A chaque fois que je rencontre quelqu’un par le biais de mon roman Les Enfants de l’Ô, la question qui revient sans cesse est la suivante : “mais pourquoi tu ne l’envoies pas à un éditeur ?”
Difficile de faire comprendre à quelqu’un qui ne connaît pas forcément toute l’histoire des Enfants de l’Ô qu’on n’a simplement pas envie de passer par l’édition classique. Et même quand c’est quelqu’un qui me connaît depuis des années et qui connaît très bien toutes les étapes par lesquelles je suis passée, je me heurte à une profonde incompréhension.
Pour beaucoup d’écrivains et encore plus de lecteurs, la publication d’un roman en édition classique est LA finalité, celle sans laquelle un roman n’est pas un roman, un écrivain n’est pas un écrivain. Bon, soyons honnêtes, beaucoup de lecteurs ne font pas la différence entre de l’édition classique, de l’édition à compte d’auteur ou de l’autoédition, donc au final, s’ils ont une version papier pas trop “amateur” entre les mains, ils sont contents. Pour les écrivains, c’est différent : certains cherchent la reconnaissance de leur talent, d’autres voient la publication comme l’étape ultime du parcours d’un roman, une poignée de naïfs espèrent gagner leur vie avec l’écriture. Après, il y en a aussi qui se fichent pas mal de la publication de leur roman, parce que ce qu’ils veulent avant tout, c’est partager le plaisir de l’écriture avec des lecteurs. Je ne dis pas que ce n’est pas également le cas de la première catégorie, mais cette seconde catégorie n’a pas d’attente particulière vis-à-vis de la forme sous laquelle le roman touchera leur public.
Vous l’aurez compris, je fais partie de la seconde catégorie, celle qui se fiche pas mal d’obtenir la reconnaissance via une publication en édition classique et qui n’imagine pas un seul instant faire de l’écriture son métier (ou au pire sous forme de journalisme scientifique, mais ça n’a rien à voir). Voilà pourquoi, il y a déjà quelques années, je me suis lancée dans la publication en ligne.
A l’époque, tout ceci est parti de l’envie d’apprendre à faire un site internet, et de deux copines qui avaient elles aussi décidé de publier en ligne (Lolyka, par Clairwitch, Aska par Cryss — ces sites sont désormais fermés, et c’est fort dommage, car des ouvrages de cette qualité sont rares sur le net). Je n’écrivais plus depuis quelques années (manque de temps, manque d’envie) et j’avais abandonné les Enfants de l’Ô dans un coin de mon ordinateur, sans même imaginer que j’y reviendrais un jour. L’idée de la publication en ligne m’a amusée et voilà, c’est comme ça qu’est né le premier site des Enfants de l’Ô.
Le texte était vieux, bourré de fautes, tellement lourd qu’il n’aurait même pas eu besoin de pierres pour couler direct au fond du lac, les personnages avaient un mental de gamins de 8 ans, l’histoire était niaise à souhait, etc. Faut-il que j’en rajoute ou vous avez compris que c’était vraiment nul ? En même temps, j’avais écrit cette histoire à l’âge de 13-14 ans, et je ne l’avais que peu retouchée. La dernière correction datait de mes 16 ans, après quoi je suis passée à autre chose (un autre roman, terminé).
Néanmoins, j’ai eu un certain succès. Pourquoi ? Je ne me l’explique pas encore vraiment. Peut-être que l’âge de mes lecteurs de l’époque correspondait bien à cette version de l’histoire, peut-être que l’effet “novateur” du roman en ligne (je parle d’événements qui se déroulaient il y a 5 ans…) y était pour quelque chose, peut-être que vous, les lecteurs de la première heure, vous aviez vraiment mauvais goût, bref… Toujours est-il que j’ai retrouvé peu à peu la motivation et que j’ai écrit une suite à cette première partie, qui a été diffusée un temps sur le net, avant d’être remplacée par une toute nouvelle version de la première partie.
Bref, je vais abréger, je ne suis pas là pour réécrire les Enfants de l’Ô ^^ Les années passant, j’ai réalisé que la publication ne m’attirait pas (pour ce roman, en tout cas), pour toutes sortes de raisons, que je vais m’empresser de vous citer, sinon ce ne serait pas drôle :
- les Enfants de l’Ô est une saga. Non seulement les sagas d’auteurs inédits ne sont pas franchement les pouliches préférées des éditeurs, mais dans le monde actuel où tout le monde veut tout faire vite-vite-vite, cet ouvrage se plaçait assez mal dans une optique de publication en édition classique de par sa longueur.
- les Enfants de l’Ô appartient à un genre bâtard, qui n’est ni vraiment de la science-fiction, ni vraiment de la littérature “blanche”. Or, tout le monde le sait, la SF, c’est un peu l’enfant maudit de la littérature. (d’ailleurs, les Enfants de l’Ô s’appelait à l’époque les Enfants Maudits. Je devais être inconsciemment consciente (quelle belle phrase) de ce problème)
- les Enfants de l’Ô est publié gratuitement sur internet depuis des années. Les éditeurs aiment bien publier des romans inédits, sinon, ce n’est commercialement pas très rentable.
- je suis une chieuse de première, et je ne SUPPORTE pas les corrections si je les trouve injustifiées ou si elles dénaturent à mon sens l’histoire, le développement de mes personnages, l’ambiance, etc. J’ai publié plusieurs nouvelles, ça ne s’est pas toujours très bien passé (en fait, ça s’est très bien passé pour toutes sauf une), et je me suis rendu compte que jamais je n’accepterais de ne pas garder un contrôle total sur mon “bébé” (François, tu vas en baver
). - dans la lignée du point précédent, je suis une personne très dominatrice (paraît) qui aime tout faire elle-même (sauf le ménage ou descendre les poubelles, mais ça ne rentre pas dans le cadre de ce blog), et je veux garder un contrôle sur la maquette, sur l’illustration de couverture, sur la diffusion, bref, sur tout.
- et pour finir, parce que tout cela m’amuse ! J’ai très envie de connaître le parcours d’un livre du début à la fin, et quoi de plus idéal pour ce faire que de se diriger vers l’autoédition !
Alors voilà, maintenant, vous savez (presque) tout sur ma volonté de publier les Enfants de l’Ô en autoédition. Aujourd’hui, à force de persévérance, les Enfants de l’Ô s’est fait une petite place sur le net, ce roman n’embête personne, il ne sera pas l’objet de déchirements entre divers clans, et je crois qu’au fond, les gens l’aiment bien, ce qui me comble de bonheur.
Les gens, merci. Grâce à vous, à votre soutien, j’ai renoué avec l’écriture, et vos petits commentaires ou messages concernant les Enfants de l’Ô me font un énorme plaisir. Au final, je crois que tout le monde y trouve son compte : je suis heureuse de partager mon roman, et vous aimez le lire (ou vous faites très bien semblant) !

le 3 avril 2008
à 0:03
Tu t’en poses, des drôles de questions, quand même…
J’espère que tu auras un écrivain, dans les Enfants, pour éponger tous ces tourments…
le 3 avril 2008
à 0:12
Va donc t’inscrire, toi ^^
Drôles de questions, je ne sais pas. En fait, je ne crois même pas avoir posé de questions, d’ailleurs ?
le 3 avril 2008
à 2:53
@ Ness
Heureusement que lorsque j’ai lu et relu ton pavé, en janvier 2008, je ne me suis pas attaché aux détails, et que je ne t’ai rapporté que quelques très rares et réelles coquilles, sinon j’aurais appris qui commande à la maison.
Dominatrice, hé hé …
le 3 avril 2008
à 8:29
J’ai toujours pas trouvé par où on s’inscrit. C’est obscur.
Je renonce. inscris-moi, s’il te plaît. ou va voir sur les autres sites comment c’est fait !
le 3 avril 2008
à 8:29
Je croyais m’être inscrit, je n’étais qu’abonné. Raté.
le 3 avril 2008
à 9:35
François, juste en dessous du “bloc note”, il y a un bristol jaune, avec un texte sibyllin, certes, mais qui s’appelle quand même Login/Logout, avec deux trois petits trucs, comme “inscription”.
Je l’ai mis là exprès pour toi.
Si tu n’arrives vraiment pas à t’inscrire, je le ferai pour toi, mais je pense que tu arriveras quand même à déplacer ta souris jusque là et à cliquer, non ?
le 3 avril 2008
à 12:47
Cool cet article, je voulais justement te poser plein de questions pour mon mémoire
le 3 avril 2008
à 14:11
Pour ton mémoire ? N’hésite pas à poser d’autres questions, ça peut m’inspirer pour d’autres articles !
le 3 avril 2008
à 15:33
Explications très claires et bon plaidoyer pour l’auto-édition ! Perso ça ne m’empêchera pas de briguer Actes Sud, mais si ça loupe je te demanderai peut-être un jour de me faire un site comme le tien, c’est un des meilleurs du genre que j’ai vu sur le net.
Bravo et merci.
le 4 avril 2008
à 6:56
Tout plein de bonnes raisons pour viser l’autoédition. J’ai fini par en venir à la même conclusion que toi, avant de recevoir une réponse positive qui, depuis, ne m’a pas fait changer d’avis mais offre à mon roman plus de chances d’être lu. ^^
LEO est vraiment bien, je suis certaine que la publication papier aura son petit (grand ? :D) succès.
le 4 avril 2008
à 8:10
J’ai beaucoup d’admiration pour ceux qui choisissent le parcours de l’auto-édition car ce n’est pas, comme certains pourraient le penser, la solution de facilité. Je pense qu’il faut être très débrouillard pour réussir à assumer soi-même la maquette, l’impression, la diffusion, la publicité autour de son livre… Mais je ne me fais pas de souci pour toi, tu te débrouilles déjà très bien ! J’espère donc que tous tes efforts vont porter leurs fruits et que les Enfants de l’Ô vont pouvoir enchanter encore de nombreux lecteurs:pinkheart:
le 4 avril 2008
à 9:30
Chère Ness, ton empressement à te justifier me donne l’impression mordante que tu essayes juste de te convaincre toi-même, que le rêve de l’édition classique est oublié… Il l’est peut-être, mais au prix de quelle déception ? Ose me dire que tu n’as pas rêvé d’une PLV à la Jean Auel… On écrit tous pour une chose : plaire aux lecteurs, en usant de notre imagination, de notre artifice, de notre charme et de notre technique. Se faire aimer, ça reste le but unique, pour moins souffrir, avoir moins peur. Le lot de tous les singes humains…
En tout cas, tu as du courage, de perséverer dans cette voie, et de te convaincre de son bien-fondé, surtout quand on sait que tu as le niveau pour être publiée et avoir un plus grand lectorat.
Peut-être qu’une fois que tu auras fini cette saga, tu pourrais travailler sur un roman plus court (pour toi, genre juste 2500 pages) et expérimenter de nouvelles formes d’édition. Tu es jeune, talentueuse, et tu as le temps encore de faire plein de nouvelles choses, souvent tu parles comme si tout allait finir vers tes 30 ans… Tu n’est qu’au début d’une longue carrière. King a commencé à être édité avers ses 30 ans, après pas mal de romans écrits et non publiés…
Hauts les cœurs,
Ton Roi.
le 4 avril 2008
à 9:43
@Thomas : mon cher époux, sache que j’ai un autre roman dans mes tiroirs que je destine à l’édition classique ^^ Et non, je n’essaie pas de me convaincre moi-même, je suis déjà pleinement convaincue, mais il faut bien que je donne quelques explications pour les autres, non ?
Quant à Jean Auel, elle a été publiée aux USA, il y a un peu plus de 25 ans. Je pense que moi aussi, j’aurais pu être publiée aux USA, à cette époque. Et je pense sincèrement que Jean Auel n’aurait jamais été publiée en France si elle avait proposé son roman en français à notre époque.
le 4 avril 2008
à 10:19
Ah bah voilà, un roman pas trop long ? Quel style ? SF zarbi ?
Je ne suis pas d’accord avec toi pour Auel en France, à la base, le premier tome est un roman en tant que tel (et finalement, après lecture complète de la saga, je me rends compte que lire seulement celui-là suffirait), et n’importe quel maison d’édition, même française, signerait sans douter son auteur, tant ce roman est fort, beau, marquant… Après c’est sûr que si tu arrives avec tes 10000 pages, ça peut leur faire peur, mais rien ne t’y oblige. Tu peux découper en série de livres plus courts.
le 4 avril 2008
à 10:24
Oui oui. Mais je pense sincèrement que même le Clan de l’Ours des Cavernes n’aurait pas passé, avec ses presque 600 pages.
L’autre roman est plutôt normal, dans son genre. Peut-être un chouhia fantastique, mais en gros, c’est de la littérature blanche, c’est un one-shot, il ne fait que 220 ou 230 pages en A4, je ne me souviens plus bien.
le 4 avril 2008
à 10:34
Littérature blanche ? Explique moi ?
Moi je pense qu’il serait passé. Les lecteurs français ne sont pas tous des feignants niaiseux qui n’aiment que les petits livres de 150 pages écrits en corps 15 interlignage triple (genre Amélie Nothomb). C’est un pavé, mais tellement passionnant.
le 4 avril 2008
à 10:40
Tu sais bien que je suis d’accord avec toi pour ce qui est de la qualité du livre de Jean Auel, mais bon, je maintiens ma position, il ne serait pas forcément passé. Il suffit de tomber sur un lecteur du comité de lecture un peu crétin, et un refus est vite arrivé. Surtout que les gens, quand ils voient arriver des pavés de 500 pages (imagine ce que ça représente en TNR 12 double interligne recto seulement), ils sont vite crispés.
Littérature blanche, par opposition à la SFFF. En gros, c’est un drame psychologique sans SF, cette fois. Et il y a un micro brin de fantastique, qui peut aussi être interprété autrement, de façon à faire disparaître le brin de fantastique en question. Tu te rappelles la nouvelle le Syndrome de Peter Pan ? On pouvait interpréter la fin de deux manières : la manière fantastique ou la manière non fantastique.
Mon autre roman fonctionne sur le même mode. D’ailleurs, j’avais justement pensé à toi pour la couverture ^^ Mais bon, il a vraiment, vraiment besoin de corrections, pour le moment, c’est une cata.
Le pire, c’est que pour ce roman-là, j’ai eu un contact chez Albin Michel (un gars du comité de lecture, qui s’est proposé de le lire et éventuellement de me pistonner. Il connaissait personnellement Georges Simenon, à l’époque, et plein d’autres gens), mais j’avais tellement honte que je ne l’ai jamais rappelé pour lui proposer le manuscrit.
Eh oui, perfectionniste dans l’âme !
le 4 avril 2008
à 10:47
Si tu passes chez Albin, je peux me brosser pour la couv !!

Si tu veux que je le relise un jour, après corrections, je pense être un pas trop mauvais lecteur…
le 4 avril 2008
à 10:57
Ouais, mais bon, rien ne dit que je sois acceptée chez eux, et puis rien ne m’empêche non plus de suggérer un super infographiste pour la couverture…
Je pense que je te le ferai volontiers relire. Mis à part ça, tu pourrais aussi lire les Enfants de l’Ô, je t’assure, c’est très très peu SF !
le 4 avril 2008
à 11:12
Ok, on verra ça !!!
Pour les enfants de Lô, tu sais bien que j’ai essayé de le lire plusieurs fois, mais le début me bloque à chaque fois, je suis allergique à l’histoire ! C’est bien écrit bien sûr, mais j’arrive pas à aller plus loin. J’ai honte, mon aimée…
Et puis il faut dire que je déteste lire en ligne, je le fais à la rigueur pour les nouvelles (courtes), alors pour une sage digne de la Bible… J’attends le roman en dur !!!
le 4 avril 2008
à 11:17
Mais tu as parfaitement raison d’être bloqué par le début, vu qu’il est clairement à vomir et que je compte le réécrire entièrement (je parle du premier chapitre).
le 4 avril 2008
à 11:19
Ah bah tu vois !!
Quel fin critique je fais ! Tout à l’instinct !
Et toi tu as déjà le début de mon infâme roman, Sur la A45 ?
le 4 avril 2008
à 11:22
Non, mais ça me plairait beaucoup ! Si tu veux que je lise, envoie-le-moi. Avec moi, ça ne marche que comme ça, sinon je ne sais plus où j’en suis. Envoie-moi un .doc, et je te fais des petites corrections et je te tape sur les doigts pour les verbes mal conjugués, en tant que bêta-lectrice en chef qui se respecte
le 4 avril 2008
à 21:09
Ton blog est très joli…
Et je te souhaite un franc succès, après tout tu te déménèes beaucoup et les auteurs motivés ont tendance à faire parler d’eux! 
le 4 avril 2008
à 21:38
Merci ! J’espère effectivement faire un peu parler de moi
le 4 avril 2008
à 23:01
Dès que je peux j’en parle sur mon blog!
En attendant je t’ai mis dans mes liens 
le 4 avril 2008
à 23:05
Merci !!! Je vais faire de même de mon côté avec ton blog !
le 5 avril 2008
à 4:13
>>(François, tu vas en baver ).<<
En aucune façon. Tu auras tes corrections en juin et tu passeras l’été à te tourmenter. Soit tu trancheras dans le vif, soit tu refuseras, mais dans tous les cas tu auras tort. Moi, je serai en vacances loin d’ici.
Cheers.
le 5 avril 2008
à 10:28
Tu sais, si tu me fais des corrections, je serais bien bête de refuser tes suggestions et critiques ! Cela dit, je ne vais pas corriger TOUT ce que tu me diras de corriger, il faudrait quand même que ça reste un peu mon roman
Sans compter que niveau corrections, j’ai déjà mon manuscrit arc-en-ciel. Ce qui me rend très impatiente, en revanche, c’est de voir si nos corrections coïncident.
le 10 avril 2008
à 11:08
Salut Ness,
Je viens de t’expliquer par mail mon parcours pour l’auto-édition. Tu as raison de foncer ! Le principal est de se faire plaisir. Le reste…..
Fonce ! fonce ! fonce ! et puis mdr, la version papier des Enfants de l’Ô, je la veux, moi !
le 10 avril 2008
à 11:17
Super ! J’attends ton mail, qui a été séquestré par hotmail
ça ne t’intéresserait pas de faire un article ici ?
le 10 avril 2008
à 12:33
[Aparté : Bonjour, Slayeras, cela me fait très plaisir de te croiser ici.]
Moi, ce que j’aime, dans l’autoédition, c’est que les livres sont exactement comme j’aime (grandes marges, garamond, simplicité de présentation, etc. Seuls défauts : l’impression des couvertures, qui fait amateur, et le boulot.
En revanche, puisque je prépare l’édition du temps, je vois ce qui me déplaît dans l’édition classique : je ne maîtrise plus ces données : il y a une maquette maison à respecter. Me chagrinent surtout l’étroitesse des marges et les débuts de chapitres (le numéro plus gros que le texte, centré, au lieu de ce que j’avais choisi : même fonte, aligné à gauche, en retrait de début de paragraphe, comme le texte. Et il y a une lettrine, aussi. Je ne sais pas si je pourrai négocier la suppression de ces artifices…
le 10 avril 2008
à 13:05
Ahhh, alors c’est le Temps, qui a été choisi ??? Yes yes yes, je l’adore !
C’est aussi pour toutes les raisons que tu as mentionnées que je préfère faire mon truc dans mon coin.
le 10 avril 2008
à 13:32
Mais, bon, c’est horrible, je trouve plein de petits détails à rectifier…
le 10 avril 2008
à 14:06
Oui, j’imagine ^^ Au pire, si tu as besoin d’une correctrice sadique une fois tes propres corrections terminées… (je suis très sadique, quand je veux)
le 10 avril 2008
à 20:20
[Aparté : Bonjour François. Euh ? Ni heureuse, ni malheureuse de te voir. ;-)]
Je veux bien écrire un petit article Ness, mais comme tu le vois j’suis pas non plus super expérimentée, je me lance à peine. Et pour tout avouer, je fais ça pour le plaisir.
Je t’ai expliqué un peu par mail comment j’avais procédé. Sincèrement, ça n’est pas si compliqué de se lancer dans l’auto-édition. Après ce qu’il faut bien choisir, c’est son statut (micro-entreprise, EURL, etc.). Ca tu ne peux le définir qu’en prévision de tes bénéfices. Le statut de micro-entreprise est plus avantageux si tu ne fais pas de gros bénéfices.
C’est pour cette raison que j’ai choisi de faire les choses à moindre coût. Mais là c’est mon choix, celui que j’ai fait par rapport à mes estimations (bénéfices, pertes, etc.).
Après, ce qui est compliqué ou décevant, c’est d’espérer gagner sa vie comme ça. Il faut garder les pieds sur terre. A moins de… il y a tjs des exceptions.
Tout ça pour en venir à ma conclusion, mdr : n’hésite pas. Réfléchis pour faire les bons choix, mais n’hésite pas. Plein de monde t’a encouragé concernant ton livre, bah ! tu vois, ça mérite de pousser plus loin !
Voilà.
Gros bisous.
le 10 avril 2008
à 20:43
@ Ness
Il y a une erreur dans le lien URL sous le nom SLAYERAS
http://www.ecrivain-en-sursis-com/
Remplacer le tiret devant com par un point.
le 10 avril 2008
à 22:36
@JP : merci, c’est corrigé ! Mais tu sais qu’en tant qu’auteur, je crois que tu peux toi aussi corriger ce genre de choses, non ?
@Slay : je fais ça aussi purement pour le plaisir, je n’ai pas la prétention d’écrire suffisamment bien (ou d’écrire des trucs suffisamment à la mode et de connaître suffisamment de gens célèbres) pour en vivre.
Ton expérience m’intéresse beaucoup, donc si tu te sens pour faire un article (pas forcément tout de suite, tu fais ça quand tu veux), je t’assure que tout le monde sera très intéressé.
le 10 avril 2008
à 22:57
@ Ness
Bah, je n’ai rien vu de tel dans WP-admin.

C’est aussi bien ainsi, je pense.
Par contre, j’aimerais bien qu’un second auteur publie un billet, pour que je compare mes pb de Gestion d’abonnements avec lui.
Pour rappel, une fois abonné, je ne peux plus me désabonner.
C’est pour le coup que Fulmi ne vas pas vouloir émettre un billet
le 10 avril 2008
à 23:04
J’arrive à en écrire deux par an… et encore, les bonnes années !
Je vais réfléchir à ce thème : Principes théoriques de correction des Enfants de l’Ô, ou : comment obliger Mlle du Frat à tailler dans le vif.
le 10 avril 2008
à 23:09
Si le premier thème ne sous-tend pas le second, je recommande le premier

le 11 avril 2008
à 13:23
C’est le même, version académique et version pratique !
le 13 mai 2008
à 13:14
Je trouve toutes ces raisons très valables !
Surtout (c’est superficiel donc ça n’engage que moi !) concernant la couverture et la maquette. Pour avoir grimacé récemment devant celles d’un roman qui a pourtant de bons échos, je crois que je ne supporterais pas qu’une mauvaise illustration ou une maquette faites “à l’arrache” saccagent un écrit sur lequel j’ai passé des années.
le 13 mai 2008
à 13:57
Roanne ! Quel plaisir de te voir ici !!!
Je te passe comme auteur, que tu viennes présenter “Dans les pas de Roanne”, qui a été mon compagnon de train aujourd’hui 
le 13 mai 2008
à 20:39
Oui, j’ai mis le temps mais je me suis enfin inscrite, j’ai parcouru les derniers articles. J’ai eu une liseuse électronique entre les mains au salon du livre de Paris, c’est vraiment agréable, mais pour le moment beaucoup trop cher pour moi (du moins je ne lis pas assez pour “rentabiliser”).
Pour présenter mon récit, il faudra que tu m’expliques comment faire et ce que tu attends de moi exactement (sinon ça va partir dans tous les sens).
Bonne soirée, je vais grignoter puis passer la soirée sur le tapuscrit de mon auteur CoCyclics.
le 13 mai 2008
à 20:47
Euh, ben… ça peut partir dans tous les sens, ce n’est pas un problème ! Tu n’as qu’à expliquer un peu comment tu en es venue à publier Roanne sur internet, à parler du rapport avec les lecteurs, de ce que tu espères pour plus tard, etc. etc. (on sent à peine que j’ai piqué ces questions à la journaliste de ce matin ^^)
En attendant, complète ton profil et mets-toi une jolie photo en avatar !
Et tu pourrais aussi parler de Cocyclics ou de l’Armoire aux Epices, ce serait pas mal ! (dans un article différent, sinon, ça risque de faire un article de 15 pages… t’as l’air bien bavarde aussi en écriture, toi :))
le 24 mai 2008
à 7:13
Bonjour Ness,
Je sais que, pour un premier post, je vais le chercher loin. Tu sais que j’ai eu une réticence au premier tôme des “Enfants de l’Ô” parce que je le trouvais “pas fini”. En effet, la façon abrupte dont il se termine, même si ce n’est qu’une partie de l’oeuvre complète, est brutale à mon sens. Je continue à penser qu’il faut une transition entre chacune des parties, transition qui donne envie d’aller lire la suite, et qui montre aussi que tu as pensé ce découpage.
Pour ce qui touche au sujet de ce billet. Je partage assez ton avis. Un lecteur lambda se moque de savoir qui est l’éditeur du roman qu’il aime, s’il a pignon sur rue, s’il est un loup des relations de la sphère parisienne. La seule question est celle de la visibilité du roman, de sa capacité de trouver des lecteurs.
Le Web ouvre des perspectives, il faut bien que l’édition classique se défende puisque le réseau commercial ne maîtrise pas la Toile (On a toujours peur de ce qu’on ne connait pas et surtout de ce qu’on ne maîtrise pas).
Il est vrai qu’entre le concept “Gauche d’auteur”, ou “copyleft”, et le réseau classique, le clivage met tout le monde en porte à faux.
Je pense que le plus important, c’est de te sentir bien dans ton choix et dans la façon d’utiliser ce qui existe pour faire connaître ton oeuvre.
Que j’apprécie d’ailleurs
Bisatoi
Marianne
le 27 juillet 2008
à 12:06
Bonjour Ness!
Je t’encourage à publier tes écrits!
Bonne continuation et à bientôt!
RV
le 27 juillet 2008
à 19:05
Merci Hervé ! Normalement, le livre papier sortira fin juin 2009, environ, si tout se passe bien !
D’ailleurs, j’ai vu que toi aussi tu avais fait de l’autoédition. Si tu as des conseils à donner, n’hésite pas, je suis preneuse !
le 12 septembre 2008
à 16:05
Coucou, Vanessa,
Je t’ai promis de venir, j’y suis… Et choisis ce billet sur la question de l’autoédition pour dire mon opinion :
Glurp ! Qu’en sais-je, hum ? Je ne suis ni édité ni autoédité, alors ? Mon avis n’aurait qu’un goût de théorie facile, de celui qui observe sans jamais se mouiller (heu, quoiqu’en général, je ne résiste pas à l’appel de l’eau).
Je crois (j’ai déjà dû écrire ça quelque part sur Farcebouc) que je crois qu’il n’y a pas de voie glorieuse et d’autres misérables : on fait ce qu’on peut avec ce que les autres comprennent de ce qu’on est.
Amicalement
Eric
PS : message personnel à François (parce que je ne peux décemment pas venir chez toi en ignorant ton correcteur attitré) : salut l’affreux, et à nos différences !