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de l \'écriture à la publication

Méthode de travail - Lily

Un article de Lily13 avril 2008 à 10:46

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*Un peu intidimidée* Bonjour à tous, je suis Lily, une amie de Ness depuis… quelques années maintenant et elle m’a demandé de faire un post sur ma méthode d’écriture. Il faut savoir que j’écris peu, difficilement et mal, mais que j’en ai vraiment besoin. C’est pour ça que j’ai une méthode très élaborée, vous allez vous en apercevoir.

Ness a toujours été très intriguée par ma méthode d’écriture. Probablement parce qu’elle est l’exacte inverse de la sienne. Je préfère raconter des histoires à écrire, j’aime faire vivre des personnages et je déteste passer du temps à chercher des mots. Donc je planifie. Il faut que tout soit parfaitement organisé pour que je me sente à l’aise dans l’écriture.

Je vais d’abord faire une liste des scènes que je veux voir. Suivant la taille du projet, ça va faire entre 2 et 4 feuilles doubles manuscrites. Voici le genre de choses que ça peut donner :

Une liste de scènes

(*petite note de Ness : pour voir les images en plus grand, clic droit et “ouvrir dans une nouvelle fenêtre”*)

Puis je les ordonne à peu près et je découpe mon histoire en parties.

Sur papier :

Coupure des tomes sur papier

Ou sur ordinateur :

Coupure des tomes sur ordinateur

Ensuite, je reprends intégralement ma liste et je répartis mes scènes dans les différentes parties. Ça me prend en général quelques semaines, et c’est en perpétuelle évolution. J’ai testé différentes techniques pour ordonner mes scènes : des post-it que je colle sur des pages différentes suivant les parties (je crois que c’est surtout ça qui avait étonné Ness), des feuilles où j’écris au stylo-plume et où j’efface, et plus récemment, directement dans un énorme fichier Excel.

Rangement des scènes avec des Post-It

Ensuite, je planifie mes personnages. Je fais des fiches, un peu comme en jeu de rôle, avec des informations diverses et variées (nom, surnoms, âge, apparence, caractère, aime/n’aime pas, pouvoir…), qui me font en général me demander comment tel ou tel personnage réagirait face à telle ou telle situation. Je vais ensuite généralement créer un Sim (dans les Sims 2, donc) pour finaliser l’apparence du personnage et pour mieux me l’imaginer. Je ne le fais pas toujours, mais assez souvent, surtout pour des personnages que j’ai du mal à cerner. Je vais aussi créer des schémas de relations entre les personnages. D’abord à la main, puis, quand ils sont assez aboutis, sur ordinateur.

Schéma de relations entre les personnages

Fiches (simplifiées) de personnages

Les noms de mes personnages sont aussi le sujet de moult recherches. Surtout dans À titre posthume, puisque rien que mes personnages principaux viennent de 3 pays différents (France, Irlande et Japon). Je peux passer des heures à m’arracher les cheveux sur un prénom, et il arrive que j’en change parce qu’ils me bloquent (Meg s’appelait avant Mei, et encore avant Annie, par exemple). Les prénoms que je choisis ont en général des significations correspondantes au personnage (je pense à un prénom en particulier qui, si on en cherche la signification, peut donner de très grands indices sur la suite de l’histoire), mais le plus souvent, c’est surtout une histoire d’origine et de sonorité.

Ensuite, je vais me créer une playlist qui corresponde à l’histoire, soit avec des chansons liées à des événements précis (Good enough d’Evanescence pour la fin de ma première partie par exemple), à des personnages (Love in Snow de Ueda Tatsuya pour Shin…) ou à l’histoire en général (Numb (piano version) de Linkin Park…). Ces chansons m’aident à me mettre dans l’ambiance pour écrire ou imaginer des scènes, et je vais les écouter en boucle. J’essaie aussi d’imaginer quelles musiques mes personnages écoutent, il me faut vraiment un fond sonore quand j’écris. Je vais parfois même jusqu’à écrire des chansons spécialement pour mes histoires.

Quelques chansons importantes dans À titre posthume

Je vais également beaucoup (et mal) dessiner : des bâtiments, des personnages, des scènes, des logos, des vêtements…

Le titre À titre posthume est le fruit d’un long brainstorming, qui a vu être refusés Baile Atha Cliath, Le secret du talisman, Manon… Je mentionne ça, parce que j’essayerai de faire un article sur la mise en place d’un brainstorming tel qu’elle se fait en agence de communication.

Dans cette entrée, j’ai souvent dit « ensuite », mais en fait, je fais tout en même temps : création des personnages, découpage des parties, playlist… J’espère que cette entrée a pu vous donner des idées et que vous ne me trouvez pas aussi bizarre que Ness !



9 commentaires pour “Méthode de travail - Lily”

    1

    C’est très structuré, très pro.
    Très intéressant, merci.

    2

    Moi je trouve que ça fait un peu peur ^^ Mais j’ai beaucoup aimé l’article, et pour connaître très bien Lily, je peux témoigner, en vrai, c’est tout à fait comme ça et même un peu pire… Il y a les “classeurs”… ^^

    4

    @ Lily
    Ah ben lors, ça c’est une surprise.
    Je ne pensais pas qu’on puisse être aussi structuré, préalablement à l’écriture.
    Je vais parler un peu de mon approche, mais bien entendu, elle est spécifique aux bouquins d’anticipation, qui sont quand même un peu spéciaux, il faut le reconnaître.
    Me concernant, avec une formation maths à outrance et une logique très terre à terre (oui, ça va bien ensemble :) ) plus une carrière pleine de techologies de pointe et de chiffres dans des grands tableaux, eh bien, quand j’ai enfin commencé il y a seulement 18 mois à taper sur le clavier, je n’ai pas eu de réflexe d’architecte comme Lily.
    J’ai simplement défini les grands sujets/mystères du monde actuel que je souhaitais traiter, la technique neurobio/nanotecho/info que j’utiliserais, et ça s’est construit assez aisément.
    Mon véritable plaisir a été de découvrir de nouvelles idées au fur et à mesure de l’écriture (il y en a pas mal d’idées, et si Ness était en forme pour me lire plus avant, ce qui n’est malheureusement pas le cas actuellement, elle pourrait confirmer ou infirmer).
    Sans ce plaisir de la découverte de ces nouvelles “idées/portes à pousser”, j’aurais sûrement vite abandonné.
    Mais bon, au final, ça atteint 450 pages, et je pense y avoir mis tout ce que j’étais capable de soulever comme bidules intéressants.
    C’est pourquoi, je pars maintenant dans une nouvelle voie, plus terrienne si je puis dire, basée sur une télépathie plus classique, accessible aujourd’hui avec les moyens du moment.

    Pour conclure, je dirais que c’est ma longue expérience (carrière vécue) qui m’a permis de réaliser ces textes, mais qu’en aucune façon, ça aurait été possible si j’avais structuré le plan dans les détails (je ne les avais pas tous, ils sont venus s’ajouter/perturber/modifier le déroulement de l’histoire, et je les ai suivis).

    Je comprend cependant que Lily a besoin d’une approche plus cadrée/carrée, car ça rassure l’auteur qui fait cet effort préalable.

    5

    :shocked:
    Impressionnant ! (et le mot est faible)
    Dire que je me contente de griffonner sans savoir où je vais…
    Je comprends mieux pourquoi je n’arrive qu’à pondre du court…
    En tout cas, chapeau !
    Vraiment.

    6

    Tu sais, je suis comme toi, je griffonne sans savoir où je vais, pourtant, j’écris du long, du très très long ! :) Tout dépend des gens, je pense. Je ferai bientôt une entrée pour expliquer ma méthode de travail à moi (ou plutôt : mon absence de méthode de travail).

    7

    Je trouve difficile de parler de ma méthode d’écriture car j’ai changé à chaque fois. J’ai aussi changé de genre à chaque fois.

    Mon premier, je l’ai porté longtemps, conçu presque entièrement mentalement, et j’ai commencé à écrire. On peut dire qu’il s’apparente à l’autofiction. Ensuite, je l’ai retravaillé trois ans. Il est très réaliste, rien n’y est inventé, mais il y a un travail romanesque en ce sens que les événements sont réorganisés pour être plus denses que dans la réalité. Bref, je l’ai écrit au fil du clavier en sachant précisément où j’allais. Seule surprise : je suis arrivé plus vite que prévu, et, soudain, il m’a apparu évident que mon récit était achevé. C’est mon seul texte long, je ne le distribue plus, sauf demande expresse.

    Ensuite, j’ai écrit, sans aucune idée particulière, dans la plus totale improvisation, une farce grotesque, très courte, intitulée Je suis un héros. C’est, en somme, un pastiche de roman d’aventure genre James Bond. Lorsque je l’ai donné à lire, ma première lectrice a fait des annotations sur le texte-papier. J’ai intégralement repris ces annotations, les attribuant à … la lectrice en train de lire le petit roman. C’est là que la farce est devenue un méta-roman, la lectrice, puis l’auteur qui lui répond, se trouvant dans une autre dimension que les personnages de l’histoire racontée. D’un écrit de délassement, c’est devenu, tout en restant très drôle, une réflexion sur le rapport entre l’auteur, le lecteur et les personnages. J’ai tout écrit à la main, puis recopié (sans respecter ce qui était écrit à la main). Puis j’ai coupé autant que possible.

    J’ai écrit le premier jet de ma nouvelle La quadrature en une heure dans un fast-food du boulevard Saint-Michel, un après-midi d’été, dans l’odeur du graillon. J’avais, peu de temps auparavant, découvert un livre extraordinaire, que je vous recommande : Soixante sujets de romans au goût du jour et de la nuit, de Sarane Alexandrian (Fayard). Le livre est exactement ce que dit le titre. Parmi les soixante sujets, on trouve un roman géométrique et, surtout, la référence de l’unique roman géométrique jamais écrit auparavant : Flatland, d’Edwin Abbott (Denoël, présence du futur), extraordinaire récit philosophique mettant aux prises un carré et une sphère et posant la question de la perception de la quatrième dimension. Flatland m’a beaucoup marqué. L’idée d’écrire sur la géométrie me turlipinait (j’aime beaucoup la géométrie). Or, pendant que je consommais je ne sais quoi de dégoûtant qu’on sert dans ces endroits-là, une jeune femme très jolie, que je voyais de dos, se faisait draguer par un jeune homme, que je voyais de face. So dos à elle était très expressif, elle cédait à ses avances, c’était évident. Ce qui m’a frappé, c’était leur différence de costume : elle bien habillée, lui, en négligé ordinaire. L’explication, c’était qu’elle était en costume de travail, sans doute de vendeuse de vêtements, elle s’est changée, ensuite. Mais ils étaient mal accordés visuellement. C’est l’observation de cette danse amoureuse qui m’a donné l’idée de représenter l’union su cercle et du carré, union impossible à calculer (à cause de l’inconnue qu’est Pi), mais qu’en texte, on peut représenter, puisqu’on n’a pas d’image. Ensuite, je n’ai plus eu qu’à recopier et mettre au propre. De fait, c’est une action linéaire, les personnages n’ont aucune personnalité, aucun costume, il n’y a pas pas d’éléments de décor, rien, donc, c’est écrit d’une traite à partir d’une idée de départ, méthode Stephen King, en sorte.

    Lorsque le président Bush 2 déclara la guerre à l’Irak, un intervenant de forum dit qu’il faudrait écrire un roman sur une guerre que les Américains perdraient à cause de leur obésité (dont on parlait beaucoup à l’époque). J’ai trouvé l’idée excellente mais, franchement, la guerre, ce n’est pas mon truc. J’ai écrit l’invasion des États-unis par des Chinois faméliques en feuilleton sur un forum d’internet, jour après jour. J’avais un plan, réalisé en cinq minutes : une partie tous les cinq ans, en commençant aujourd’hui. Là, encore, on reconnaît l’influence des Cinquante sujets de romans, puisque c’est la structure proposée par Alexandrian pour le “roman uchronique”. J’avais donc une idée de base simple : un voyage aux États-Unis sous la domination chinoise. Évidemment, cela tourne rapidement, d’une part à la farce, d’autre part au méta-roman : je n’avais pas épuisé mon besoin d’expérimentation, donc je dynamite les principes classiques de la narration, cela part dans tous les sens, j’ai eu un mal fou à faire quelque chose qui ressemble à un roman. Parmi les expérimentations, on peut voir : le changement d’époque qui se fait quelques pages avant la fin des chapitres, les différentes narrateurs, les articles de journaux, les protagonistes qui commentent un reportage télé, l’auteur qui invente l’histoire au fur et à mesure, la lectrice qui intervient, le racourcissement des distances et du temps, tout ce que j’aime, donc. L’idée vient peut-être du Millenium people, de Ballard.

    Pour Le temps, c’est très différent. A l’origine, il s’agit d’un concours : il fallait un résumé et trente pages du début. J’ai donc directement pris Alexandrian comme modèle et j’ai écrit le résumé d’un roman qui n’existait pas encore. Deux personnages, dont un seul vraiment doté de personnalité précise, je me suis pris comme modèle (en me rajeunissant un peu, il faut se faire plaisir). Pour faire simple, le décor est réel : Paris, entre la gare du Nord et la montagne Sainte-Geneviève, en passant par la Bastille. Aucune invention. Je savais où je voulais arriver, le résumé me donnait les grandes lignes de l’action, il y a eu peu de modifications. Pour Hélène, j’ai trouvé des photos dans un magazine, Philippe est celui que j’aurais été si j’avais exercé le métier que j’ai appris. Un seul autre personnage intervient ponctuellement, c’est Pierre Abélard, le théologien médiéval bien connu. Inutile de se casser à inventer des personnages, puisqu’ils existent dans la réalité.

    Un cadavre dans le cagibi est aussi, à l’origine écrit pour un appel à textes, de chez Lulu.com, pour être précis. Il fallait une nouvelle policière. Je ne lis jamais de romans policiers, mais le principe est simple : un crime est commis, on cherche l’auteur, cela permet de décrire un milieu. Mais au bout de dix pages, je m’ennuyais déjà à l’idée de chercher un coupable. J’ai donc repris au début en cherchant ce qui pourrait être plus amusant. J’ai trouvé que le mort était déjà mort lorsqu’on l’a assassiné. Deuxième ingrédient amusant : les protagonistes sont tous obsédés sexuels. À quoi j’ai rajouté un ingrédient à la mode : la pédophilie. Dès lors l’enquête a suivi son cours le plus naturellement du monde, dans un univers parfaitement irrationnel. Évidemment, pas question d’envoyer cela à Lulu, ce sont des Américains, mon petit roman n’étant absolument pas politiquement correct, il ne leur aurait pas convenu. Là, j’ai écrit au fil de la plume, sans souci du résultat. Je me suis même retrouvé avec un problème classique : la mort du héros à mi parcours. Je me suis bien amusé.

    Juste avant, j’ai écrit un roman que je voulais pornographique, pour le plaisir de choquer, j’ai cherché un thème, ce n’est pas si facile de choquer, aujourd’hui. Par hasard, je suis tombé sur un forum de l’internet où on parlait de ceintures de chasteté. Il en existe pour hommes. Je ne le savais pas, j’ai trouvé le sujet intéressant. J’ai donc imaginé la situation simple d’un homme qui s’en fait poser une, Les témoignages ne manquent pas, j’avais de la doc à profusion. L’écriture a été assez pénible, mais je me suis strictement tenu au plan, et j’ai tenté de ne jamais me faire plaisir en décrivant les situations scabreuses. J’ai pris comme modèle Histoire d’O qui est d’une haute tenue littéraire, l’auteur ne se laisse jamais aller à la vulgarité. Finalement, le résultat n’est pas si mal et pas tellement pornographique. Je le corrige longuement pour lui donner une allure aussi classique que possible. C’est la première fois que j’écris un roman en ayant besoin de me documenter (à la Jules Verne, quoi).
    Finalement, je n’ai pas assouvi mon envie de roman choquant. j’ai une autre idée, autour de l’inceste.

    8

    @François : Ahah, Flatland ! Tu m’en avais parlé et le livre m’intéressait, et je ne me souvenais plus du titre. Faut que j’essaie de le trouver.
    Sinon, pour ton roman pornographique, il est toujours en correction ? Je ne savais pas que tu l’avais écrit avant “un cadavre”.
    Et pour le roman sur l’inceste, je connais ça très bien, c’est un des thèmes de mes deux romans. (avec le viol et la pédophilie, d’ailleurs. On voit à peine la monomaniaque des pervers sexuels)

    9

    Aaaah oui, ta méthode d’écriture qui donne des punch à ceux qui, ne se doutant de rien, ont regardé quelques instants l’écran de l’ordinateur…

    Selon le type de texte que j’écris, ma méthode change. Pour les nouvelles, généralement je les écrits très vite, soit en un ou deux jours vu que tout tourne autour d’une seule idée. Pour les romans, c’est un peu plus compliqué.

    Visions Passées, je l’ai écrit en découvrant l’histoire au fil de l’écriture, ce qui en a fait un roman très long et assez inégal. Cependant, comme il s’agit de la fin d’un genre de trilogie, je me retrouve avec pas mal de contraintes pour les deux romans précédents.

    Je ne prévois pas le contenu de chaque chapitre. J’ai certaines scènes clé autour desquelles tout s’articule, d’autres scènes que j’aime bien qui trouveront peut-être leur place, mais je les laisse aux hasards de l’écriture.

    Ce que je passe beaucoup de temps à planifier, c’est l’histoire avant que l’histoire ne commence. J’imagine l’histoire de chaque personnage pour… légitimer ce qui se passera ensuite. L’histoire personnelle, c’est autant leur enfance/adolescence (s’il s’agit de personnages adultes) que ce qu’ils font dans la vie, l’endroit où ils vivent, leurs relations avec les autres personnages… Je fais tout ce travail avec un arbre généalogique. J’ai mis du temps à comprendre l’utilité d’un tel objet, mais c’est encore le meilleur outil que j’ai trouvé pour cette histoire, qui est une histoire de familles sur plusieurs générations. Avoir les noms me permet de trouver des dates et de mieux visualiser mes possibilités. Et, le plus important, j’en parle. En parler avec quelqu’un me permet de régler des petits soucis beaucoup plus vite, et de surmonter des blocages-qui-n’en-étaient-pas-vraiment, enfin, c’est sécurisant et motivant.

    En fait, je planifie énormément «l’avant», mais seulement un peu la suite, parce que j’aime la découverte.

    Niveau théâtre, je préfère avoir un plan, par exemple une ou deux lignes sur le contenu de chaque scène, quitte à tout changer si ça ne convient plus. (Ce qui implique que tout un brainstorming a été fait avant.) Enfin, c’est surtout parce que chaque fois que j’ai écrit du théâtre, c’était dans un horaire très serré alors plus l’histoire était claire, plus l’écriture pouvait être terminée rapidement. Le premier jet, du moins, parce qu’ensuite il y a la première lecture du texte, où on se rend mieux compte du rythme et des passages à retravailler. Avec la mise en scène, je fais mes dernières corrections, parce que certaines actions demandent finalement un peu plus de texte, ou moins… enfin c’est une partie du travail que j’aime beaucoup.

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