au lecteur de voir davantage de choses.

Mais franchement, l’écriture d’un tel chapitre est difficile, parce qu’il faut veiller à ne pas perdre le lecteur dans les méandres des points de vue, des noms des personnages tous plus ou moins identiques, des relations entre les personnages, des liens entre les personnages (familiaux, par exemple), tout en faisant avancer l’histoire.

J’ai pratiquement terminé la rédaction de ce chapitre, mais je dois avouer qu’il m’a très longtemps fait peur. Je craignais vraiment de le rater, étant donné son importance pour l’ensemble du roman. Ce qui me bloquait, c’était clairement l’histoire des points de vue. A partir du moment où ce point a été résolu, je ne vais pas dire que le chapitre s’est écrit tout seul, mais ça a été beaucoup mieux.

Et vous ? Comment gérez-vous ce genre de choses ?



Encore des prénoms

Un article de Vanessa du Frat9 avril 2008 à 13:23

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Au vu du dernier sondage, le prénom Alexandrine remporte la bataille… MAIS : vu qu’une grande partie des gens trouvait les deux prénoms vraiment moches, je propose deux autres prénoms, et cette fois sans la possibilité de choisir “ces prénoms sont trop moches”.

Le sondage dure 24h, et cette fois, le choix sera définitif, que vous aimiez les choix ou pas :)

Comme toujours, vous pouvez vous lâcher et critiquer dans les commentaires. Je sais que les trois prénoms sont longs, c’est fait exprès. La personne qui va porter ce prénom est quelqu’un de très aristocratique, il est donc normal que son nom soit un peu snob.

Le prénom que vous préférez :

  • Alexandryane / Alexandriane (53%, 10 Votes)
  • Alexandrine (42%, 8 Votes)
  • Alexandrina (5%, 1 Votes)

Nombre de votants : 19

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Un petit sondage !

Un article de Vanessa du Frat7 avril 2008 à 12:24

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Certains d’entre vous le savent déjà, après une année de “feuille blanche”, j’ai enfin repris l’écriture. Que je m’explique : non, je n’avais pas de blocage, je ne manquais pas d’inspiration, je n’ai pas eu l’angoisse de la page blanche, je ne me suis pas remise en question genre “tout ce que je fais c’est tellement nul, je vais épargner à la collectivité une horreur pareille”, bref, la véritable raison, c’est qu’à cause de mes problèmes de santé, je suis incapable de me concentrer. Essayez donc d’écrire quand vous ne vous souvenez même pas du mot que vous venez de taper une seconde auparavant ! Essayez aussi d’écrire avec un réel problème de dyslexie (ce n’est pas vraiment de la dyslexie, mais je me retrouve à écrire d’autres mots à la place de ceux que je veux, genre “leurrent” à la place de “leur”, “l’a” à la place de “la”, “l’en” à la place de “l’an”, “appelaient” à la place de “appeler”, etc.).

Rien de bien folichon, mais j’avais tellement envie d’écrire que j’ai essayé de passer au-dessus. Très difficile. Très très difficile. Cependant, je me force (dites-vous que pour écrire mes entrées sur les blogs ou les forums, je passe environ deux fois plus de temps qu’avant, car je suis toujours obligée de revenir en arrière pour corriger les “faux mots”), vu qu’il faudra bien que j’écrive si je veux me retrouver un boulot un jour :eyes:

Bon, je ne vais pas vous abreuver plus longtemps des malheurs de Ness, et je lance donc The Sondage !

Pour vous faire participer un peu, je vais vous laisser choisir le prénom d’une des héroïnes des Enfants de l’Ô, sachant que vous la connaissez déjà (si vous lisez le roman), mais qu’elle est connue sous un autre prénom. C’est un truc vraiment anecdotique, mais bon, je me suis dit que ça vous ferait peut-être plaisir de participer un peu !

Il y a deux choix, deux prénoms que j’aime particulièrement (j’ai une fascination pour les prénoms en “lex”, comme “Alexandre”, “Alexis”, “Alexandra”, “Alexane”, et par extension, “Axel”, “Axelle”). Comme je n’arrive pas à choisir, je m’en remets à vous !

Le prénom que vous préférez :

  • Alexandrine (51%, 18 Votes)
  • Alexandria (26%, 9 Votes)
  • Aucun des deux, ils sont très moches (23%, 8 Votes)

Nombre de votants : 35

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Pour info, Alexandrine était le prénom d’une ex-collègue, quant à Alexandria, c’est le prénom de la fille dans Zork Nemesis, un jeu que j’adore !



Améliorations du site, et correction de bug

Un article de Jean-Pierre — à 9:10

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J’ouvre ce billet pour Ness, elle le classera éventuellement dans une catégorie pour lui tout seul, mais il y quelques petites choses à améliorer, ou en tout cas, quelques problèmes, qui dépendent peut-être du navigateur employé et qui méritent d’être aplanis.

1) Je prend mon exemple (on n’est jamais mieux servi, etc…) : dans la petite fenêtre réservée aux commentaires, la taille de la police et le nombre de caractères mai prévu en largeur m’oblige à un scrolling latéral pénible, source d’arreurs de frappe, et je ne retrouve le bouton “Dites le” qu’en ramenant tout à gauche, sinopn il est caché. J’ai tout essayé, rien ne change. Vista, IE7, 1920*1280

2) Lorsqu’on s’est abonné à tous les fils, il devient impossible de modifier ses abonnements, on est abonné à vie. Le fait d’appuyer sur le bouton adhoc nous amène vers une vierge qui réclame sa clé (euh, non, il faut lire “vers une page vierge qui réclame un clé”.

Dans ce cas, le truc, c’est d’attendre qu’il y ait un nouveau fil d’ouvert, et de profiter de l’occasion pour lui sauter dessus (!?!) et d’utiliser le bouton, en bas, qui marche cette fois-çi, vous amenant sur la gestion de vos abonnements, à condition de s’abonner au fil nouveau (!?!), bref un truc sans fin, mais amusant.

Remarquez que moi, qui vient de sauter trop vite sur mon propre billet (je l’édite en ce moment), et bien j’y suis abonné automatiquement, donc gros-jean comme avant, et il faut que j’attende que quelqu’un d’autre fasse un billet, un auteur, par exemple, puisqu’on est sur un blog d’auteur, paraît-il, hein, Ness ?

3) Dans la lignée du point 2) ci-dessus, je suis bien abonné partout, mais je ne reçois aucun email. Je sens que je vais faire la manoeuvre inverse, et me désabonner de partout, ça doit être la bonne solution :phappy: des fois qu’on soit abonné par défaut et que le bouton fasse l’inverse de ce qu’il dit :pwink:

J’ai alors fait la manoeuvre qui tue, je me suis déconnecté, je suis entré sans me loguer, je suis allé en bas, je n’ai pas coché la case, j’ai inscris mon email pour recevoir les messages, sans faire de commentaire, et on me répond “Erreur, il apparaît que vous êtes déjà abonné à cet article” :postangry:

Voilà le lien direct qui apparaît sous “Gérer vos abonnements” : lien.




Photos du Bookeen comparé à un livre de poche classique.

Un article de Jean-Pierre6 avril 2008 à 22:56

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On voit ici l’engin sorti de son étui en cuir :

Liseuse
Ensuite, l’engin vu sur la tranche, il a exactement l’épaisseur d’un crayon ordinaire :

Liseuse, épaisseur d'un crayon
Surprise, un jour, j’ai vu naître Brad 2051 au milieu de mes 800 livres sur ma carte SD :

Bookeen Brad
J’insère le Bookeen dans son étui, avec Brad 2051 ouvert à la première page et je compare avec une page d’un livre de poche (non, pas le poche de Brad 2051, il est en fabrication actuellement), juste à côté, en réglant la même taille de caractères :

Liseuse et livre de poche
Je règle avec une taille de caractères plus grande, et je compare à nouveau :

Liseuse et livre de poche
On peut même avoir de très gros caractères :

Liseuse

ou des tout petits :

Liseuse
Une douzaine de tailles possibles, autant de fichiers fontes que l’on veut (à intégrer dans la carte SD)
Ensuite une vue sur la tranche :

Liseuse et livre de poche

et encore une :

Liseuse et livre de poche

et pour finir, les deux “livres” fermés, placés côte à côte :

Liseuse et livre de poche

Une autonomie batterie impressionnante
La technologie de papier électronique (ePaper) ne nécessite aucun courant électrique pour maintenir une image affichée à l’écran. Cette technologie réduit donc de façon drastique les besoins énergétiques de l’appareil. Ainsi, le Cybook offre une autonomie batterie de 8 000 rafraîchissements écran sans rechargesoit l’équivalent de la lecture de 10 livres de 180 pages.
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Capacité de stockage. Vous pouvez stocker vos livres soit dans la mémoire interne du Cybook soit dans une carte mémoire additionelle.
La capacité interne du Cybook est de 64 Mo (Méga octets) de mémoire persistante. 64 Mo représente 300 livres de littérature générale au format Mobipocket, HTML ou Texte.
Vous pouvez augmenter cette capacité de stockage en utilisant une carte mémoire additionnelle et obtenir jusqu’à 2 Go de mémoire supplémentaire (2 Giga octets = 2048 Méga octets).Cela représente 10 000 livres de littérature générale au format Mobipocket, HTML ou texte.

http://www.bookeen.com/ebook/ebook-reading-device.aspx site en Français